La thyroïdite d'Hashimoto, de plus en plus fréquente

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La thyroïdite d’Hashimoto est une maladie auto-immune de la thyroïde. Encore rare il y a une vingtaine d’années, elle touche aujourd’hui environ 3 à 4 % de la population, essentiellement les femmes. On peut donc réellement parler d’explosion !

UNE MALADIE AUTO-IMMUNE
La thyroïdite d’Hashimoto est une maladie auto-immune chronique de la thyroïde qui touche principalement les femmes à partir de la trentaine. Elle porte le nom du médecin japonais qui l’a découverte et décrite pour la première fois en 1912 : le Dr. Hakaru Hashimoto. Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique qui est caractérisée par la présence d’anticorps sanguins et de lymphocytes qui s’attaquent aux cellules de la thyroïde. Ces anticorps sont, bien entendu, anormaux puisqu’ils s’attaquent non pas à des microbes, virus ou bactéries pathogènes, mais à votre propre thyroïde. C’est pourquoi on parle de maladie auto-immune. Le plus souvent, la maladie est découverte — parfois tardivement — suite à un examen de routine, à une grande fatigue inexpliquée ou encore à la présence d’un goitre.

UNE DÉFICIENCE HORMONALE
Si la thyroïdite d’Hashimoto commence parfois par une hyperthyroïdie, elle évolue ensuite généralement vers l’hypothyroïdie. Petit à petit, les anticorps font leur travail de destruction. Lors du bilan sanguin, on constate alors une élévation de la TSH et une diminution des hormones T3 et T4, signe révélateur de l’hypothyroïdie. À ce stade, le traitement consiste alors à suppléer aux hormones manquantes par l’administration, généralement à vie, d’une hormone thyroïdienne de substitution, la lévothyroxine.  Cette hormone est dosée précisément en fonction des besoins de l’organisme. Malheureusement, cette hormonothérapie n’est pas sans effets secondaires. Elle peut occasionner des troubles du rythme cardiaque, un dysfonctionnement de la glande surrénale et, en cas de mauvais dosage, une hyperthyroïdie. Par ailleurs, comme ces hormones se substituent à la thyroïde, celle-ci peut, à la longue, devenir de plus en plus paresseuse.

PRÉCIEUSE THYROÏDE
La thyroïde est une glande endocrine indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Elle est située au niveau du cou et est composée de 2 lobes qui évoquent la forme d’un papillon. La thyroïde travaille en étroite collaboration avec le système nerveux. Elle sécrète des hormones qui ont pour fonction de transmettre aux différentes parties du corps des informations communiquées par le système nerveux. Ces hormones sont produites grâce à une substance apportée par l’alimentation  : l’iode. Celle-ci est utilisée par la thyroïde pour fabriquer les hormones T3 et T4, les stocker et les libérer dans l’organisme en fonction des besoins de celui-ci. Cette libération se fait à la demande de l’hypophyse, elle-même contrôlée par l’hypothalamus.

Les hormones thyroïdiennes agissent sur de très nombreuses fonctions du corps. Elles accélèrent le métabolisme, augmentent la consommation d’oxygène, élèvent la température du corps, permettent de dégrader les lipides et les glucides et de synthétiser les protéines, activent le système nerveux et cérébral, etc. Vous comprenez alors facilement à quel point un dysfonctionnement de cette glande peut affecter l’équilibre de l’organisme et, par conséquent, la santé !

DES PISTES ALTERNATIVES
Le milieu médical considère le plus souvent que la thyroïdite d’Hashimoto est une maladie incurable, mais qui se contrôle très bien à condition de prendre sa petite pilule d’hormones tous les matins. Cette vision, un peu restrictive, est frustrante pour un certain nombre de malades qui refusent de se résigner à prendre des hormones à vie et à assister, impuissants, à la destruction progressive de leur thyroïde et qui, par conséquent, cherchent une autre manière d’appréhender la maladie. Des pistes alternatives existent en effet. Si elles ne se substituent pas à l’hormonothérapie lorsque celle-ci est nécessaire, elles permettent cependant, dans certains cas, de diminuer petit à petit les doses d’hormones ou encore de faire baisser les anticorps agressifs.
=> L’homéopathie, tout d’abord, à condition de consulter lorsque la maladie est encore à un stade précoce, donne de très bons résultats.
=> La prise de 200 µg de sélénium permettait de faire baisser les anticorps qui attaquent la thyroïde. Vous pouvez facilement vous procurer cette dose d’une manière entièrement naturelle en mangeant tous les matins 2 noix du Brésil (encore appelées noix d’Amazonie), bio de préférence. Celles-ci sont en effet très riches en ce minéral antioxydant.
=> Au niveau de l’alimentation, il est conseillé d’adopter un régime le plus naturel possible. Consommez des produits frais, non raffinés, non transformés et, de préférence, biologiques. Forcez sur les fruits et légumes en veillant à ne pas exagérer avec les crucifères. Attention aussi au sucre ! Évitez-le au maximum. Le soja, quant à lui, du moins sous forme non fermentée, est à exclure de votre assiette.

À LIRE
Confiez votre thyroïde à l’homéopathie, des Docteurs Jean-Paul Coppin et Didier Deswarte aux éditions Marco Pietteur, 22 €.
La glande thyroïde en questions : fonctionnement, dérèglements, maladies, du Docteur Jean-Loup Dervaux aux éditions Dangles, 17 €.

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