Essouflement : décelez les signes de gravité

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Quoi de plus normal qu’un essoufflement en montant les escaliers, en courant après un bus ou tout simplement lorsque l’activité est physique ? L’essoufflement devient pathologique lorsqu’il est inattendu ou qu’il s’avère particulièrement marqué. Gros plan sur les 4 causes d’essoufflement les plus fréquentes.

L’essoufflement est normal dans les activités physiques de la vie de tous les jours. Il correspond à une augmentation de la fréquence et de l’amplitude respiratoires. En effet, l’effort musculaire peut multiplier par 20 la ventilation alvéolaire au niveau pulmonaire par rapport à celle observée au repos ! L’organisme s’efforce de combler le déficit en oxygène (capté par les muscles) et d’éliminer le gaz carbonique (CO2) produit en excès lors de l’effort.

CONDITIONS D’APPARITION

Être essoufflé est une chose, l’être sans raison en est une autre. L’essoufflement devient inquiétant lorsqu’il survient de façon inattendue, au repos par exemple, ou excessive à l’occasion d’un effort qui n’en produisait pas ou peu auparavant. Les médecins parlent de « dyspnée ». Outre les maladies infectieuses facilement identifiables, comme la bronchite ou la grippe, certaines pathologies fréquentes et/ou graves doivent être particulièrement recherchées.

ANÉMIE

C’est l’une des causes les plus habituelles chez les femmes, du fait des règles (perte de fer) ou des régimes alimentaires mal conduits (déficit d’apport). L’anémie, autrement dit la baisse de l’hémoglobine, le pigment rouge des globules rouges chargé d’apporter l’oxygène dans l’organisme, se manifeste également par une fatigue et un teint pâle, des cheveux secs et cassants, des gerçures au coin des lèvres ou des ongles de mauvaise qualité. La prévention comporte une alimentation riche en fer. Les aliments riches en vitamine C (fruits) augmentent son absorption alors que le thé la diminue.

ASTHME

Autre grande cause de dyspnée, l’asthme, qui ne fait guère de doute lorsqu’il se manifeste par la classique expiration sifflante, alors que l’inspiration reste normale. D’autres symptômes doivent alerter, comme une toux nocturne fréquente ou un banal rhume des foins (20 % des « rhinitiques » sont asthmatiques). Gare à la crise d’asthme par temps froid, en cas de pollinisation importante de l’air et lors du reflux gastrooesophagien (remontées acides).

EMBOLIE PULMONAIRE

Sournoise, l’embolie pulmonaire se manifeste par un essoufflement, une douleur thoracique brutale à la base du thorax semblable à un point de côté et augmentée à l’inspiration, une toux, une cyanose des extrémités (coloration bleutée), une accélération du rythme cardiaque (tachycardie), des malaises au lever, une angoisse inexpliquée, l’apparition d’une fièvre à 38 °C et plus tardivement des crachats sanglants. L’embolie correspond à l’obstruction de l’une des deux artères pulmonaires par un caillot provenant le plus souvent d’une phlébite de jambe (mollet gonflé, rouge, chaud et douloureux).

ANGINE DE POITRINE

L’angine de poitrine qui se signale par un essoufflement et par une douleur thoracique correspond à l’obstruction partielle des coronaires. Le coeur, moins bien approvisionné en oxygène, ne peut effectuer correctement son travail de pompe, d’où l’essoufflement lors des efforts pourtant modérés (escaliers, marche prolongée…). Attention à l’infarctus lorsque la coronaire est complètement bouchée. Une réaction s’impose, en cas de dyspnée accompagnée d’une douleur thoracique : stoppez immédiatement votre activité et consultez un médecin au plus vite, surtout si vous présentez un ou plusieurs facteurs de risque de maladie coronarienne, comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, la surcharge pondérale ou le tabagisme.

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