Le fond d’œil...

...pour dépister les maladies de la rétine
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Le fond d’œil est un examen de routine qui permet d’examiner l’état de la rétine et de dépister certaines pathologies.

L’analyse du fond d’œil (FO) est à l’ophtalmologue ce qu’est le stéthoscope pour le cardiologue : indispensable. En effet, le FO permet d’observer de près la rétine et de détecter certaines lésions qui peuvent mener à la cécité, voire menacer la vie à court ou long terme. Rappelons que la rétine correspond à un tapis nerveux qui recouvre l’intérieur du globe oculaire. Elle est constituée de cellules sensorielles qui captent la lumière mais aussi les images, à l’instar d’un appareil photo.

De la papille…

Chaque cellule rétinienne transmet les informations au cerveau par l’intermédiaire d’un neurone. Les neurones convergent ensuite pour former les deux nerfs optiques, droit et gauche, au niveau de la papille, une région rétinienne facilement identifiable lors d’un FO et qui se présente sous la forme d’un petit disque pâle d’environ 1,5 mm.

… À la macula

Une autre tache est bien visible au FO. C’est la « macula », une zone située au centre de la rétine et riche en cellules rétiniennes dédiées à la précision des images (acuité visuelle).

En passant par les vaisseaux

Enfin, la rétine est parcourue de petits vaisseaux, artériels et veineux, dont l’état permet parfois de diagnostiquer certaines pathologies vasculaires générales, comme l’hypertension artérielle (diminution du calibre vasculaire, œdème, hémorragies, épaississement des parois…), ainsi que le diabète (rétinopathie diabétique).

Du rétinoblastome au dépistage des tumeurs

Le FO permet également de dépister d’autres pathologies, comme les tumeurs (rétinoblastome, nævus…) ou la rétinite pigmentaire.

En urgence

Si le FO est un examen de routine, il peut aussi devenir un examen d’urgence, comme lors de l’hypertension intracrânienne, de l’oblitération de l’artère centrale de la rétine (cécité ou perte de vision brutale) ou du décollement de la rétine qui se manifeste par une baisse de l’acuité visuelle ou un flou visuel, la perception de mouches volantes, l’existence d’un voile noir ou une impression de suie devant les yeux.

En pratique

Le praticien dispose de plusieurs moyens pour effectuer le FO : on a longtemps employé l’ophtalmoscope, un instrument muni d’un manche cylindrique surmonté d’un système optique et muni d’un faisceau lumineux, mais ce système désuet est désormais remplacé par un système optique plus sophistiqué et plus précis appelé « lampe à fente », ou biomicroscope. Le patient pose son menton sur la mentonnière de l’appareil. L’ophtalmologue examine l’œil à l’aide d’une lentille convergente qu’il oriente comme il le souhaite.

Les limites du fond d'œil

Quel que soit l’appareil utilisé pour le FO, le praticien examine la rétine au travers de la cornée, du cristallin et du corps vitré, trois formations normalement transparentes. Toute opacification complique l’examen de la rétine. Une conséquence s’impose : la cataracte ou les opacités cornéennes (lésions) risquent de diminuer l’efficacité du FO.

MYDRIASE

Avant le FO, l’ophtalmologue peut être amené à dilater la pupille (mydriase) afin de mieux examiner la rétine. Pour ce faire, il va appliquer sur l’œil plusieurs gouttes d’un collyre « mydriatique ». La dilatation pupillaire peut prendre plusieurs dizaines de minutes avant d’agir. Attention au glaucome (mydriase contre-indiquée) et à la conduite automobile par la suite (flou visuel persistant pendant quelques heures).

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