Contrôler les migraines sans médicaments

La solution est dans l’assiette

Les migraines sont une telle souffrance que la plupart des migraineux sont contraints de prendre des médicaments de manière répétée tout au long de leur vie. Pourtant, il existe une autre voie, sans médicaments, ni effets secondaires et qui donne de très bons résultats : l’alimentation.

Les migraines, je connais… Elles ont jeté leur dévolu sur moi à l’adolescence et, depuis cette époque, elles me poursuivent, me guettent, et volent au-dessus de ma tête attendant l’occasion de fondre sur moi. Les « occasions » ou « déclencheurs », il en existe beaucoup dans la vie des migraineux. Cela peut être une odeur forte, un parfum, le bruit, la chaleur, le manque de sommeil, le plaisir d’un verre de vin (eh oui, un seul suffit parfois), le stress, les variations hormonales mensuelles, un aliment ou un additif…

Pendant une migraine, qui dure en moyenne 3 jours, le migraineux souffre énormément et, lorsqu’il va bien, il a en permanence l’angoisse de la prochaine crise… La migraine est en effet comme une épée de Damoclès qui plane sans fin au-dessus de sa tête. Le migraineux souffre et son entourage se sent impuissant face à cette souffrance.

Dans son livre "En finir avec la migraine" (voir ci-dessous), le Dr Josh Turknett, neurologue et migraineux, a baptisé la migraine « le petit monstre ». C’est exactement ça : un petit monstre qu’il faut essayer de dompter et qu’il ne faut surtout pas réveiller !

Tous les migraineux qui me lisent le savent, nous passons notre vie à chercher des solutions efficaces pour tenir la migraine à distance et rompre le cercle vicieux des antidouleurs.

Pour vaincre le petit monstre, il est nécessaire de comprendre comment il fonctionne. La migraine est multi-factorielle et, comme l’explique le Dr Turknett, si nous arrivons à contrôler une partie des déclencheurs, nous pouvons garder le monstre définitivement à distance. Cela fait rêver ? C’est pourtant possible. J’y reviendrai plus loin.

En ce qui me concerne, pendant des années, le seul traitement qui atténuait un tant soit peu la douleur lors d’une crise était la prise conjuguée d’un gramme d’aspirine et d’un café serré, traitement que je devais répéter plusieurs fois par jour jusqu’à la fin de la crise. Ce n’était pas miraculeux, loin de là, mais cela me permettait de tenir le coup et, éventuellement, de sortir épisodiquement de mon lit…

À force de chercher des solutions non-médicamenteuses efficaces, j’ai fait un premier pas en avant en découvrant le potentiel du magnésium en prévention des migraines. La prise de 400 mg de magnésium tous les jours a diminué la fréquence et l’intensité de mes crises, et des plantes en infusion en fin de cycle m’ont permis d’atténuer les migraines hormonales.

Peu après, j’ai découvert les travaux du Dr Josh Turknett.
Ce neurologue d’Atlanta, migraineux depuis toujours, a consacré des années de recherche à comprendre la migraine et les moyens de s’en débarrasser.

Comme je le disais plus haut, la migraine est multi-factorielle. Les facteurs déclenchants varient d’une personne à une autre, mais il est très rare qu’il n’y ait qu’un seul déclencheur. Le seuil à partir duquel la migraine survient est également différent d’une personne à une autre. Pour illustrer le principe, le Dr Turknett compare le mécanisme à une montgolfière. Une fois que nous avons déterminé le seuil à partir duquel la migraine se déclenche, il faut que la montgolfière reste en dessous de ce seuil. Les ballons qui la font monter sont donc les facteurs aggravants qui nous rapprochent du seuil de la migraine et les sacs de lest sont les facteurs qui nous en éloignent en faisant descendre la mongolfière. Parmi les ballons, il y en a que nous pouvons contrôler et d’autres pas. Nous ne pouvons pas faire grand-chose contre les facteurs héréditaires, les variations hormonales, les conditions climatiques, etc. Par contre, nous pouvons agir sur d’autres facteurs comme les facteurs alimentaires (alcool, glutamate de sodium, nitrates, sulfites...), le manque de sommeil, le stress, etc.

Parallèlement, et c’est le plus important, nous pouvons augmenter les sacs de lest qui font descendre la montgolfière et la meilleure manière de le faire est à la portée de chacun d’entre nous, dans le contenu de notre assiette.

Migraine et hypothalamus

L’hypothalamus est le général en chef de notre système endocrinien. Cette petite glande du cerveau assure la liaison entre le système nerveux et le système endocrinien. L’hypothalamus contrôle les réactions chimiques et hormonales qui permettent à notre organisme de fonctionner : la température, les rythmes circadiens, la glycémie, les sécrétions hormonales, la réponse au stress, le métabolisme, l’équilibre hydrique, le système nerveux autonome, etc. Si l’hypothalamus est déréglé ou surchargé, nous finissons par tomber malades.

Il y a une relation étroite entre la migraine et l’hypothalamus. En effet, de nombreux facteurs déclencheurs de la migraine sont sous le contrôle de ce dernier (stress, déshydratation, fluctuation de la glycémie, perturbation des rythmes de sommeil, chaleur…).
Par ailleurs, d’autres indices laissent à penser que l’hypothalamus joue un rôle majeur dans la survenue des migraines.

=> La migraine est périodique. Elle survient le plus souvent au même moment de la journée ou du mois. Et c’est l’hypothalamus qui régule les cycles biologiques.

=> La migraine touche 3 fois plus les femmes que les hommes. Les zones du cerveau, en général, présentent peu de différences d’un sexe à l’autre. Les noyaux de l’hypothalamus, par contre, montrent des différences considérables entre les hommes et les femmes en matière de sensibilité chimique, de connectivité, de taille… En outre, de nombreuses femmes souffrent comme moi de migraines hormonales, les sécrétions hormonales étant sous le contrôle de l’hypothalamus.

=> Les symptômes annonciateurs qui précèdent la migraine comme la fatigue, la soif, l’intolérance à la chaleur, etc. sont des signes d’un déséquilibre de l’homéostasie, homéostasie qui est contrôlée par l’hypothalamus.

En pratique

Pour se débarrasser des migraines, il suffirait donc de changer notre alimentation en revenant à une nourriture à laquelle nous sommes génétiquement adaptés.

=> Pour ce faire, nous devons bannir le sucre sous toutes ses formes (sauf le miel en très petite quantité), les céréales et principalement le blé moderne, les huiles riches en omega 6 et, bien sûr, tous les aliments transformés par l’industrie agroalimentaire.

=> Les aliments à privilégier sont donc les légumes, les noix et les graines, les oeufs, les poissons gras, les viandes et les volailles bio, les herbes et les épices, les fruits, l’huile d’olive, le beurre, l’huile de coco…

À LIRE

En finir avec la migraine
du Dr Josh Turknett
aux éditions Thierry Souccar
255 pages
16,90 €

 

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