Grippe : et si l'on parlait prévention ?

Première partie
Rubrique

Quand la science discrédite le vaccin antigrippal…

Imaginez la scène : dans un gymnase sont réunis 100 adultes volontaires pour se faire vacciner contre la grippe saisonnière. L’un des médecins présents réclame le silence puis leur fait la déclaration suivante : « Félicitations d’avoir pris la décision de venir vous faire vacciner ici-même, aujourd’hui, mais l’honnêteté scientifique nous oblige à vous avouer qu’un seul d’entre vous échappera à la grippe grâce au vaccin ». Stupeur dans l’assemblée ! Car, dans ce cas, quelle utilité présente la vaccination si 99 volontaires sur 100 n’en tirent aucun bénéfice ? Eh bien, sachez que cette scène n’a rien d’imaginaire et qu’elle reflète tout simplement la réalité des choses : l’efficacité de la vaccination contre la grippe est en effet extrêmement « modeste » puisqu’elle ne dépasse pas 1 % chez les adultes en bonne santé ! Ce n’est pas moi qui le dit, mais les chantres de la médecine fondée sur les preuves (Evidence-based medicine en anglais).

J’ai le moral à 0 % !
Lors de l’épisode H1N1, beaucoup de gens ont focalisé leur attention sur la composition des vaccins contre la grippe (présence d’adjuvants toxiques). En revanche, la dernière épidémie de grippe, plus sévère que prévue, a mis en lumière un autre aspect du vaccin : sa « relative » efficacité.
Dans l’esprit de beaucoup de gens, vaccination = protection à 100 % contre une maladie donnée. Or, l’hiver dernier, on a appris que le niveau d’efficacité du vaccin avait varié de « 0 % » au Canada à « 23 % » en France, contre « 60 à 70 % » habituellement, en raison d’une correspondance partielle entre souches vaccinales et virus circulants. De quoi effriter encore un peu plus la confiance du public vis-à-vis du vaccin antigrippal !

Quand le vaccin donne la grippe…
Le vaccin contre la grippe diminue non seulement les capacités de résistance de l’organisme face aux autres virus respiratoires, mais il provoque aussi des « pseudo-grippes » peu de temps après l’injection du vaccin.
Le 7 mars de cette année, le quotidien Aujourd’hui en France a consacré une page à « l’épidémie [de grippe] particulièrement virulente de cet hiver ». Comme à son habitude, le journal s’est livré à un micro-trottoir, posant la question qui fâche : « Vous ferez-vous vacciner contre la grippe l’an prochain ? ». Parmi les cinq témoignages publiés, pas moins de TROIS ont fait référence à des réactions post-vaccinales.

Citations :
« Il y a quelques années, je m’étais fait vacciner contre la grippe, mais je suis tombée très malade peu après. »
« J’ai une voisine qui s’est fait vacciner une fois et elle est tombée malade juste après. Ensuite, elle m’a dit : "Surtout, ne le fais pas". J’ai suivi son conseil et je me porte très bien. Du coup, l’année prochaine, ce sera comme tous les ans : zéro piqûre. »
« On dit parfois qu’il y a des effets secondaires, mais je n’y pense pas trop. Je n’ai pas le souvenir d’en avoir eu une seule fois. En revanche, ma sœur qui est plus jeune a eu beaucoup de fièvre après sa piqûre. »
Le Guide des vaccinations de la Direction générale de la santé ne nie pas l’évidence, à savoir que « le vaccin peut provoquer des réactions générales de type fièvre, nausées, myalgies et autres symptômes d’allure grippale ». On ignore toutefois la fréquence de survenue de ces « pseudo-grippes » post-vaccinales…

Quand il devient urgent d’améliorer l’image de la vaccination…
D’ici à quelques semaines, attendez-vous à ce que les journalistes perroquets se chargent, une fois de plus, de porter la bonne parole officielle selon laquelle la seule façon de se protéger efficacement contre la grippe consiste à se faire vacciner. Cela est tout bonnement inexact, et nous verrons dans le prochain numéro la marche à suivre pour se donner toutes les chances de passer un hiver sans grippe.

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