L'eau pour votre beauté

Quelle eau retrouve-t-on dans nos cosmétiques ?

L’eau se retrouve en première place sur la liste des ingrédients de nos produits de beauté, mais pas n’importe quelle eau... Petit plongeon dans l’univers aquatique de nos cosmétiques.

EAU PURE
Une eau « ordinaire » comme celle du robinet ne convient évidemment pas aux cosmétiques. Elle doit, en plus d’être bactériologiquement propre, être dénuée de germes et de bactéries, être inodore, ne pas contenir (ou le moins possible) de calcaire ou de métaux lourds (plomb, cuivre, fer…).
Avant d’entrer dans nos pots de crèmes, elle subit donc différents traitements et peut être purifiée de bien des façons :
- L’adoucissement consiste à la débarrasser de son calcaire.
- La déminéralisation permet d’obtenir une eau chimiquement pure, sans sels minéraux.
- La filtration élimine les micro-organismes.
- La distillation (ébullition suivie d’une condensation de la vapeur) produit une eau stérile.
- L’eau osmosée (obtenue par osmose inverse) est à la fois déminéralisée et stérile.

PURE, MAIS PAS BIO
Si elle peut être des plus pures, et même 100 % naturelle, et même n’avoir subi aucun traitement chimique, l’eau ne peut jamais être qualifiée de biologique.
Tout simplement parce qu’elle n’est pas « cultivée » selon les critères de l’agriculture biologique… Vu son pourcentage important dans les produits, cela constitue un réel handicap pour la cosmétique bio, surtout à l’heure d’afficher les pourcentages d’ingrédients issus de l’agriculture biologique sur l’étiquette !
Car comment en annoncer plus de 10 % (le minimum obligatoire pour pouvoir apposer le label) dans un shampooing composé à 95 % d’eau ? Or 10 % de la formule totale, cela paraît bien modeste au consommateur, même si toutes les matières premières végétales sont biologiques…

LA SOLUTION EST VENUE DES EAUX FLORALES
Elles remplissent le même rôle de solvant que l’eau pure, mais puisqu’elles intègrent un élément végétal (qui parfois peut aussi agir en actif intéressant), elles peuvent être de qualité biologique. Pratique et facile, pouvant aussi servir d’argument de vente, le procédé se généralise… et les chiffres bio grimpent sur les étiquettes !
De véritables eaux bénites !

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