Candidose intestinale chronique

La complémenthérapie à mettre en œuvre
Rubrique

Une candidose intestinale chronique peut être améliorée par des traitements antifongiques mais les rechutes sont fréquentes car le Candida albicans possède une arme secrète : le biofilm, une sorte de carapace dont il s’entoure et qui lui permet de résister indéfiniment aux traitements antifongiques. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des substances naturelles capables de détruire les biofilms. Cet article vous les fait découvrir.

CANDIDA ALBICANS
Les champignons représentent 2 à 3 % du nombre d’espèces de micro-organismes vivant dans l’intestin. Le plus connu d’entre eux est Candida albicans. Ce champignon de type levure contribue à métaboliser les derniers déchets issus de la digestion. Il demeure inoffensif tant qu’on ne lui laisse pas la possibilité de proliférer sous sa forme pathogène (forme mycélienne).
Les facteurs favorisant une croissance excessive du Candida albicans sont nombreux, le plus important étant sans conteste l’usage prolongé ou répété d’antibiotiques, qui bouleverse l’équilibre du microbiote intestinal. Mais il faut aussi citer l’affaiblissement de l’immunité, la consommation excessive de sucre – l’aliment préféré du Candida albicans ! –, une sécrétion insuffisante d’acide chlorhydrique ou encore la prise de pilule contraceptive.

AH, CE CANDIDA COMMENCE À ME TAPER SUR LE(S) SYSTÈME(S) !
La candidose intestinale chronique est la cause sous-jacente d’un large éventail de problèmes de santé affectant l’état général et différents systèmes de l’organisme.
Petit tour d’horizon
=> Général : fatigue chronique ;
=> Système digestif : muguet buccal, œsophagite, ballonnements, hypoglycémie post-pandriale, crampes intestinales, constipation opiniâtre, alternance de diarrhée et constipation, prurit anal ;
=> Système urinaire et appareil génital : infections urinaires, vulvo-vaginites ;
=> Système hormonal : hyperœstrogénie relative, règles irrégulières, baisse de la libido ;
=> Système nerveux et psychisme : dépression, humeur fluctuante, brouillard mental (brainfog), attirance irrépressible pour le sucre ;
=> Système immunitaire : hypersensibilités alimentaires et chimiques, troubles auto-immuns, sensibilité aux infections ;
=> Peau et phanères : démangeaisons, eczéma, mycoses des ongles ;
=> Appareil locomoteur : douleurs articulaires et musculaires, tendinites rebelles.

DIAGNOSTIQUER LA CANDIDOSE
Pour objectiver l’existence d’une candidose intestinale chronique, on procède à un examen des selles (coproculture sur milieu de Sabouraud).
Attention : ce type d’examen, qui ne concerne que la forme levure, est moyennement fiable dans la mesure où il produit fréquemment des faux négatifs. D’où l’intérêt d’y ajouter un test sanguin comme le test Candia5 qui détecte les anticorps produits en réponse à une infection active à Candida albicans.
Bien que peu onéreux et facile à réaliser, ce test n’est hélas proposé que par de rares laboratoires spécialisés.

ET SI ON SE FAISAIT UN BIOFILM ?
Le Candida albicans est un ennemi particulièrement redoutable car il est capable :
=> de traverser la paroi intestinale sous sa forme pathogène ;
=> de produire quantité de toxines que le flux sanguin propage en différents endroits du corps ;
=> de résister aux traitements antifongiques en s’encapsulant dans un biofilm fixé à la muqueuse intestinale.

Le biofilm est une communauté de micro-organismes (bactéries, champignons) adhérant entre eux, fixée à une surface et caractérisée par la sécrétion d’une matrice protectrice peu franchissable. Les champions en la matière sont probablement les bactéries Bacillus subtilis qui, en se liant, sont capables de former des biofilms aussi résistants que du téflon ! Le Candida albicans ne se débrouille pas mal non plus puisque, pour réussir à l’atteindre au sein de son biofilm, il faut utiliser une dose de fluconazole (molécule antifongique) 128 fois supérieure à celle employée en temps normal !

TRAITER LE MAL À LA RACINE
Même si les médicaments antifongiques se révèlent efficaces dans un premier temps, ils n’empêchent pas les rechutes pour la bonne et simple raison que l’on n’a pas éradiqué le mal à la racine, la « racine » en question étant le biofilm au sein duquel le Candida albicans peut survivre et continuer à prospérer. Voilà pourquoi la stratégie thérapeutique anticandida exige de cibler en priorité le biofilm intestinal afin de tarir le réservoir à infections qu’il constitue.

PROTOCOLE THÉRAPEUTIQUE ANTICANDIDA
(durée : 4 mois)
1 – Alimentation
Sous sa forme pathogène, le Candida albicans est à ce point avide de sucre qu’il se montre capable de pénétrer la paroi intestinale à l’aide de longs filaments et de s’enfoncer profondément jusqu’à atteindre et perforer les vaisseaux sanguins à la recherche de sucre ! Il peut en résulter des hypoglycémies à répétition. On comprend donc combien il est capital de lui couper les vivres en bannissant les aliments riches en sucres, y compris les fruits à index glycémique élevé (notamment banane et raisin).
Tout au long du protocole, supprimer également les produits raffinés, les préparations industrielles, les produits dont la fabrication requiert l’emploi de levures, les compléments alimentaires issus de levure ou riches en maltodextrine, de même que tous aliments à l’origine d’hypersensibilités alimentaires (notamment produits laitiers et gluten).
2 – Supplémentation
Le programme de supplémentation est divisé en 2 phases.
=> La première, d’une durée de 2 mois, est centrée sur la sphère intestinale, avec destruction des biofilms puis apaisement et reconstitution de la muqueuse intestinale.
=> La seconde, d’une durée de 2 mois également, vise à purifier le sang du flot de toxines produites par le Candida albicans, tout en restaurant un meilleur équilibre de l’écosystème intestinal.

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