Franck-Yves Escoffier : un navigateur exceptionnel

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Dans les veines du skipper Franck-Yves Escoffier, l’eau de mer coule à flots. La mer, il ne pense qu’à ça, depuis 30 ans. Nous avons eu la chance de le rencontrer à Saint-Malo, prêt à embarquer, comme d’habitude.

Il apprend à godiller à 5 ans, avant de savoir nager ; dès lors, cette passion pour la mer ne le quittera plus. Il aime la grande bleue, et elle le lui rend bien : en pêche ou en course, son sens marin et sa rigueur ne lui font jamais défaut. Mais Franck-Yves, c’est aussi autre chose : un homme charmant, marin-pêcheur, marié, 3 enfants, qui ne demande qu’à partager son amour pour les océans, autant avec les adultes qu’avec les enfants (ils l’adorent !), simple, aux antipodes du navigateur ronchon et asocial « classique ». Comme le disent ceux qui le connaissent : « C’est une belle personne ». Encore faut-il l’approcher, car la majorité du temps, il navigue à bord de son magnifique trimaran de course Crêpes Whaou.

UN EFFORT PHYSIQUE EXTRAORDINAIRE
En transat, la voile n’a rien à voir avec un sport de plaisance. C’est une activité extrêmement physique, comme le résume Francis Joyon (2e place route du Rhum 2010) : « Un gros trimaran, c’est une salle de musculation qui dure 24h/24. Sauf qu’en plus, il faut réfléchir pour ne pas se perdre dans la nature ! » Les amateurs et fans de voile le savent bien : à part être cosmonaute, il n’y a rien de plus difficile qu’être navigateur, car la pression est phénoménale et, surtout, durable (comparé à un sport aussi très exigeant mais de courte durée, comme le sport automobile ou le ski).

DES PROBIOTIQUES POUR ÉVITER LES TENDINITES
Pour fournir l’effort physique hors du commun exigé des skippers, Franck-Yves se prépare soigneusement à chaque course, en suivant une hygiène de vie irréprochable pendant plusieurs mois. Il nous confie : « La route du Rhum, par exemple, dure environ 12 jours, mais je mets plusieurs mois à m’en remettre. Mais il y a du sport, et j’aime ça. » Préparation physique, mentale, mais aussi nutritionnelle indispensable, car, à bord, les skippers se nourrissent mal, exclusivement d’aliments déshydratés. Un choc pour les intestins ! Franck-Yves a donc suivi les conseils de son ostéopathe : une cure de probiotiques de 3 mois, pour soutenir la flore intestinale, avant la course, principalement pour éviter les douleurs musculaires, articulaires et les tendinites.
La préparation nutritionnelle commence de longs mois avant une course : zéro alcool, peu de sucre, peu de gras. Et, sur le bateau, uniquement des plats légers pour éviter les inconforts digestifs, les renvois acides… « Avant, j’emportais des spaghettis bolognaise… c’est fini, je ne le ferai plus ! En revanche, j’ai découvert les boissons énergétiques, je les trouve parfaites ; elles procurent de l’énergie sans alourdir, empêchent de dormir. J’apprécie aussi la verveine, que je bois de préférence au thé ou au café : j’emporte des sachets de cette plante dans ma glacière. »

FRANCK-YVES ESCOFFIER : UN PALMARÈS HORS DU COMMUN
Quelques trophées parmi bien d’autres…
Triple vainqueur de la Route du Rhum, la plus mythique des Transat, en Multi 50 (2006, 2002, 1998), il a eu moins de chance lors de l’édition 2010, puisqu’il a cassé son étrave à mi-parcours. En double ou en solitaire, il était pourtant invaincu sur l’Atlantique depuis 2005.
Triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2009, 2007 (« avec la naissance de mon fils Kévin, le plus beau jour de ma vie de navigateur »), 2005.
Triple vainqueur du Trophée Malo (2009, 2008, 2007).
Cinq « Solitaire du Figaro ».

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