La fracture de Jones

Un accident vraiment casse-pieds !
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Un hématome important et douloureux sur le rebord extérieur du pied, après une entorse de cheville, un faux pas ou un choc direct ? Il s’agit probablement d’une fracture de Jones, autrement dit une fissure du 5e métatarsien.

Difficile d’évoquer la fracture de Jones (FJ) sans aborder l’anatomie du rebord externe du pied et notamment celle du 5e métatarsien, cet os long qui relie le cuboïde, un os de l’avant-pied situé sur l’extérieur, au 5e orteil. Rappelons que le cuboïde s’accole au bord extérieur du calcanéum, l’os du talon. Mais alors, pourquoi le 5e métatarsien, qui se trouve à distance de la cheville et séparé d’elle par au moins deux os, est-il si exposé à une fracture dès lors que la cheville se vrille lors du mécanisme d’entorse ? Tout simplement parce qu’un muscle puissant, le court péronier latéral (CPL), s’insère sur la tête du 5e métatarsien par l’intermédiaire d’un tendon. Le rôle du CPL est simple : assurer la stabilité de la cheville en complément du ligament latéral externe de la cheville (LLE). Autrement dit, le 5e métatarsien, qui concourt à la stabilité de la cheville, se retrouve également concerné par le phénomène d’étirement propre à la torsion de cheville.

Tendon distendu

En effet, lors de l’entorse de cheville, une bascule brutale du pied vers l’intérieur étire au passage le LLE, et le CPL, qui passe sous la malléole externe, va être également étiré : il « tire » sur son insertion osseuse métatarsienne. Soumis à cette traction intense, le métatarse lâche et se fracture. Pour autant et fort heureusement, toutes les entorses de cheville ne s’accompagnent pas d’une FJ.

Trois types de fracture

Pour le médecin, il est important d’identifier le type de fracture, car il va conditionner le choix du traitement. Schématiquement, cette fracture peut se traduire de trois façons :

  • Fissure discrète de la tête du 5e métatarsien, cas le plus fréquent.
  • Simple arrachement osseux au niveau de la tête du métatarse ou, plus inquiétant, arrachement de l’ensemble de la tête avec déplacement important du foyer de fracture.
  • Fracture spiroïde, autrement dit en spirale, assez fréquente chez le danseur, par exemple.

> Radiographie systématique

> Immobilisation indispensable

 

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