Fatigue...

... des recettes naturelles
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« Je suis fatiguée, j’en ai assez d’être crevée, je suis dégoûtée, j’arrive à peine à me lever, je suis fatiguée, je suis exténuée, j’ai plus envie de rien, sauf peut-être demain... ».

La chanson Fatigué d’être fatigué des Rita Mitsouko décrit parfaitement votre état. Commencez par la chanter et, si vous ne la connaissez pas, écoutez-la, laissez le rythme pop-rock envahir l’espace sonore et tout votre être, et vous verrez que vous vous sentirez déjà beaucoup mieux. Vous pourrez alors vous concocter des potions qui vous aideront à surmonter cet état passager tout en psalmodiant j’suis pas fatigué, pas fatigué et en balançant votre corps de droite à gauche et de gauche à droite. C’est fou ce qu’un peu de chant et de danse aide à retrouver de l’énergie...

L’avoine : Avena sativa

Préparez-vous un gruau d’avoine avec une dose de grains pour une dose d’eau chaque matin. Faites cuire à petit feu pendant 20 minutes. Remuez en ajoutant à mi-cuisson des raisins secs, des graines de courge et une petite cuillerée à café de miel. Les grains d’avoine sont préconisés depuis le XVIIe siècle en cas de fatigue et d’insomnies. Si vous n’avez pas la patience d’attendre 20 minutes, prenez des flocons.

La lavande : Lavandula spp

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La lavande est une plante qui, visuellement, incite plutôt au calme. Et c’est d’ailleurs une de ses particularités, combattre l’épuisement nerveux et les difficultés d’endormissement. Et quand on est fatigué, le sommeil est impératif alors qu’il a généralement tendance à se dérober. Plongez tête la première dans des draps parfumés à l’huile essentielle de lavande et faites une petite cure d’infusion de dix à vingt jours. Le mot lavande découlant du latin lavare qui signifie laver, vous ne pouvez faire autrement que de profiter des bienfaits de cet arbuste dans des bains odorants (avec une panoplie de cosmétiques à base de lavande, bien sûr).

Infusion à boire : dans un litre d’eau bouillante, versez 20 g de fleurs de lavande et 20 g de mélisse. Couvrez, laissez infuser 10 à 15 minutes, filtrez et buvez trois tasses dans la journée en dehors des repas.

Infusion pour bain : préparez une infusion concentrée à raison d’une poignée de sommités fleuries par litre d’eau bouillante que vous couvrirez et que vous laisserez reposer une demi-heure avant de l’incorporer à un bain bien chaud. N’oubliez pas de récupérer les gouttes chargées d’huile essentielle qui se seront accumulées sous le couvercle.

La cannelle : Cinnamomum verum

Préférez la cannelle de Ceylan, Cin­namomum verum, à celle de Chine, Cinnamomum aromaticum ou cassia riche en coumarine que votre foie n’apprécie pas. La cannelle augmente la sécrétion des sucs gastriques, stimule les fonctions digestives ainsi que le système respiratoire et la circulation sanguine. Elle est tonifiante dans les états de fatigue et... si délicieuse qu’elle se prête à de multiples préparations : une pincée à réchauffer dans un peu de lait végétal ou de vache, dans une boisson fait-maison au chocolat noir, dans des smoothies... Et pour les gourmands de liqueur ou de vin aromatisé, voici plusieurs recettes (dont il ne faut pas abuser évidemment, au risque de provoquer l’effet contraire).

Le romarin : Rosmarinus officinalis

Cet arbrisseau aromatique est connu depuis longtemps pour son action tonique bien utile aux surmenés et convalescents. Cette plante est donc pour vous. Mijotez des plats en les parfumant de quelques brins de romarin. Faites des infusions de 20 à 30 g de sommités fleuries pour un litre d’eau bouillante, sans oublier de couvrir votre infusion afin de ne pas perdre les essences qui s’évaporeraient immédiatement.

L’ortie : Urtica dioica

Une piquante tellement facile à dénicher, remède pour tous les budgets, pour tous ceux qui savent s’en saisir (gants obligatoires). Ri­che en vitamines C, B2, B5, B9, en oligo-éléments (fer, magnésium, cuivre, zinc), en acides aminés, vous l’avez compris, l’ortie est une panacée. Elle est excellente en cas d’asthénie, améliore les états moroses, l’attention et le sommeil tout en désintoxiquant l’organisme. Vous pouvez en consommer en soupe, en soufflé, en quiche, en pesto et, bien sûr, en tisanes ou sous forme de sirop.

Sirop : faites infuser, dans un pot en verre, 250 g de feuilles et tiges dans un litre et demi d’eau bouillante pendant douze heures. Filtrez, ajoutez le double de poids de sucre, portez à ébullition et laissez à petit feu jusqu’à la consistance d’un sirop. Prenez trois cuillerées à soupe par jour.

Le quinquina : Cinchona pubescens

Ce remède d’antan ne guérit pas seulement de la fièvre. Par son action tonique, il est indiqué dans les états de faiblesse, pour les convalescents et les asthéniques. Il est vrai que son goût est particulier, ce qui fait que son meilleur mode d’administration reste la macération dans du vin. Dans un pot en terre ou en verre, versez un litre de vin blanc doux ou de banyuls et 20 g d’écorces sèches de quinquina. Couvrez d’un linge et laissez macérer deux à trois jours au sec et à l’ombre. Filtrez, mettez en bouteille opaque et prenez la moitié d’un petit verre deux fois par jour.

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