L'extraction des huiles essentielles

La quintessence des fleurs médicinales
Rubrique

Même si c’est à la belle saison qu’on les fabrique, c’est surtout maintenant, à la mauvaise saison, qu’on utilise ces véritables médicaments naturels que sont les huiles essentielles. La cueillette en été, c’est une façon de mettre du soleil en flacon.

Reportage écrit par Jean-Luc Lome

Dans la Drôme Provençale, au milieu des montagnes, loin de toute pollution, les champs de lavande ou de lavandin se glissent entre les murets et les bosquets. De la pierraille, peu de pluie et du soleil: voici la recette pour des fleurs gorgées de parfum et de principes actifs.

LES DIFFÉRENTS TYPES D'EXTRACTION
=> La distillation par entraînement à la vapeur d'eau (méthode décrite dans l’article) était déjà connue au Moyen-Âge et, dans l’Antiquité, par les anciens Egyptiens. Le rendement de ce procédé est fonction des plantes. Il faut par exemple quatre tonnes de pétales pour obtenir 1 litre d’huile essentielle de rose.
=> L'expression ou la pression à froid est réservée aux écorces des agrumes (citron, mandarine, orange, bigaradier...)
=> Il existe des extractions par solvants : le produit obtenu ne peut pas prendre l’appellation d’huile essentielle.

LAVANDE OU LAVANDIN?
Le lavandin est un hybride de lavande sauvage (ou «vraie» ou «officinale») et de lavande aspic. Les fleurs du lavandin sont plus grandes et plus productives que celles de lavande : 150 kg de sommités fleuries de lavandin produisent 5 litres d’huile essentielle alors qu’avec 150 kg de lavande, on n’obtient qu’un litre d’huile essentielle.

=> Lavande vraie (Lavendula angustifolia, ou vera ou officinale) : antispasmodique, anti-bactérienne, anti-inflammatoire, cicatrisante, répulsive contre les insectes, elle soulage rapidement les troubles les plus ennuyeux : abcès, acné, angoisses, asthme, cicatrices, coups de soleil, dermatites, digestion difficile, douleurs articulaires, flatulences, hypertension, insomnies, migraines, mycoses, règles douloureuses, rhumatismes, urticaire, vergetures... On l’utilise pure sur la peau, en léger massage du bout des doigts ou en mélange avec une huile végétale. En interne, on en met 2 ou 3 gouttes dans une cuillerée de miel.

=> Lavande aspic (Lavendula latifolia) : Elle produit plus d’huile essentielle — mais souvent d’une qualité moindre — que la lavande vraie et son parfum présente souvent une note camphrée. Certaines personnes trouvent la lavande aspic plus efficace pour traiter les douleurs musculaires. Á éviter pure sur la peau.

=> Lavandin (lavendula burnati ou lavendula hybrida) : donne une huile essentielle idéale pour une consommation quotidienne : massages relaxants ou pour les sportifs, bains destressants... Elle possède les mêmes propriétés que la lavande officinale mais elle est moins puissante et son parfum est sans doute moins entêtant.

Il existe des centaines de variétés de lavandes, récoltées notamment en Espagne ou au Maroc. Préférez la lavande officinale qui, contrairement à certaines autres, n’irrite pas la peau. L’huile essentielle de lavande officinale est 3 à 4 fois plus chère que l’huile essentielle de lavandin. Si on veut bénéficier des bienfaits de la lavande et l’utiliser souvent (dans le bain par exemple ou en diffusion dans une chambre), mieux vaut opter pour le lavandin et garder précieusement l’huile essentielle de lavande pour les cas «plus graves» : brûlures, problèmes cutanés, maux de tête... Dans tous les cas, veillez à ce que votre huile essentielle soit issue de l’agriculture biologique.

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