Le varech (Fucus vesiculosus)

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Le varech vésiculeux, Fucus vesiculosus en latin, est une algue verte, appelée aussi chêne marin. L’Ascophyllum nodosum se distingue du Fucus vesiculosus principalement par la disposition des vésicules.

LE VARECH AU MICROSCOPE
Très riche en oligo-éléments, notamment en iode, brome, sodium, magnésium, fer, silice, calcium, le varech est aussi une source importante d’acides aminés et de vitamines C, B1 et E. Le varech contient des alginates et de la laminarine qui forment des solutions « colloïdales » ou mucilages, d’aspect épais et visqueux.

PAS DE MIRACLE CONTRE L'OBÉSITÉ
En stimulant la production d’hormone thyroïdienne, l’apport d’iode déclenche l’élimination des graisses. Par sa triple action sur les graisses, la faim et le transit, le varech vésiculeux était donc tout désigné pour apparaître comme l’une des meilleures aides-minceur. Sauf qu’une étude, portant sur 39 obèses, a montré que le varech n’était pas efficace.

LES 4 C : CARTILAGE, CHEVEUX, CŒUR, CIRCULATION…
Puisqu’il existe un doute sur la minceur, oublions le 5e C, celui de Cellulite !
Une étude est actuellement menée par le Centre d’enseignement et de recherche en nutrition humaine pour démontrer l’action préventive du varech sur les risques de maladies cardiovasculaires. Une autre étude (Université de Berkeley-USA) a prouvé que la consommation régulière de varech diminuait l’incidence de cancers hormono-dépendants.
Des scientifiques italiens ont démontré l’efficacité des enveloppements de varech pour lutter non seulement contre les problèmes dermatologiques, mais aussi contre les rhumatismes.
Par ailleurs, selon des études publiées en 2001, l’algue augmente la résistance des poils et stimule leur croissance… ce qui a conduit les laboratoires Foltène à déposer un brevet pour leurs produits capillaires à base de varech.

COMMENT L'UTILISER
À moins d’habiter au bord de la mer, il n’est pas facile de manger du varech en salade ou de se faire chaque matin des cataplasmes ou extraits liquides et, en externe, les préparations que l’on trouve dans les centres de thalassothérapie, en boutiques diététiques ou en pharmacies. Il existe aussi du fucus séché, que l’on prépare en décoction : un breuvage particulièrement mauvais...

En externe : cataplasmes d’algues fraîches seules, décoctions sur des compresses ou préparations du type Alg-Essences, à utiliser dans le bain : aucun risque de boucher le siphon, les algues sont contenues dans un sac de toile.

QUELQUES CONTRE-INDICATIONS
Les bains et les cataplasmes d’algues sont déconseillés quand les dermatoses sont suintantes, et dans les cas de tuberculose, problèmes cardiaques, hyperthyroïdie, inflammations aiguës et maladies infectieuses graves. En augmentant l’activité thyroïdienne, on augmente aussi les risques de palpitations et d’insomnies. Le varech augmenterait également la durée du cycle menstruel.

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