La pelvimétrie pour mieux préparer l'accouchement

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Pratiquée en fin de grossesse, la pelvimétrie est destinée à mesurer la taille du bassin au travers de ses différents diamètres afin de déterminer les modalités futures de l’accouchement.

Maman de petit gabarit ou avec des antécédents d’accouchements difficiles, macrosomie (diamètre important de la tête du futur enfant à l’échographie), scoliose ou malformation connue des hanches, antécédent de fracture du bassin ou malformation, utérus cicatriciel… toutes ces circonstances font craindre un accouchement difficile, quand le bassin de la mère, et plus particulièrement son détroit inférieur, s’avère plus petit que la tête du bébé à naître, a fortiori lorsque le poids du futur enfant estimé lors de la dernière échographie est important. Ces contextes nécessitent la prescription d’une pelvimétrie, autrement dit la mesure du bassin. Reste enfin une dernière cause majeure d’indication de la pelvimétrie et pas la moindre : le risque d’accouchement par le siège (fesses en premier) qui s’avère assez fréquent (3 à 4 %).

Entonnoir osseux

Le bassin, constitué des os iliaques sur les côtés, du sacrum à l’arrière et de la symphyse pubienne en avant, propose trois « rétrécissements » différents qu’on appelle détroits. L’ensemble s’apparente à une sorte d’entonnoir osseux rigide dans lequel le bébé devra s’engager lors de l’accouchement.

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Une mesure des détroits…

La pelvimétrie consiste à mesurer les trois diamètres principaux du bassin, supérieur, moyen et inférieur (voir encadré). Ces mesures, qui sont alors comparées à celles de l’enfant obtenues par échographie, permettent d’éclairer les modalités possibles de l’accouchement : par voie naturelle ou par césarienne programmée.

… par scanner surtout

Longtemps pratiquée par une simple radiographie effectuée sous 3 angles différents (« radiopelvimétrie »), la pelvimétrie s’effectue de plus en plus par scanner. C’est le pelviscanner, moins irradiant et plus fiable que la radiographie car les mesures sont plus précises. Dans certains cas, la pelvimétrie peut s’effectuer par IRM (aucune irradiation), très fiable également, mais qui se heurte à la disponibilité de la machine et à son coût.

Les trois diamètres du bassin

Transverse médian, ou diamètre TM, qui mesure le détroit supérieur

Bi-épineux, qui estime la distance entre les épines sciatiques, au niveau du détroit moyen

Bi-ischiatique, qui explore la distance entre les ischions, au niveau du détroit inférieur.

Rayons X

Lorsque l’indication est impérieuse, la pelvimétrie ne connaît pas de contre-indications. En revanche, comme cet examen utilise des rayons X, que ce soit par radiographie ou par scanner, il est prudent de ne la pratiquer qu’à la fin de la grossesse, autrement dit autour du 8e et 9e mois. Pour autant, et lorsque c’est indispensable, le gynécologue-obstétricien peut juger nécessaire d’effectuer une pelvimétrie en début de grossesse. Le radiologue utilise alors des filtres pour diminuer l’irradiation sur le fœtus.

En pratique

La pelvimétrie ne dure qu’une dizaine de minutes par radiopelvimétrie, contre une minute pour le pelviscanner, et elle est indolore. Toutefois, lorsqu’elle s’effectue par radiographie classique, 3 positions sont nécessaires – semi-assise, debout et couchée – qui peuvent s’avérer désagréables pour la future mère lors des changements. Par pelviscanner, en revanche, l’examen est plus confortable car il ne s’effectue qu’en position couchée sur le dos. Dans tous les cas, il est préférable d’avoir la vessie vide. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Les résultats sont connus rapidement.

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