Neuf raisons de prendre l’air... très, très au sérieux !

La pollution de l’air tue sept millions de personnes par an (d’après l’OMS) – presqu’un demi-million pour la seule Europe. L’industrie, les transports et le chauffage sont les principaux responsables. La Chine, avant les Jeux Olympiques, a fait baisser drastiquement la pollution de sa capitale en délocalisant et en équipant de filtres efficaces les industries les plus polluantes. L’Espagne et la région de la Ruhr en Allemagne, ces cinquante dernières années, se sont énormément reboisées et ont réussi à faire diminuer la pollution atmosphérique.

Il est donc possible de corriger nos erreurs antérieures – si la motivation est suffisante. Les politiciens du monde essaient de s’engager (non sans mal) pour limiter les émissions de gaz à effet de serre – en attendant le sommet de Paris en décembre 2015. Mais tout un chacun doit s’y engager aussi, ici et maintenant. Prenons enfin l’air au sérieux !

1- Nous pouvons survivre 3 semaines sans manger, 3 jours sans boire, et à peine 3 minutes sans respirer.
l'air est donc – et de loin – notre premier besoin vital.
Mais c’est pourtant la « bouffe » qui nous préoccupe le plus, l’eau déjà bien moins, et la qualité de l’air ne nous tracasse que très peu…
Il est temps de mettre les pendules à l'air !

2- L’air que nous respirons nous relie à tout ce qui vit. Il nous relie aussi à tous ceux qui nous ont précédés depuis l’existence de la vie sur terre : c’était le même air. Et il a été parfaitement respirable pendant des millions d’années.
Quelle mouche nous a piqués pour changer ça en si peu de temps ?

3- L’air que nous expirons nous lie à la végétation qui recycle notre CO2. Les règnes végétal et animal constituent une symbiose totale et parfaite :
Nous vivons grâce à l'oxygène produit en permanence par les plantes.
Pourvu qu’il y en ait encore assez.

4- Les autorités compétentes annoncent régulièrement des pics de pollution. Les asthmatiques n’ont pas besoin de ces alertes : leur crise se déclenche bien avant. Ils sont obligés de changer d’air, de chercher un environnement plus sain, plus proche de la nature, plus proche de la verdure.
Pour nous autres, ce n’est que partie remise.
Préparez donc votre issue de secours, votre aire de rechange.

5- Ou alors, engagez-vous pour donner un nouveau souffle aux stratégies alternatives : utilisez les transports en commun, covoiturez, prenez le vélo, marchez à pied quand c’est possible.
Et c'est possible pratiquement partout, et en toutes circonstances – sauf en cas de pic de pollution. Justement !

6- Si vous vivez dans un environnement viable, avec un air encore respirable, surtout ne le polluez pas en fumant. Le mal que vous vous faites à vous-même ne regarde que vous-même (5,2 millions de morts par an selon l’OMS). Mais le tabagisme indirect est également nocif, et ceci en toute impunité.
Cela ne vous gêne pas, au moins un petit peu ?

7- Il y a des masques de protection contre la pollution de l’air. Mais il est interdit par la loi de dissimuler son visage en public. Cette loi vise le niqab. Elle oublie le filtre à air qui camoufle le visage pratiquement autant. Avis aux braqueurs en herbe…

8- La pollution nous oblige déjà à acheter l’eau potable en bouteille – et au prix fort ! Il y a des bouteilles d’oxygène pour les malades des poumons. D’ici peu, nous serons obligés de respirer l’air pur comprimé venant d’une contrée lointaine.
Encore un business juteux en perspective…

9- Depuis l’invention de la lumière électrique, nous vivons en hiver comme si c’était l’été. On pourrait économiser la moitié de notre note de chauffage – en dormant deux fois plus et en travaillant deux fois moins en hiver qu’en été. Personne n’y perdrait rien et ce serait tout gagnant pour l’air de la planète.
Arrêtons de vivre sans raison comme des légumes hors saison !

« Un suicidaire, au moins, il SAIT qu’il veut se suicider. Notre façon d’agir est suicidaire – mais nous n’en sommes même pas conscients. » *
Des situations extrêmes demandent des solutions extrêmes. Sommes-nous prêts à y penser ?
Ca m’a l’air très très urgent.

* Edgar Morin dans L’urgence de ralentir (ARTE)

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