Je mange "Seignalet"...

...et j'aime ça !

Le régime « ancestral » ou « hypotoxique » du Dr Seignalet, vous connaissez (voir le n° 72 de Belle-Santé). Ses promesses (minceur, forme, rémission ou guérison de nombreuses maladies), vous y croyez. Mais quant à vous y mettre… non, vraiment : trop d’interdits, trop astreignant, trop triste… Vraiment ? Et si, après l’avoir testé, on vous prouvait que « manger Seignalet » au quotidien est plus facile qu’il n’y paraît et qu’en plus, vous allez vous régaler ?

Plus de blé ni de maïs, plus de pain, de lait ni de fromage, plus de steak grillé ni de jambon cuit, moins de sel, que du cru ou presque, plus de plats préparés ni de boîtes de conserves, plus de bière ni de chocolat au lait... C’est vrai qu’il y en a des choses à supprimer, et des bonnes !
À première vue, le régime Seignalet peut ainsi paraître rébarbatif, voire impossible à mettre en œuvre quand on travaille, qu’on déjeune à l’extérieur, qu’on fait ses courses en vitesse au supermarché le samedi, qu’on a 5 minutes chaque soir pour préparer le repas, que la famille entière n’est pas convaincue des bienfaits de la méthode...

Une autre façon de voir les choses
Et si l’on considérait plutôt tout ce qui est autorisé et ce qui peut remplacer les aliments interdits ? Si l’on acceptait l’idée de ne pas s’y mettre d’un seul coup, mais petit à petit, en douceur ? Si, jour après jour, on changeait un aliment pour un autre, jusqu’à en arriver à suivre intégralement, et tranquillement, tous les principes du régime ? Si l’on prenait le temps de découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles recettes, de nouveaux goûts ?
Car, quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu’il s’agit moins d’un régime que d’une réadaptation de l’alimentation aux besoins originels du corps. Si lui s’y retrouve, on devrait ne pas y perdre non plus ! On ne parle plus alors de privation, encore moins de punition, mais d’un cadeau fait à soi-même, d’un retour à ce qui est bon. Pour la santé, et pour la gourmandise aussi !

Quelques habitudes à changer
Bien sûr, les industriels de la distribution alimentaire n’aident pas à aller dans le sens du régime ancestral : on trouve du blé partout, depuis le simple paquet de gâteaux secs jusqu’au moindre plat préparé ; les protéines du lait de vache entrent dans la composition de nombreux produits ; le sel règne en maître (et en quantités !) dans tous les rayons du supermarché ; on trouve souvent plus facilement une salade en sachet bourrée d’additifs et de conservateurs qu’une roquette fraîche... Alors, en pratique, il s’agit d’abord de faire ses courses différemment, et de choisir avec discernement les produits et les magasins où l’on peut les trouver.

La nouvelle liste de courses
Pour le Dr Seignalet, le blé est plus qu’un ennemi, c’est un monstre, du fait des immenses transformations qu’il a subies au cours des siècles. Comme toutes les céréales qui ont ainsi «muté», il est à proscrire absolument. Or, du blé, on en trouve partout, et parfois là où on l’attend le moins. Vous le débusquerez ainsi dans le pain, bien sûr, mais aussi dans les croissants et viennoiseries, les gâteaux et biscuits, les pâtes à pizza ou à tarte, les biscottes, les pâtes et semoules... ou encore dans d’autres aliments à priori insoupçonnables. Presque tous les plats préparés en contiennent, on en trouve même dans des lentilles cuisinées, dans la sauce soja (mais pas dans un de ses équivalents, le tamari), certaines figues sèches sont enveloppées de farine de blé... pour ne citer que quelques exemples.
Même problème avec les produits laitiers : les protéines de lait entrent dans la composition de nombreuses soupes, sauces, ou autres préparations industrielles.
La première règle à observer en faisant les courses est donc de décrypter les étiquettes de tous les produits dans le détail avant de les déposer dans le caddie.

Alors, qu’est-ce qu’on mange ce soir ?

À la question classique et quotidienne de toutes les mères de famille, la réponse est multiple... et savoureuse !
Dans le régime Seignalet, on mange beaucoup de légumes verts ou de légumes secs, de légumineuses, de crudités, de fruits frais.
Les protéines animales paraissent au menu une fois par jour, pas plus, mais elles sont de qualité irréprochable : viande, poisson, œufs, sont bien sûr bio de préférence, et toujours extra-frais. Riz et quinoa sont eux invités à table beaucoup plus régulièrement, associés à des légumineuses ou à des oléagineux pour une meilleure assimilation de leurs protéines.
Courgettes râpées à l’orange, saumon frais aux lentilles, riz aux noisettes, jambon cru de montagne et ratatouille au basilic, salade de fruits frais à la menthe, moelleux de quinoa au chocolat noir.... C’est un régime triste, ça ? Lancez-vous ! Les premiers tâtonnements passés, vous vous direz merci ! Réussir son «Seignalet», c’est peut-être avant tout un état d’esprit avec la conviction bien établie que c’est la raison qui parle et qu’en plus... c’est bon !

Lire l'article de Laurence Wittner dans Belle-Santé n° 75

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