Le test de Ruffier-Dickson (RD)

Comment évaluer votre récupération après l’effort
Rubrique

Pour beaucoup, la rentrée s'accompagne de bonnes résolutions, dont celle de faire du sport. Parfait ! Mais reste à savoir si votre corps est capable de bien récupérer après l'effort. D'où l'intérêt du test de Ruffier-Dickson, le test le plus utilisé par les médecins pour la délivrance des certificats sportifs. Un test qui repose tout simplement sur la prise des pulsations cardiaques et que l'on peut pratiquer soi-même.

Vérifications

Petit rappel indispensable : toute inscription dans une fédération sportive ou dans une salle de fitness nécessite un certificat médical rédigé par le médecin traitant. Un feu vert en somme. Attention : il ne s’agit pas d’un certificat d’aptitude, mais d’un certificat de non contre-indication ! En d’autres termes, le médecin ne va pas se prononcer sur les qualités nécessaires à la pratique du sport considéré. À titre d’exemple, une petite taille n’est pas médicalement incompatible avec la pratique du basket... Parmi les contre-indications possibles, l’existence de facteurs de risque cardio-vasculaires (diabète, hypertension artérielle, obésité, tabagisme...), a fortiori s’ils sont associés, ou un mauvais état cardio-vasculaire. Il en existe d’autres (problèmes articulaires, osseux ou respiratoires).

Savoir récupérer

Faire un effort à fond, c’est bien. Encore faut-il pouvoir récupérer dans les secondes qui suivent l’arrêt ou la baisse de régime. C’est le cas par exemple du cyclisme ou de la course à pied (après une montée, quand il s’agit de récupérer dans la descente avant une autre ascension), du football quand il faut aller chercher rapidement une balle dans un coin du terrain, de la natation après une apnée. Vous l’aurez déjà compris, l’aptitude à la récupération après l’effort est une qualité essentielle dès lors qu’alternent des périodes d’efforts intenses ou prolongés et des phases de calme. Dans ce domaine, le test de Ruffier-Dickson (RD) permet d’apprécier la récupération générale (cardio-vasculaire, respiratoire...) après un effort. Le test de RD peut être utilisé par le médecin délivrant le certificat (rien ne l’y oblige !) ou être pratiqué par soi-même sous certaines conditions.

Matériel

Le test de RD repose sur la prise des pulsations cardiaques au repos, quelques secondes et une minute après un effort. Il nécessite simplement une montre à chronomètre ou une montre à aiguille, une feuille et un crayon.

Technique

Avant le test, reposez-vous au moins 5 minutes si vous venez d’effectuer un effort juste avant le test (montée d’escalier, marche rapide...).
⇒ Prenez d’abord votre pouls de repos par minute (P1) sur 15 secondes, puis multipliez-le par 4 pour extrapoler le résultat sur 1 minute.
⇒ Pratiquez 30 accroupissements, en 45 secondes, bras tendus vers l’avant, buste droit, pieds écartés d’environ 20 cm, et reprenez votre position debout.
⇒ Prenez immédiatement votre pouls à la fin des flexions (P2) pendant 15 secondes. Attention : quelques secondes de retard peuvent compromettre les résultats ! Extrapolez le résultat sur une minute.
⇒ Reprenez votre pouls une minute après la fin de l’effort (P3) pendant 15 secondes et extrapolez le résultat sur une minute.

Pouls

⇒ Le test de RD nécessite une prise du pouls dans les règles de l’art. Le plus simple et le plus rapide consiste encore à palper ses carotides à l’aide de l’index et du pouce, de part et d’autre du cou.
⇒ Pour mesurer le pouls (P1, P2 et P3), il est possible de compter ses pulsations pendant 15 secondes et de multiplier le tout par 4 pour obtenir le nombre de pulsations par minute. Attention, une erreur de deux pulsations sur 15 secondes représente au total 8 pulsations sur 1 minute, ce qui peut changer la valeur du test !
⇒ Vous pouvez aussi palper votre pouls radial au niveau du poignet, mais la technique est moins facile car le pouls est plus difficile à retrouver, ce qui fait perdre des précieuses secondes. Reste l’usage du cardiofréquencemètre qui permet d’avoir les pulsations cardiaques en temps réel et qui minimise donc les erreurs.

Si votre récupération est bonne, P3 doit être nettement inférieur à P2 et s’approcher au plus près de P1. P3 inférieur à P1 est l’indice d’une très bonne récupération après l’effort. On parle de bon «freinage» du cœur après l’effort. C’est souvent le cas chez les athlètes bien préparés.

Résultats

L’indice de RD est égal à (P2-70)+2x(P3-P1), le tout divisé par 10.
Entre 0 et 3, votre condition physique est excellente, bonne entre 3 et 6, moyenne entre 6 et 8 et médiocre au-delà de 8.

Mise en garde

Attention, le test de RD n’est pas un test anodin. L’effort peut être mal supporté chez certains. Il peut s’avérer dangereux chez les personnes souffrant d’une pathologie cardiaque ou respiratoire connue (infarctus ou angine de poitrine, trouble du rythme, insuffisance cardiaque ou respiratoire, bronchite chronique, asthme...), les personnes âgées, malades ou encore souffrant de problèmes articulaires aux genoux. Mieux vaut s’abstenir. Rappelons-le une nouvelle fois, ce test ne doit s’utiliser que dans l’optique de la pratique d’un sport et ce, en l’absence de contre-indication cardio-vasculaire ou respiratoire.

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Les remèdes homéopathiques qui guérissent
Les massages aux huiles essentielles qui guérissent
Et si vous manquiez de vitamine D ?
Ma bible de l'homéopathie