Nadia Bécaud, Maître de thé

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Il faut aller à Lyon pour la rencontrer… quand elle n’est pas en Chine ! Passionnée, fascinée par le thé, Nadia Bécaud dédie sa vie à ce nectar aux multiples vertus que nous donne le fameux arbuste appelé Camellia sinensis – le théier. Rencontre et dégustation.

C’est dans sa Maison du thé, au coeur de Lyon, que nous nous retrouvons. Plus d’une centaine de boîtes laquées rouges contenant les feuilles aux noms si réputés s’alignent sur les étagères. «Cela fait maintenant 18 ans que nous avons ouvert cette première boutique», constate Nadia Bécaud. Une éternité pour cette amoureuse de la Chine et surtout de la Culture du thé.
«Culture, cela implique non seulement l’arbuste originaire de Chine, mais aussi et surtout l’aspect culturel – c’est-à-dire les cérémonies, la littérature, la peinture, la philosophie...». Et Nadia Bécaud sait de quoi elle parle puisqu’elle a fondé l’Institut du thé où elle donne des conférences sur ce vaste sujet, organise des cérémonies et forme des élèves à l’art du thé.

TOUT A COMMENCÉ PAR UNE ALLERGIE AU LAIT
«Du coup, explique celle pour qui le thé n’a plus de secrets, j’ai bu du thé. Beaucoup de thé. Toutes sortes de thés. Et, petit à petit, c’est devenu mon jardin secret. Puis, le hasard de la vie… J’ai eu beaucoup de chance, rencontré des gens formidables qui m’ont aidée.» À Darjeeling, elle a vécu chez des planteurs, apprenant ainsi les rudiments de la production. Pourtant, c’est en Chine que la «Dame au Camellia sinensis» a découvert tout ce côté culturel associé au thé qui la passionne.

TERROIR
Mais, revenons à l’origine du réputé Camellia sinensis, justement. Selon la légende chinoise, 2700 ans av J-C, l’empereur Shen Nong, auteur du Traité des plantes médicinales, cherche un moyen d’enrayer une épidémie. «Il a goûté 72 plantes qui l’ont rendu malade et, à chaque fois, ce sont les feuilles de théier qui l’ont guéri !» s’enthousiame la Lyonnaise devenue un Maître de thé respecté par les Chinois.
Presque cinq mille ans plus tard, grâce à cet arbuste à feuilles persistantes, de la famille des théacées, nous pouvons déguster six variétés de ce breuvage le plus bu au monde : blanc, jaune, vert, oolong, rouge ou noir. Elles dépendent du terroir et du procédé de fabrication. Suivant la saison, le moment de la journée ou les effets que l’on recherche, on choisira de boire l’un ou l’autre : du vert, non fermenté, pour renforcer l’immunité ou diminuer les risques de maladies cardiaques ; du blanc pour régulariser le système urinaire ou vivifier l’esprit ; du wulong pour lutter contre l’obésité et le stress. Et enfin, le très réputé pu-er, surnommé «mange-graisse» et si prisé par les Occidentaux soucieux de leur ligne.

À LIRE
Le thé – La culture chinoise du thé, de Nadia Bécaud (Éditions Stéphane Bachès - 28 €)
Pu-erh, le thé rouge de Chine, de Jürgen Weihofen (Le Courrier du livre - 11 €)
Le thé & la santé, de Qin Youpeng (Éditions Quimétao - 14,50 €)
CONTACT
Nadia Bécaud Thé Cha Yuan  : www.cha-yuan.com - ainay@cha-yuan.com

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