La fièvre : ne la traitez plus en ennemie !

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Lorsque nous la sentons monter, nous combattons bien souvent la fièvre à coup d’aspirine ou de paracétamol. Notre but : nous en débarrasser au plus vite ! Nous avons tort car la fièvre a son utilité, une utilité qui dépasse parfois ce que nous pourrions imaginer…

La fièvre nous rend patraque. Nous nous sentons mal et n’avons qu’une envie : rester au lit. C’est indubitablement ce que nous devrions faire mais, dans une société où nous devons faire preuve de productivité en permanence, l’absentéisme est mal accepté et nous contraint souvent à nous attaquer à la fièvre comme à une ennemie.
Pourtant, la fièvre est bénéfique. C’est un moyen qu’utilise le corps pour se défendre et, par conséquent, se protéger et nous protéger. Elle neutralise et désagrège les substances toxiques, virus, microbes et permet ainsi au corps de les éliminer. Elle continuera à faire son œuvre tant que les intrus ne seront pas sous contrôle. La fièvre n’est donc pas un signe de maladie, mais un outil de guérison.

UNE ARME NATURELLE
En augmentant la température du corps à 38°, 39° ou même 40°, la fièvre crée un terrain défavorable aux microbes, les affaiblit et les empêche de se multiplier. Elle stimule aussi le système immunitaire et aide les lymphocytes à atteindre plus vite le lieu de l’infection. De plus, les enzymes et beaucoup d’autres substances de défense produites par les cellules fonctionnent seulement dans un milieu acide et chaud. Ce processus de chaleur met donc l’organisme dans les conditions de réagir le plus efficacement possible face à l’infection.

FAITES-LUI CONFIANCE !
En coupant la fièvre, on empêche l’élimination correcte des microbes, ce qui, à plus ou moins long terme, entraînera irrémédiablement des rechutes. Le recours systématique aux médicaments fébrifuges a certes diminué les maladies aiguës, mais il a favorisé l’augmentation des maladies chroniques...

UNE PROTECTION CONTRE LES TUMEURS
Lorsque le corps réagit face à une infection, il produit aussi des facteurs anti-tumoraux. Non, vous n’avez pas mal lu, la fièvre peut vous protéger contre les tumeurs ! Diverses études ont mis en évidence la relation fièvre-tumeur.
Dans les cas de rémission spontanée des leucémies chez les enfants, la fièvre est présente dans 80 % des cas et, au cours des rémissions du mélanome, dans 31 % des cas.
D’autres études ont en outre mis en évidence le fait que l’organisme exposé pendant 6 heures à une température de 41° se mettait à produire des lymphocytes T très actifs contre les tumeurs.
Confrontées à la chaleur, on constate que les cellules tumorales sont fragilisées alors que les cellules saines résistent bien à cette hausse de température. Une température qui passe de 37° à 42° induit littéralement la mort des cellules cancéreuses. Cette constatation a été à la base de la mise au point du traitement hyper-thermique contre les tumeurs, une thérapie qui provoque une fièvre « de manière artificielle ».

DANS QUELS CAS FAUT-IL COUPER LA FIÈVRE ?
Quand le malade est trop affaibli et que les microbes sont trop nombreux et virulents pour que son système immunitaire soit en mesure de se défendre. Dans ce cas, une fièvre élevée présenterait un danger et le recours aux médicaments qui font baisser la température et tuent les microbes devient alors nécessaire.
Au-delà d’une certaine température, il existe en effet un risque réel. Respecter la fièvre ne signifie donc pas se laisser submerger par une température flirtant avec les limites dangereuses, mais bien la soutenir et la contrôler lorsque celle-ci atteint un seuil trop élevé.

UN PETIT JEÛNE ?
Pour permettre au corps de se défendre efficacement contre l’infection, il est nécessaire de le mettre au repos afin qu’il puisse concentrer toute son énergie dans la lutte contre les intrus. Rester au lit est donc fortement recommandé et ce dans une chambre calme et bien aérée.
Mais il est également conseillé de mettre le système digestif au repos par un jeûne temporaire ou une diète de bouillon chaud. La reprise alimentaire normale se fera progressivement lorsque la fièvre commencera à descendre mais, en phase aiguë, mettre le système digestif au repos est tout indiqué.
Par contre, boire suffisamment est très important. Lorsqu’on est fiévreux, on transpire beaucoup et il est nécessaire de se réhydrater régulièrement. De plus, cet apport de liquide facilite l’évacuation des poisons. Que boire alors ? De l’eau à température ambiante et des infusions non sucrées comme la verveine, la camomille, la menthe et le tilleul.

LES PLANTES FÉBRIFUGES
> Le saule blanc (Salix alba)
> La reine-des-prés (Spiraea ulmaria)
> Le tilleul (Tilia cordata)
> La camomille romaine (Anthemis nobilis)
> L'eucalyptus (Eucalyptus globulus)
> Le sureau noir (Sambucus nigra).
Elles se prennent toutes en infusion.

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