Maux de tête : pitié pour vos cervicales !

Étirer, oxygéner, dénouer : et si bouger pouvait faire reculer nos maux de tête ? Et si c’était parfois le seul moyen de se débarrasser de certains d’entre eux ? Mieux qu’une aspirine : une rotation du cou ! Jouons l’apaisement, mode d’emploi.

Nous avons tous déjà vécu une situation où une céphalée se dissipe au fil de nos pas dans l’air frais du petit matin. Plus formellement, les études ne sont pas avares en conclusions positives : c’est maintes fois prouvé : l’activité physique et/ou certains mouvements préviennent maux de tête et migraines, voire les soulagent (selon leur origine). Globalement, le message est le suivant : après 6 à 10 semaines de pratique de marche fractionnée (ou équivalent), 60 à 80 % des patients souffrent nettement moins de symptômes ; et la fréquence, la violence et la durée des crises sont divisées par deux. Car bouger aide à oxygéner, stimule la circulation sanguine, dénoue les crispations musculaires du haut du dos (qui deviennent des contractures et « remontent » jusqu’au crâne), et libère des molécules antidouleur très puissantes fabriquées par le corps (endorphines, enképhalines). En revanche, si vous êtes sujet aux migraines, évitez les disciplines trop "violentes" ou dites "cardio", ainsi que les sports tête en bas (certaines postures de yoga, par exemple), ou encore ceux avec un ou les bras au-dessus de la tête (escalade…), susceptibles au contraire de déclencher une crise.

Quand le stress fait mal au crâne

Au fait ! Le stress et l’anxiété sont des pourvoyeurs majeurs de tensions musculaires de la tête et du visage. Et donc de maux de tête. Pensez yoga, relaxation, Pilates, balades nature, natation ou longe-côte.

Attention : des maux de tête peuvent se déclencher justement pendant ou après l’effort. Voici les coupables les plus fréquents :

1) vous êtes déshydraté : buvez (avant, pendant, après) !

2) une mauvaise posture (comme devant l’ordinateur), c’est une céphalée de tension, comme un étau autour de la tête : corrigez-vous

3) une météo trop chaude (chaleur + humidité : duo fatal) ou trop en altitude ou un effort trop dur

4) une hypoglycémie (mal de tête + jambes flageolantes, sensation de faiblesse) : prenez un encas sucré et, la prochaine fois, anticipez mieux côté alimentation, dès la veille, voire 3 jours avant en cas d’épreuve longue.

Rien de cela ? Mieux vaut consulter pour écarter tout risque de maladie « cachée » : problème oculaire, dentaire... Enfin, le sport ne pourra rien pour vous si vous avez mal à cause de l’alcool, du tabac, de la fatigue (manque de sommeil/décalage horaire), d’une sinusite/carie…, d’une intolérance alimentaire (café/ boissons caféinées, chocolat, aliments hyper industrialisés donc riches en mauvais gras/additifs comme les édulcorants, le glutamate…).

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Dans la suite de l'article, Anne Dufour vous explique quels mouvements faire pour espacer ou éviter les maux de tête et les migraines.

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