Des tisanes contre le rhume des foins

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Le rhume des foins, rhinite allergique ou pollinose, est une allergie saisonnière provoquée par une hypersensibilité aux pollens et spores de champignons.

Au contact de la muqueuse nasale ou oculaire, ces derniers déclenchent une réaction du système immunitaire. Des anticorps présents dans ces muqueuses produisent de l’histamine, substance responsable des symptômes d’éternuements, de picotements des yeux, de nez bouché, de baisse de l’odorat, avec une réaction inflammatoire, dilatation des vaisseaux sanguins et augmentation des sécrétions organiques. Les périodes de l’année les plus critiques suivent celles de la pollinisation : janvier, avril-mai et automne. Certaines plantes peuvent vous soulager mais ne traiteront pas le problème de fond.

L’ÉPHÈDRE (Ephedra sinica)
Nom chinois : MA-HUANG
La plante est utilisée en Chine depuis des millénaires pour traiter les affections respiratoires et les refroidissements, on en a découvert des fragments jusque dans les tombes d’époque néolithique. La médecine allopathique s’est intéressée à l’un de ses composants, l’éphédrine, décongestionnant et antiasthmatique. Ce constituant, une fois synthétisé, a permis l’élaboration de nouveaux médicaments prescrits dans les cas d’allergies.
En herboristerie, la plante est vivement conseillée lors des manifestations de rhume des foins, asthme et fièvre allergique. Son action puissante lui doit son obtention sous prescription médicale et son utilisation en solo doit se pratiquer sous contrôle. Cependant, associée à d’autres plantes, son emploi s’en trouve facilité.

INFUSION : un mois avant les symptômes se manifestant à chaque saison, faites un mélange d’un cinquième d’euphraise (parties aériennes), un cinquième d’hydrastis (rhizome), un cinquième d’éphèdre (tige) et deux cinquièmes de fleurs de sureau. Portez à ébullition un litre d’eau et versez sur trois cuillerées à soupe du mélange de plantes. Couvrez, laissez infuser quinze minutes, filtrez et buvez deux à trois tasses par jour. Sucrez chaque tasse d’une cuillerée à café de miel liquide, censé, selon le docteur Jarvis, améliorer les états allergiques. Cette cure ne doit pas se prolonger au-delà d’un mois.
Évitez l’association de l’éphèdre avec des excitants comme le café.

L’EUPHRAISE (Euphrasia officinalis)
Son action ne s’est point démentie au fil des siècles. Un de ses constituants est l’aucubine, antibactérien et anti-inflammatoire, à l’action apaisante sur les yeux larmoyants, les paupières gonflées, les conjonctivites, les allergies des sinus et des voies respiratoires. Astringente, elle réduit les sécrétions et écoulements intempestifs du nez.

FAITES DES INHALATIONS : avec une tisane de 20 g d’euphraise et de 20 g de lavande pour un demi-litre d’eau bouillante. Placez-vous au dessus d’un bol contenant la préparation, couvrez votre tête d’un linge et respirez une quinzaine de minutes.

LE ROÏBOOS ET LE CURCUMA (Aspalathus linearis et Curcuma longa)
On prête aux feuilles et aux rameaux une action anti-allergique, anti-inflammatoire et antiseptique. Des recherches sont en cours afin de vérifier ces propriétés. Le roïboos ne présente aucune toxicité, ne contient pas de caféine et peu de tanins. Il est judicieux de l’associer au curcuma dont les vertus anti-inflammatoires ne sont plus à démontrer.

INFUSION : portez à ébullition l’équivalent d’une tasse d’eau. Versez sur une cuillerée à café de roïboos disposé dans une passoire, ajoutez une cuillerée à café de curcuma, couvrez et laissez infuser quinze minutes. Buvez trois tasses par jour.

RECOMMANDATIONS
> Les dosages sont prévus pour des adultes ou enfants de plus de douze ans. De sept à douze ans, divisez les doses par deux, et pour les enfants de moins de sept ans, par quatre. Pas de tisanes pour les moins d’un an.
> Les femmes enceintes doivent faire preuve de prudence, surtout dans les trois premiers mois. Il vaut mieux consulter son médecin.
> Ne jamais dépasser les doses prescrites, ni la durée d’une cure de vingt et un jours (certaines plantes doivent être prises sur un temps très court).
> Si vous prenez un traitement médicamenteux, demandez conseil à votre médecin (risque d’interaction).

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