Je suis Sepia

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C’est comme ça, et pas autrement !

Le plus important dans la vie : que tout soit sous contrôle. Et la hiérarchie ainsi que le sens du devoir, respectés. Mes états d’âme, je me les garde pour moi. Qui a dit qu’on était là pour rigoler ?

Ma philosophie de vie

=> Sepia, c’est l’encre de seiche : celle que projette l’animal sous la mer lorsqu’il est menacé. Ce rideau noir lui permet de brouiller temporairement la vue de son assaillant de manière à disparaître pour se cacher. C’est exactement ma philosophie de vie, et ma couleur.
=> Ma couleur de vêtements, d’abord : je porte tout le temps le deuil en quelque sorte, le deuil d’une vie insouciante, simple, sans obligations pesantes…
=> ... et ma couleur de pensées, puisque je broie du noir plus souvent qu’à mon tour. C’est juste que je suis usée par la vie, les coups durs, les devoirs, les proches dont il faut s’occuper, tâche dont j’ai l’impression de toujours m’acquitter seule.
Bref : j’ai trop fait pour les autres et pas assez pour moi. Maintenant, j’en ressens une certaine amertume, sans rien dire je prends mes distances avec le théâtre de la vie, préférant rester seule, comme la seiche.

À table

=> Je déteste le lait et tout ce qui s’y rapporte, d’ailleurs j’y suis intolérante : je le digère mal.
=> Même chose pour la viande, les graisses, tout ce qui donne une texture ou un arrière goût "soyeux/lipidique" me révulse.
=> En revanche, j’apprécie les aliments amers et acides, qui correspondent aussi à mon tempérament. Oui aux pickles, agrumes, jus de citron, à la chicorée, au café, thé bien infusé (amer), vinaigre, aux cornichons, câpres, à la choucroute et autres aliments lactofermentés…
=> Oui aussi aux sucreries, ainsi qu’à l’alcool, avec modération pour les deux cependant car je n’ai pas une digestion très facile, donc je me méfie.

Mon apparence

=> Se vêtir correctement est un devoir, il convient de se présenter "propre" et faisant "des efforts". Si ce n’était que pour moi, dans l’ensemble, je m’en fiche comme de l’an 40, ainsi que de tout le reste en fait. Ma tenue est plutôt stricte, noire ou en tout cas foncée, hyper classique, et souligne généralement la discipline que je m’impose également – toujours tout contrôler. Quand je vois comment certains enfants ou ados s’habillent pour aller à l’école… mais comment les parents supportent-ils de les laisser traîner ainsi ? En guenilles, bariolés, dans des jeans à trous, et j’en passe ? Ça me dépasse. En fait, je suis exactement ce que l’on attend de moi, y compris pour la garde-robe : irréprochable, modèle.
=> Même logique pour mon corps, il doit (devrait en tout cas) être, sinon parfait, au moins contrôlé. Je fais donc tout pour rester mince (et j’y parviens très bien), notamment du sport, parfois avec violence, parfois à outrance. D’ailleurs, quand je transpire, que je "lutte", ça me fait du bien, aussi je fais partie de celles qui courent plusieurs fois par semaine (et s’entraînent pour le marathon), ou encore inscrites aux cours collectifs de Cross Fit et autres disciplines très dynamiques : marcher mollement sur un tapis mou, ou faire des étirements et postures de yoga alanguies, pas pour moi merci !

Mes proches

=> Si je suis occupée, tout va bien, me voilà joyeuse, déterminée, dynamique, plutôt ouverte. Par exemple, j’adore la musique, danser, chanter, bouger ! Je suis bien dans le mouvement, l’étourdissement.
=> Mais dans les périodes de désœuvrement, c’est une autre limonade : je m’irrite facilement, je boude, je suis d’une humeur de dogue. Je navigue ainsi entre les phases d’activité tumultueuse et celles de repli.
=> Comme j’ai l’impression d’être toujours "inférieure", je m’écrase et j’obéis, que ce soit à mon patron, mon mari, mon voisin ou mon gardien d’immeuble. Et comme chacun sait, la meilleure défense étant l’attaque, lorsque je me sens vraiment "pas à ma place", je deviens négative, pessimiste.
=> Je suis une vraie mère poule avec mes enfants : je les couve, je les étouffe peut-être un peu, mais le monde est si dur… Ne serais-je pas une mauvaise mère si je ne les surprotégeais pas, tant qu’ils sont petits en tout cas ? Quand ils sont nés, pourtant, j’ai eu un peu de mal à me faire à cette nouvelle vie, à ma nouvelle condition de maman, j’ai déprimé, avec la nette impression de ne pas être à la hauteur. Mais je me suis reprise : une mère ne doit pas baisser les bras, elle doit s’occuper correctement de ses enfants.
=> Mes relations conjugales ne sont pas folichonnes : les rapports sexuels ne sont qu’une corvée, un "devoir conjugal", que j’accomplis avec résignation, mais franchement, si je pouvais m’en passer… Mon mari en tout cas, c’est l’autorité à la maison, et il est hors de question pour moi de m’y opposer. J’obéis et je fais "ce qu’on me dit", ayant un grand respect de l’autorité.

Ma santé

=> Je suis fatiguée, de tout. Pourtant, sur un plan physique, globalement, je n’ai pas trop à me plaindre, si ce n’est d’une mauvaise circulation (jambes lourdes, varices…) et d’affections génito-urinaires répétées (cystites, mycoses, endométriose, syndrome prémenstruel, douleurs de règles, congestion de l’utérus, sécheresse vaginale, bouffées de chaleur, grossesse difficile avec nausées, migraines et maux de dos liés au cycle menstruel ou à la fatigue…).
=> À force c’est pesant, quand même, quand j’y pense. Peut-être la raison pour laquelle j’ai constamment l’air maussade et, de fait, je suis une déprimée chronique. C’est que je vis au rythme des petites contrariétés, et cela finit par me miner.
=> En parlant de mine, j’ai des taches brunes ou jaunes sur la peau, je "marque" et je souffre d’ailleurs souvent de petits troubles cutanés (acné, eczéma, mycoses cutanées, herpès, psoriasis, réaction allergique). Rien de grave non plus, mais ces manifestations disgracieuses sont là pour me rappeler qu’on ne contrôle pas tout dans la vie et je crois que c’est ce qui m’énerve le plus.

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