Notre immunité est-elle en danger? (1ère partie)

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Chaque époque a ses maladies. La nôtre n'y échappe pas, avec son lot de pathologies émergentes (viroses diverses, candidose chronique, syndromes de désadaptation et d'hypersensibilité, syndrome poly-métabolique, hypofertilité masculine...) et de maladies dites de « civilisation » (cancers, maladies neurodégénératives et cardio-vasculaires, diabète, obésité...). Nombre de ces problèmes de santé sont en relation directe ou indirecte avec l'immunité.

Le mode de vie actuel influe grandement sur le fonctionnement du système immunitaire, avec pour conséquence notable d'abaisser sa capacité de résistance vis-à-vis des virus, des champignons ou des cellules déviantes en voie de cancérisation. La santé repose sur la notion d'équilibre. Il en va de même sur le plan immunitaire. Or on observe de nos jours un déséquilibre patent entre cellules immunitaires de lignées Th1 et Th2. La prédominance de la lignée Th2 se vérifie par la progression exponentielle des maladies allergiques (dermatite atopique, asthme, rhinite...). L'atopie, la prématurité, la naissance par césarienne, l'absence d'allaitement maternel, les antibiothérapies précoces, la répétition des vaccinations au cours de la prime enfance, l'intoxication chronique aux métaux lourds, la dysbiose intestinale, le stress chronique, la privation de sommeil, la carence en zinc, les efforts physiques intenses et de longue durée, autant d'éléments susceptibles de jouer en défaveur de l'immunité de type Th1.

L'IMMUNITÉ, C'EST QUOI ?
Suivant la définition du pharmacologue Pierre Franchomme, l'immunité, c'est la protection du « soi biologique » contre le non-soi (virus, bactéries, fongies, parasites ; allergènes) et le soi pathologique (cellules tumorales). Cette protection s'effectue grâce :
- au système immunitaire éduqué précocement, en privilégiant la voie Th1 et non Th2 ;
- à la barrière microbiotique intestinale, mature dès l'âge de deux ans.

L'IMMUNITÉ, ÇA MARCHE VRAIMENT ?
Oui, on estime que la fréquence des infections asymptomatiques est au moins 100 fois plus élevée que le nombre de maladies cliniques. La pandémie de grippe de l'hiver 2009-2010 offre un bon exemple, puisque le bilan qui en a été fait en France montre qu'à coté des 4 à 6 millions de cas symptomatiques, il y aurait eu pas moins de 11 à 14 millions de cas asymptomatiques, c'est-à-dire de cas où les symptômes habituels ne sont pas ou très peu apparus parce que la réponse immunitaire s'est révélée adaptée et efficiente dès le départ.

ET POURQUOI ÇA NE MARCHE PAS BIEN, PARFOIS ?
Il se produit parfois de gros ratés dans la machinerie immunitaire.
Quatre grands types de problèmes peuvent se présenter :
- soit une déficience immunitaire, consécutive à un état de malnutrition ou de stress chronique, à une infection virale (VIH) ou à un traitement médicamenteux ;
- soit une dysimmunité, autrement dit une dysrégulation immunitaire, comme par exemple un déséquilibre de la balance Th1/Th2 ;
- soit une hypersensibilité, témoignant d'une réponse immunitaire inappropriée, en l'occurrence trop marquée (phénomènes allergiques) ;
- soit une auto-immunité, liée à une perte de la capacité de distinguer le soi du non soi (tactique du « mimétisme moléculaire » employée par certains agents pathogènes).

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