L’audiométrie pour dépister une baisse de l'audition

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Environnement professionnel, concerts, baladeurs, cantines scolaires, transports, discothèques… Ces circonstances sont fréquentes dans la vie de tous les jours et susceptibles de nuire à l’audition.

D’où l’intérêt de l’audiométrie, un examen qui permet de mesurer la perte auditive et de guider l’audioprothésiste dans le choix de la solution auditive la mieux adaptée.
7 millions de personnes sont exposées à des bruits excessifs, nocifs pour les oreilles. En effet, l’oreille est fragile et extrêmement sensible au bruit, notamment aux bruits intenses susceptibles d’abîmer les 15 000 cellules ciliées situées dans l’oreille interne, à l’origine de l’audition, et ce de façon irréversible parfois. À titre d’exemple, on estime que 10 à 15 % des jeunes seraient déjà malentendants : concerts, raves, baladeurs et discothèques obligent ! Des conséquences qui ne se limitent pas à la perte de l’audition, mais comportent également des douleurs ou des acouphènes (sifflements permanents). Enfin, trop de bruit favoriserait la survenue du stress, de troubles du sommeil, d’infarctus du myocarde, d’une baisse des performances scolaires, d’une fatigue, d’une anxiété ou d’une tendance dépressive, d’une augmentation de la tension artérielle ou de troubles de la concentration.

L’intérêt de l'audiométrie

Si la perte d’audition est souvent bien identifiée par l’entourage, obligé de parler plus fort pour se faire comprendre, le patient n’en est pas toujours conscient. L’audiométrie permet de faire un bilan auditif objectif et d’apprécier l’intensité de la perte de l’audition. Autre intérêt, l’audiométrie permet de déterminer avec précision quelles plages sont touchées.

En pratique

Pratiquée par un ORL ou un audioprothésiste, l’audiométrie s’effectue grâce à un audiomètre, appareil électronique muni d’écouteurs et qui émet des sons à des fréquences croissantes (de grave à aiguë, soit à 125 hertz, 250 Hz, 500 Hz, 1000 Hz, 2000 Hz, 4000 Hz et 8000 Hz) et à intensité variable de 0 décibel (silence) à 120 dB (son très fort). Installé dans une cabine insonorisée, le patient, préalablement débarrassé d’éventuels bouchons d’oreille (cérumen), est assis sur une chaise, face à l’audiomètre, les écouteurs sur les oreilles. L’audiomètre émet un son dont l’intensité croît. À chaque fois que le patient le perçoit, il doit appuyer sur un interrupteur. Le son diminue pour disparaître. Lorsque le patient n’entend plus aucun son, il doit relâcher l’interrupteur. Un nouveau son plus aigu est alors émis, et ainsi de suite.

Audiogramme

L’ensemble des données enregistrées est retranscrit sous la forme d’un tracé graphique, l’audiogramme. L’étude du tracé permet de diagnostiquer un déficit auditif, le spectre des fréquences concernées et si besoin le type de surdité (voir encadré). L’examen dure une quinzaine de minutes et les résultats sont connus immédiatement. Il n’existe aucun effet secondaire, même si certains peuvent ressentir des sifflements d’oreille ou des bourdonnements.

Seuil de nocivité

Schématiquement, un son supérieur à 85 dB est nocif. Il correspond à un bruit qui empêche de communiquer à voix normale. La gêne est très variable d’un individu à l’autre, elle peut se produire bien avant 85 dB. Rappelons que la réglementation oblige les employeurs à mettre à disposition des salariés des dispositifs de protection, casques ou bouchons d’oreille, au-delà de 80 dB, et il y a obligation de les porter au-delà de 85 dB.

Audition

On définit 5 niveaux d’audition :
- Audition considérée comme normale ou presque : perte de 0 à 20 dB
- Déficit léger : 20 à 40 dB
- Moyen : 40 à 60 dB
- Sévère : 60 à 80 dB
- Profond : 80 à 120 dB

Vous avez dit surdité ?

Il existe quatre types de surdité différents :

⇒ La surdité de transmission, qui concerne l’oreille externe (conduit auditif) ou moyenne (tympan, caisse du tympan). Elle entraîne une perte auditive d’environ 20 à 60 dB.
⇒ La surdité de perception, qui concerne l’oreille interne, siège des cellules sensorielles de l’audition (cochlée).
⇒ La surdité mixte, qui combine les deux précédentes.- La surdité rétro-cochléaire, qui correspond à une lésion du nerf auditif.

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