Un nouveau souffle de vie

Rubrique

Attiré comme un papillon par l’éclat illusoire des lumières de foire, épuisé par une course au profit assoiffée de pouvoir, à bout de souffle, le monde s’est brûlé les ailes. Et nous voilà tous au même point, confinés dans la chambre des réflexions plus ou moins douloureuses, en attente devant la récurrence d’une question : allons-nous bientôt en sortir ? Rien ne dure jamais si longtemps qui empêche le changement de se manifester. Alors oui, c’est maintenant que se présente à nous l’occasion salvatrice de tout recommencer. Non comme avant, mais bien plus favorablement.

Voici venu le temps de reconstruire le monde que nous avons laissé s’écrouler. À nouveau le soleil brille dans un ciel limpide délivré des traînées polluantes du kérosène. À nouveau les oiseaux s’époumonent joyeusement pendant que des fleurs timides émergent entre les fissures de béton. L’espoir d’un monde meilleur jaillit dans le cœur des êtres et des éléments, mais avant tout, il nous faut réapprendre à respirer librement.

J’inspire, j’expire, je suis en vie

C’est une prise de conscience heureuse qui nous permet chaque matin au réveil de bien commencer la journée. Une émotion reconnaissante qui gonfle notre cœur et remplit nos poumons du souffle de la vie. Respirer la simple idée d’absorber le pouvoir d’exister trouve tout son sens dans la manière dont chacun pense et dirige son existence. Nous respirons l’air de nos choix et de la volonté à les mener à bien. C’est sûr, il y a les difficultés, des ornières sur le chemin, la vie est une succession de défis qu’il nous faut surmonter et accepter pour pouvoir triompher. Rien n’est plus nuisible que la désespérance, la fuite devant le franchissement des obstacles, la peur et la colère. Nous avons tous à vivre des choses heureuses et malheureuses, mais les plus grandes souffrances seront toujours soulagées par le courage et la confiance en l’énergie de la vie qui ne veut que du bien à chacun. 

Sur ce terrain-là, l’échange doit exister. Quelles sont les monnaies de partage entre la vie et nous ? La simplicité d’être, peut-être ? Nous voulons la santé ? Regardons en détail ce que nous avons présenté jusque-là en retour de ce souhait. Des vapeurs toxiques qui empoisonnent l’air : résultat, nous respirons nos poisons. Nous voulons du bien-être ? Et pour cela nous avons cru bon de surproduire et de surconsommer des valeurs matérialistes qui saturent l’espace d’ondes chimiques et électromagnétiques. C’est une guerre annoncée dont nous sommes les victimes impuissantes faute de comprendre ce qui nous arrive. En plus de cela, nous revendiquons notre droit à une liberté que nous emprisonnons nous-même. 

Alors oui, il est temps de changer. Revenir à cette simplicité d’être qui nous permet d’abord de retrouver ce cœur d’enfant dont nous avons si souvent la nostalgie, et comme le Petit Prince depuis sa vision planétaire de pure introspection, décider d’écouter la sagesse des roses qui enseigne la douceur, le calme et la beauté des choses.

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Mika et les roses

De quoi avons-nous besoin ?

Certainement plus de pratique que de théorie, le temps est à l’expérience. Alors commençons tout de suite et c’est très simple. Pour libérer le mental de ses cogitations récurrentes, rien de tel que porter toute votre attention à la respiration. C’est ainsi que déjà vous pratiquez la vigilance. Et comme rien n’est plus important que le cœur, entraînez votre souffle à maintenir en lui une cohérence entre dynamisme et sérénité.

L’après-virus

Que pouvons-nous attendre d’un après tant souhaité et en même temps si redouté, faisant suite à l’épreuve qui vient de toucher le monde ? Qu’y a-t-il à comprendre ? À résoudre ? À changer ? La réponse est peut-être dans la modération des besoins, ce qui bien entendu ne concerne pas les plus pauvres. Mais nous et les autres, qui sommes comblés dans nos assiettes, sous nos toits, dans nos jardins avec nos jeux et nos voyages, nos placards encombrés et nos activités étouffantes ? Où croyons-nous aller avec tout cela ? Que faisons-nous de tous nos avantages ? Qu’avons-nous à offrir en partage à la nature et au vivant ? Il semblerait que, faute de n’avoir su y penser tout seul, le roi Covid-19 dans l’arrogance de sa couronne sur la tête est venu nous le rappeler !

Eh oui, il faut s’y faire, la vie est une école qui rassemble tous les êtres à l’intérieur d’un système d’apprentissage dont les leçons se doivent d’être admises par chacun d’entre nous. La vie ne punit pas, elle enseigne, et quand nous nous sommes trop longtemps égarés, elle nous ramène sur le bon chemin. Il nous faut donc trouver d’autres solutions, employer d’autres méthodes pour satisfaire nos attentes. Peut-être juste méditer cette phrase : Il ne s’agit pas tant d’être mieux que d’être simplement bien. À laquelle s’ajoute comme en évidence : Le bonheur ni ne s’achète ni ne se vole, la santé ne néglige pas ses principes naturels, le bien-être se trouve dans le partage, et la joie se développe dans l’émerveillement des choses les plus simples.

La magie de l’esprit 

Votre esprit dispose de facultés détentrices de pouvoir. Sans plus attendre, mettez-vous en relation avec vos capacités d’autoguérison, connectez votre esprit individuel à l’esprit infini de l’énergie universelle et devenez le maître de votre expression vitale saine et parfaite.

Prévoyez de ne pas être dérangé en cours de pratique et comme d’habitude, installez-vous confortablement en prenant soin de vous relaxer. Pendant quelques instants, laissez-vous savourer le retrait qui apaise et détend.

Visualisation : Les yeux fermés, respirez doucement en étirant votre souffle dans le calme, puis faites apparaître l’image mentale d’un escalier. Prenez le temps de contempler cet escalier, sa forme, son matériau, l’impression qu’il vous donne, etc. L’espace autour de l’escalier est vide, vous n’avez rien d’autre à voir que lui. Détendez-vous encore et toujours pendant que vous le contemplez.

À présent, réfléchissez à un but à atteindre dans le sens d’une progression personnelle, quelque chose à améliorer en vous, une dépendance à vaincre, une qualité à acquérir, voyez cela très précisément en regardant l’escalier qui vous mène à l’accomplissement. À chaque marche, une respiration et le moyen de vous rapprocher du but, une marche, un souffle et un effort en même temps que la joie de la réalisation. Laissez faire votre esprit, il va vous montrer bien des choses que vous n’avez pas vues auparavant, n’essayez pas de tout contrôler, contentez-vous de monter les marches avec application et persévérance. 

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C’est un jeu créateur d’une réalité qui bientôt va vous plaire. Lorsque vous serez arrivé en haut, regardez le chemin parcouru et abandonnez le passé, respirez la libération. C’est un nouveau présent qui s’inscrit dans une nouvelle manière de vivre votre vie. Réjouissez-vous, vous l’avez voulu et vous l’avez créé, bravo !

À lire : 

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Soufflez vos maux
de Marie-Agnès Chauvin
Editions Le Souffle D’Or
Version papier 12,50 €
Version numérique 7,99 €

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