Espèces en danger  : pas dans nos cosmétiques !

Graines, fleurs ou fruits utilisés en cosmétique proviennent parfois d'espèces menacées. Mais la convention CITES est là pour les protéger.

La cosmétique à base d'extraits végétaux a le vent en poupe et certaines matières premières issues du règne animal entrent également couramment dans la formulation de ses produits. Et si l'utilisation massive de certaines substances, issues des espèces les plus courantes et les plus disponibles (comme le tournesol ou la rose, le miel ou le lait), ne pose pas de problèmes, l'exploitation de certaines autres peut contribuer à les mettre en péril, voire à les menacer d'extinction.

La Convention CITES
C'est pour éviter ce risque que la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dite Convention CITES, a été élaborée. Adoptée en mars 1973 et entrée en vigueur en juillet 1975, elle a pour but de veiller à ce que la commercialisation des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent et confère aujourd'hui une protection (à des degrés divers) à plus de 35 000 espèces sauvages, qu'elles apparaissent dans le commerce sous forme de plantes ou d'animaux vivants, de manteaux de fourrure ou d'herbes séchées. Et cela concerne aussi la cosmétique, qui utilise certains d'entre eux dans ses produits.

Les principes CITES
Le texte de la Convention résulte d'une coopération entre États. À ce jour, 181 y ont adhéré (y compris l'Europe en avril 2015), acceptant ainsi son cadre juridique contraignant. Régulièrement mis à jour, il est composé de deux grandes parties, la première qui fixe les principes et la seconde constituée de trois annexes :
> l'annexe I liste toutes les espèces menacées d'extinction qui sont ou pourraient être affectées par le commerce ;
> l'annexe II comprend :
a) toutes les espèces qui, bien que n'étant pas nécessairement menacées actuellement d'extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n'était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d'éviter une exploitation incompatible avec leur survie ;
b) certaines espèces qui doivent faire l'objet d'une réglementation, afin de rendre efficace le contrôle du commerce des spécimens d'espèces inscrites à l'annexe II en application de l'alinéa a) ;
> l'annexe III est consacrée aux espèces qu'un État déclare soumises, dans les limites de sa compétence, à une réglementation ayant pour but d'empêcher ou de restreindre leur exploitation, et nécessitant la coopération des autres États pour le contrôle du commerce.

À chaque annexe correspond un système de permis d'exportation et d'importation contrôlés aux frontières pour le commerce des spécimens des espèces concernées, soit en tout 5000 espèces animales et 30 000 espèces végétales.
L'annexe I, qui concerne les espèces les plus menacées, est assortie du régime le plus restrictif.
L'annexe II permet une commercialisation raisonnée et durable.
L'annexe III est en quelque sorte celles des espèces sous surveillance…

Pour un fabricant de produits cosmétiques, la Convention CITES implique quelques passages obligés. Il lui faut d'abord vérifier, dès qu'il veut utiliser une matière première d'origine animale ou végétale, si celle-ci est inscrite ou non dans une des annexes du texte. Si c'est le cas, il doit alors obtenir les permis/certificats indispensables à leur utilisation.

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