La diverticulose : l’affection du côlon la plus fréquente

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La diverticulose était encore pratiquement inconnue au début du XXe siècle. En 1907, seuls 25 cas avaient été répertoriés dans la littérature scientifique ! On ne les considérait que comme de simples « curiosités » médicales.

Les diverticules sont des petites hernies se développant le long de la paroi du côlon, plus particulièrement dans la dernière partie du côlon descendant (zone du bas-ventre située à gauche). Le fait d’avoir un ou plusieurs diverticules s’appelle la diverticulose. On bascule dans la diverticulite quand il y a inflammation des diverticules. Et quand la diverticulite dégénère, on s’expose à des perforations intestinales, voire à une péritonite dans les cas les plus graves. On considère que 10 à 25 % des personnes atteintes de diverticulose souffriront un jour de diverticulite.

UNE MALADIE DE CIVILISATION
Le terme diverticulose est apparu pour la première fois en 1914. Depuis cette époque, la maladie a progressé à un rythme effréné, au point qu’elle est devenue aujourd’hui l’affection du côlon la plus courante dans les pays industrialisés.

Qu’a-t-il donc bien pu se passer pour que l’on assiste à cette flambée de diverticulose ?
La réponse est venue au début des années 1970, à l’occasion de la publication d’une étude intitulée : « Diverticulose du côlon : une maladie de carence de la civilisation occidentale » (1). À quelle carence est-il fait référence ? À celle en fibres végétales ! De fait, la ration alimentaire quotidienne en fibres a considérablement diminué au fil des décennies. En cause : le raffinage des céréales et une alimentation de plus en plus carnée.
Résultat : une consommation 3 à 4 fois moindre de fibres dans les pays industrialisés que dans les pays d’Afrique noire, par exemple, où la diverticulose est pour ainsi dire inconnue – du moins, tant que l’on n’adopte pas le modèle occidental !

AVEZ-VOUS LA FIBRE VÉGÉTARIENNE ?
Comme l’explique le Dr Thierry Schmitz, « les fibres végétales agissent comme des éponges. En effet, ce sont elles qui absorbent et retiennent l’eau qui imprègne le bol fécal. Les matières fécales plus liquides transitent alors plus facilement et plus rapidement à travers le côlon ».

AMÉLIORER LE TRANSIT INTESTINAL
La diverticulose apparaissant comme la complication locale d’un mauvais transit intestinal, la priorité consiste donc à améliorer le transit en mettant en œuvre une série de mesures simples : augmenter graduellement l’apport en fibres, réduire drastiquement la consommation de produits céréaliers raffinés, boire suffisamment (en particulier au cours des repas), manger moins de viande, bien mastiquer sa nourriture et pratiquer une activité physique régulière.

STRATÉGIE DE SOINS À METTRE EN ŒUVRE
Stade de la diverticulose
=> Veiller à maintenir un bon transit, sachant que la diverticulose est une complication locale d’un mauvais transit intestinal.

Stade intermédiaire entre la diverticulose et la diverticulite
=> Mettre en œuvre, sans attendre, les consignes de base suivantes :
- alimentation plus riche en fibres et plus pauvre en viandes et graisses saturées d’origine animale ;
- hydratation et mastication suffisantes ;
- activité physique régulière ;
- meilleure gestion du stress.
=> Une complémentation en probiotiques est également bienvenue.
=> Dès lors qu’il y a suspicion de diverticulite, un diagnostic médical devient nécessaire.

Stade de la diverticulite non sévère
=> Il devient alors pertinent d’empêcher une éventuelle infection des diverticules et l’apparition d’abcès en ayant recours à un complexe aromatique anti-infectieux à visée intestinale, que l’on accompagne par la prise de chlorophylle magnésienne.
=> À la suite de ce traitement, embrayeR sur une cure de probiotiques et de curcumine pendant au moins 2 mois.

Stade de la diverticulite sévère
=> Le traitement d’une diverticulite sévère est bien entendu du ressort exclusif de la médecine conventionnelle. Le patient hospitalisé est mis à la diète et soumis à un traitement médicamenteux, essentiellement composé d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires intestinaux. Après être sorti de l’hôpital, le patient, paradoxalement, doit veiller à ce que son alimentation ne soit pas enrichie en fibres avant un certain délai, généralement un mois.

(1) Painter NS & Burkitt DP, British Medical Journal, 1971

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