Rentrée des classes...

... les 10 bonnes pistes à adopter
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Entre le sac en polyester neuf (qui exhale sa délicieuse odeur de plastique pendant des jours) et les blocs de feuilles quasi fluorescentes (ultra blanchies au chlore), la rentrée des classes est un excellent terrain d’entraînement pour apprendre à s’équiper en matériel performant, bon marché et écologique. 
Nos 10 pistes de base pour une rentrée sans intox.

 Selon l’Observatoire de la qualité de l’air, la soupe chimique volatile qui se dégage des fournitures scolaires perturbe la qualité de l’air à l’école… et donc forcément à la maison (mais là, normalement, vous n’avez pas 30 enfants qui ouvrent en même temps leur cartable !). Phtalates, colles, hydrocarbures aromatiques polycycliques et parfums sont les plus problématiques, et aussi les plus simples à éviter !

Faites le point avant tout achat

L’équation « rentrée = tout neuf » est ringarde. Pourquoi racheter un compas, une gomme, une trousse si tout cela est encore en bon état esthétique et bon pour le service ? L’achat le plus « propre » et qui génère le moins de déchet est… celui que l’on ne fait pas.

Dans nombre de cas, un petit nettoyage suffit. Profitez-en pour expliquer à votre enfant qu’on ne jette pas des choses qui peuvent servir : elles ont une valeur, tant financière qu’écologique.

*

Achetez un cartable « très bon état » en seconde main

Les sites du genre Bon Coin, Vide Dressing ou Vinted en proposent des tonnes, des marques les plus connues, dès 10 €. 

Cahiers, carnets, agenda : mats et sans plastique

L’idéal : en papier recyclé (ou, au moins, blanchi sans chlore), à spirale ou broché (agrafes).

Parlons-en de la colle : préférez-la en stick, de « marque », à l’eau et à base végétale (À l’amidon)

Non aux gommes, feutres et crayons qui « sentent »

Préférez ceux aux odeurs « neutres » : gomme en caoutchouc naturel, stylo Bic classique (le roller est le plus sûr), stylo plume... D’autant que les enfants les tripotent, les sentent, les mâchouillent… On a tous fait ça ! Laissez aussi tomber marqueurs effaçables (benzène), et correcteur liquide : préférez le ruban (sec). 

Les classiques labels de référence sont « NF environnement » et « Ecolabel européen » 

Récupérez ce qui peut l’être de l’année dernière et organisez un atelier « maison »

Classeurs, intercalaires, feuilles non utilisées dans un cahier (= papier brouillon).

Évitez « low cost » et « premier prix » 

Faites simple

Un stylo bille de base sera toujours préférable au même avec sérigraphie (personnages…), petite chaîne qui pendouille (on veut écrire, pas mettre des boucles d’oreilles à son stylo), encre odorante, zone anti-glisse… Même dans un simple crayon de papier ou de couleur, il peut y avoir des phtalates, perturbateurs endocriniens dont on ne veut pas, surtout à cet âge-là ! Donc optez pour des crayons en bois simple, non recouverts de vernis, par exemple.

Pensez à la pollution informatique

À la maison, toujours la même ritournelle : aérez. Les élèves utilisent aujourd’hui beaucoup les ordinateurs et les imprimantes, vecteurs d’une pol­lution « informatique » spécifique : gaz nocifs, « poudre » d’encre, etc.
Veillez par ailleurs à ce qu’ils ne s’épuisent pas les yeux sur un écran super lumineux dans une pièce trop noire. Prudence envers les rejets de nanoparticules de plastiques d’imprimantes 3 D : encore peu répandu, ce matériel se démocratise peu à peu et les enfants adorent jouer au « labo », à l’école ou à la maison (souvent avec la complicité des parents !).
Et attention aussi au risque thermique sur ces imprimantes 3D : sortie de buse jusqu’à 300 °C, c’est chaud !

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