La cuisine du côlon apaisé

Le syndrome de l’intestin irritable ne se traite pas sans une assiette adaptée. Il en est qui précisent, à la suite du Dr Seignalet, qu’une alimentation étudiée constitue le "traitement" le plus efficace pour maîtriser les troubles, et souvent les douleurs qui en résultent.

Et ceux qui l’ont déjà adopté le disent bien souvent : ce «régime» qui n’en est pas vraiment un (plutôt une réadaptation des principes qui gouvernent le contenu de nos assiettes) procure rapidement un vrai soulagement.

LE MANTRA DU MOIS
PROBIOTIQUES + FIBRES + OMEGA 3, À CHAQUE REPAS ! »

Avril voit les températures remonter, les cieux s’éclaircir et les étals du marché se garnir des premiers produits de printemps. Les jeunes asperges sont bien tendres, les radis très frais et leurs feuilles bien croquantes, pissenlit et ciboulette riches en inuline (favorable au confort digestif) sont arrivés, on trouve encore des poireaux et des bananes pour compléter leur action, et déjà quelques concombres. On n’oublie pas l’ail, l’oignon et les échalotes. Les fruits d’hiver, et notamment tous les agrumes, sont encore présents, profitons-en. Chez le marchand de légumes secs, on choisit les moins "durs" : lentilles (essayez les lentilles corail, à la si jolie couleur et qui cuisent si vite !), pois cassés, flageolets… Au rayon épices, on focalise d’abord sur le gingembre (que l’on peut aussi choisir chez le primeur en rhizome entier) et le curcuma. Menthe poivrée et réglisse (pour les tisanes) complètent la liste des courses. Et enfin, passage obligé chez le poissonnier. En revanche, on passe sans s’arrêter devant le fromager (et on "oublie" aussi le lait, s’il est de vache), on ne parle au boulanger que s’il propose des spécialités sans gluten (et si possible aussi sans maïs), chez le boucher on choisit de préférence les morceaux les moins gras, surtout s’ils peuvent se déguster crus, en carpaccio ou tartare. Encore quelques petits à-côtés gourmands ou gourmets (lait de coco, nuoc mâm…), et on est prêt à passer à la cuisine.

QUELQUES COURSES AVEC VOUS, LES CONSEILS D'ANNE DUFOUR
LAIT DE COCO
À ne pas confondre avec le jus de la noix de coco (l’eau de coco) qui est contenue naturellement dans le fruit, le lait de coco provient du mélange de sa pulpe broyée avec de l’eau. On le trouve facilement tout fait, même en grandes surfaces, en boîte ou en brique. Dans son contenant fermé, il peut se conserver jusqu’à 2 ans. Une fois ouvert, il doit être gardé au réfrigérateur et être consommé dans les 3 à 4 jours. À la base des currys indiens (de viande, de légumes ou de poisson), le lait de coco, assez gras, n’est pas le plus diététique qui soit. Mais sa saveur douce et sucrée est incomparable. On peut l’ajouter, tel quel, en petites quantités, en base de sauce dans de nombreuses préparations sucrées-salées. Il peut aussi servir, une fois allongé d’eau et parfumé de coriandre ou d’épices variées, de "court-bouillon" savoureux pour saisir les poissons.

MENTHE POIVRÉE
La menthe poivrée est une plante vivace, aux feuilles ovales d’un beau vert foncé. Elle est connue et employée depuis l’Antiquité pour ses propriétés médicinales : tonifiante et fortifiante, elle est aussi antispasmodique et réputée pour combattre les lourdeurs, ballonnements et autres gaz des digestions difficiles comme le syndrome du côlon irritable. Elle peut être utilisée en tisanes et décoctions, ou sous forme d’huile essentielle. Attention, sous cette forme, elle est déconseillée aux femmes enceintes (elle peut avoir une action abortive et neurotoxique) ainsi qu’aux jeunes enfants (jusqu’à 6 ans). Elle ne doit jamais non plus être appliquée pure sur la peau.

NUOC MÂM
Le nuoc mâm est une sauce vietnamienne à base de petits poissons fermentés dans une saumure durant plusieurs mois. On connaît plusieurs types de nuoc mâm, selon les espèces ou les mélanges de poissons utilisés, mais le plus connu et apprécié est uniquement à base d’anchois. Attention : il est très salé, et son goût peut être très fort. Mais il a l’avantage de ne pas contenir de gluten. Dans une préparation ou pour une base de sauce, 1 à 2 cuillerées à café suffisent largement, et mieux vaut l’ajouter en toute fin de cuisson, sa saveur se renforçant encore sous l’effet de la chaleur. Allongé d’eau et de jus de citron et agrémenté de gingembre, il peut aussi remplacer la sauce soja pour relever des morceaux de poisson cru. On en trouve maintenant facilement un peu partout, dans les rayons asiatiques des grandes surfaces comme dans les magasins bio.

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