Le bac à sable...

... un bouillon de culture
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Ludique pour les enfants et (faussement) rassurant pour les parents, le bac à sable est un véritable bouillon de culture ! Tour d’horizon des risques encourus par les enfants et des précautions à prendre après le confinement évidemment ! 

Du sable, un seau et une pelle… il n’en faut pas beaucoup pour captiver un enfant et rassurer les parents qui peuvent souffler un peu ! Pourtant, rien de tel qu’un banal bac à sable pour exposer l’enfant à une contamination microbienne par passage cutané, muqueux (conjonctivite) ou digestif (gastro-entérite), a fortiori lorsqu’il est public et non protégé par des barrières.

Propreté

En cause, l’absence de propreté (mégots, feuillage en décomposition, déjections de chiens, de chats, d’oiseaux… ou d’enfants) mais aussi l’absence de nettoyage, sachant que les bords des bacs à sable destinés à retenir le sable retiennent également les eaux pluviales de rinçage et laissent donc les agents microbiens dans un milieu humide propice à leur développement, la pulvérisation de produits désinfectants constituant alors un autre sujet d’inquiétude.

Toxocarose…

Cette maladie parasitaire (Toxocara canis) correspond à l’ingestion de larves issues d’œufs excrétés dans les selles des chiens et des chats. Des œufs qui résistent à la plupart des produits de désinfection utilisés. D’où l’intérêt du déparasitage systématique des chiots et des femelles en début de gestation. Chez l’enfant, la toxocarose peut passer inaperçue ou se manifester par une fièvre, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une diarrhée, une toux, des difficultés respiratoires, une éruption cutanée, des douleurs articulaires, une fatigue chronique, un amaigrissement et parfois par une atteinte oculaire (inflammation, stra­bisme) ou neurologique (fièvre, maux de tête, épilepsie).

… et toxoplasmose

Maladie liée à un parasite (Toxoplasma gondii), la toxoplasmose s’attrape par l’ingestion des œufs de parasites contenus dans les déjections de chats. Généralement bénigne chez l’enfant (mais grave chez la femme enceinte), la maladie peut également passer inaperçue ou alors se manifester par une angine, des ganglions, des douleurs musculaires ou encore des maux de tête avec fatigue et fièvre.

Prévention

Éviter les bacs à sable non entretenus (non ratissés quotidiennement), non ou mal protégés (barrières de petite hauteur) constitue la meilleure des préventions. Attention toutefois aux déjections enterrées (chats) et aux bacs à sable situés à l’ombre car l’ensoleillement limite les risques infectieux. Lavez abondamment les mains de votre enfant à l’eau ainsi que les jouets utilisés. Plus facile à dire qu’à faire, éloignez son doudou ou sa tétine le temps du jeu. Reste enfin le plus dur : lui expliquer qu’il ne doit jamais manger du sable ou porter ses mains à sa bouche !

Bon à savoir

• D’après une étude, entre 6 à 9 % des enfants en âge scolaire auraient été confrontés à la toxocarose.
• La sécurité des bacs à sable publics obéit au décret n° 96-1136 du 18 décembre 1996.
• Les bacs à sable sont interdits aux animaux domestiques, même tenus en laisse.
• Certaines larves peuvent rester contaminantes pendant 1 à 2 ans.
• Attention aux bacs à sable privatifs couverts (couvercle, planche, bâche…), car l’absence de circulation d’air et d’exposition au soleil favorise l’humidité et le développement des larves.
• Gare aux déjections « d’importation » sous les chaussures.

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