La cuisine anti-crampes

Des fruits et des légumes sous toutes leurs formes, frais, secs, verts ou toutes de les couleurs... Pas trop de protéines animales, ni de sel, ni de "mauvaises" graisses... De l'eau plutôt que de l'alcool ou du café, une alimentation plus alcalinisante qu'acidifiante... Encore une fois, la cuisine santé rime avec Seignalet (faut-il s'étonner ?). Avec un axe fort pour éviter les crampes : il faut minéraliser le terrain !

MARS N'EST PAS LE MOIS LE PLUS GÉNÉREUX SUR LES MARCHÉS…
Cette intersaison voit les productions naturelles se ralentir, légumes et fruits sont comme en hibernation, entre hiver et printemps. On trouve quelques kiwis bien verts, des oranges et des pomelos bien fournis en vitamine C, quelques pommes et, bien sûr, tous les légumes qu’on trouve toute l’année (pommes de terre, carottes, salades, herbes aromatiques), et encore quelques choux, mais à part cela…
À part cela, on a toujours la solution des surgelés, qui conservent aux végétaux la plus grande partie de leurs propriétés nutritionnelles, pour peu qu’ils soient nature et congelés dès leur cueillette : à nous les épinards, brocolis, haricots (verts), châtaignes, fruits en cubes pour les salades, les mueslis et les coulis !
Et puis, les fruits et légumes secs n’ont pas de saison, et ils sont fortement recommandés dans le cas qui nous occupe : amandes, pistaches, noisettes, abricots et raisins secs, pruneaux, figues, haricots, lentilles, pois chiches… On fait le plein !
On n’oublie pas la bouteille d’eau salvatrice, on rend tout de même une petite visite au poissonnier (avec une préférence pour le saumon), et l’on est prêt à passer en cuisine.

QUELQUES COURSES AVEC VOUS, LES CONSEILS D'ANNE DUFOUR
PERSIL
Il est tellement commun qu’on oublierait presque d’en avoir toujours chez soi. Le persil, avec sa grande richesse en vitamines C et A, et sa remarquable teneur en potassium, magnésium, calcium et fer, est pourtant une petite herbe bien précieuse. Frisé ou plat, il offre de plus des saveurs nuancées, accompagne avec bonheur une multitude de plats, complète un assaisonnement, parsème des légumes secs ou des salades, relève une assiette de légumes ou parfume des céréales ou des viandes. La médecine traditionnelle lui reconnaît des vertus stimulantes et toniques. Sur le marché, on le choisit bien vert et la tige ferme. On peut le conserver jusqu’à une semaine, lavé et épongé, dans le bas du réfrigérateur, ou le garder en bouquet dans un verre d’eau. À savoir, c’est lorsqu’il est frais qu’il s’avère le plus intéressant, en saveur comme en apports nutritionnels : le séchage lui fait perdre beaucoup de ses atouts.

PRUNEAU
On sait bien que le pruneau est un fruit sec, on oublie parfois qu’il s’agit en fait d’une prune séchée. Potassium, magnésium, phosphore, calcium, cette mine de minéraux est également riche en fibres et en sorbitol, ce qui lui confère ses propriétés laxatives bien connues (pour potentialiser son action dans ce cas, on conseille de le consommer après trempage, et juste avant le coucher). Le pruneau originaire d’Agen est renommé pour son goût et sa qualité. Il faut le choisir bien noir, un peu fripé mais charnu, brillant et moelleux. On peut le croquer comme une gourmandise, nature, mais il est parfait également dans les desserts (le far breton est un classique), en compote, ou en accompagnement de plats salés, depuis le lapin picard aux pruneaux jusqu’aux tajines marocains. Son seul défaut est qu’il est, comme tous les fruits séchés, un peu riche également en calories…

HARICOTS SECS
Riches en fibres, en minéraux et en vitamines, sources de protéines végétales, bien pourvus également en antioxydants et en phytostérols, plutôt alcalinisants, les haricots secs ne cessent de démontrer leur intérêt pour la santé. On les associe ainsi à la prévention du diabète ou des maladies cardiovasculaires, voire de certains cancers, s’ils sont consommés régulièrement (avec d’autres légumes secs) et ils auraient aussi un rôle positif sur la flore intestinale. On classe généralement les haricots en trois catégories, en fonction de leur couleur : les verts (comme les flageolets), les blancs (lingots, cocos…) et les colorés (jaunes, roses, rouges, noirs… parmi lesquels les adzukis, mungos, etc.). Sauf s’ils sont très frais, ils demandent quelques heures de trempage et une cuisson assez longue, gage de leur moelleux et de leur saveur. Derniers avantages de ces petits trésors (trop souvent injustement boudés), ils se révèlent particulièrement économiques à l’achat et peuvent se conserver très longtemps avant d’être consommés.

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