La maladie de la séparation

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Un enfant se couvre d'eczéma très tôt après sa naissance. Et s'il souffrait d'une maladie non visible de l'extérieur : la maladie de la séparation ? Est-il possible de soigner cette maladie qui, en réalité, nous affecte tous ? Oui, en se réunifiant de l'intérieur.

Mon fils est né bourré d'eczéma de la tête au pied. À un an, c'était une croûte ambulante ! Pas toujours facile à vivre pour lui et pour nous !!! On a essayé tous les moyens naturels pour le soigner : arrêt du lait de vache (mais cela n'a abouti qu'à une amélioration temporaire), crémage au cérat de gallien, cure d'huile d'onagre, traitement de fond homéopathique, traitement par des "toucheuses", cure thermale... Son eczéma devenant vraiment sévère, il a été orienté vers un grand service dermato hospitalier. Grâce à une batterie de tests et de prélèvements sanguins, on a pu diagnostiquer des problèmes d'allergie. Malgré ma désapprobation, il a eu droit à un traitement à base de corticoïdes pour l'apaiser immédiatement, ce qui a permis la disparition totale de l'eczéma. Ce traitement n'a duré que 15 jours. Depuis 3 mois, tout va bien, mais nous faisons très attention à ce qu'il ne soit pas en contact avec les allergènes. Bientôt, on retourne faire une cure thermale parce que cela lui apporte un apaisement réel. (Témoignage de Mme X.)

Dans les premières semaines de gestation, l'embryon commence à se former à partir de trois couches de cellules, trois tissus embryonnaires : l'endoblaste, le mésoblaste et l'ectoblaste. La peau et le système nerveux sont tous deux issus de l'ectoblaste. On comprend donc de suite pourquoi les maladies qui touchent la peau et celles qui touchent le système nerveux sont si souvent liées.
Le fait que le nourrisson, dès les premiers mois de son existence, se présente couvert d'eczéma de la tête aux pieds indique que son développement intra-utérin ne s'est pas déroulé dans les meilleures conditions. Le foetus vit en état de fusion sensorielle et affective avec sa maman et ressent donc nécessairement ce qui la trouble et la déstabilise (stress, anxiété, peurs...). Connaître les circonstances de la grossesse peut, de ce fait, être très instructif.

Mme X. a eu peur de perdre Jonathan,  en raison d'une grossesse difficile. Un eczéma généralisé s'est déclaré chez l'enfant dans les mois qui ont suivi sa naissance. À l'évidence, les angoisses maternelles ont été captées par le foetus qui a confusément ressenti la peur d'être abandonné, de se retrouver séparé de celle qui représentait son monde.
Une fois projeté dans l'univers aérien, il a fallu que Jonathan fasse très vite comprendre de manière non verbale à sa maman qu'il était vital pour lui de maintenir le contact avec elle afin de conjurer le lancinant sentiment d'insécurité qui l'habitait. Dans le ventre de sa mère, la symbiose était totale, alors que dans le monde aérien, le contact direct ne se faisait plus qu'à travers une enveloppe d'environ deux mètres carrés : la peau.

L'eczéma généralisé de Jonathan exprimait en quelque sorte sa peur de perdre cet ultime moyen de contact intime qu'est la peau, le paradoxe étant que la propagation de l'eczéma rendait effectivement le contact plus difficile ! À travers le « feu » de l'eczéma, Jonathan a tenté de faire comprendre à sa façon combien la chaleur d'un contact lui était indispensable pour apaiser cette sourde angoisse de l'abandon.

« Heureux les enfants touchés ! Le contact dans cette période de vie joue un rôle primordial. Il nous sert à faire le lien entre le souvenir fusionnel incrusté en nous et notre entrée dans ce monde qui nous est étranger. Le toucher réactive et consolide notre sécurité de base. Il nous rassure. Comme pour nous dire que tout n'est pas perdu, que la nostalgie peut se transformer en force. » (Christian Hiéronimus).

En homéopathie, il existe un remède, MAGNESIA MURIATICA, dont la clé symboliquement est la peur deperdre sa mère. Il mérite donc d'être essayé, si l'anamnèse réalisée par le médecin homéopathe confirme que le problème se situe bien là. Tel fut le cas pour Jonathan qui, suite à la prise de ce remède, vit son eczéma totalement disparaître en l'espace de trois jours ! Dès la vie foetale, Jonathan fut en quelque sorte exposé à une forme précoce de la maladie-racine qui nous affecte tous : la maladie de la séparation.

LA MALADIE DE LA SÉPARATION
On ne peut être pleinement heureux, et par conséquent connaître la véritable santé, tant que l'on demeure séparé de sa nature profonde, de la dimension la plus essentielle de son être. Cette séparation d'avec le fond de son être est source d'obscurcissement intérieur et se traduit :
- au niveau intellectuel, par l'ignorance, poison premier duquel découle tous les autres : peur, colère, orgueil, jalousie, inconscience...
- au niveau affectif, par l'attachement : attachement au passé, au corps, aux idées...
- au niveau énergétique, par une respiration étroite concourant à une mauvaise circulation des énergies ;
- au niveau physique, par des tensions, des raideurs et des déséquilibres posturaux, et aussi par l'apparition de troubles et pathologies chroniques de toutes sortes : maladies inflammatoires, auto-immunes, dégénératives... La tradition spirituelle indienne nous apprend qu'en réalité, chacun d'entre nous est un être multidimensionnel, composé de cinq couches disposées comme les pelures d'un oignon.

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