La fracture de la cheville...

...Ou quand l'entorse se complique
Rubrique
Nid de poule ou trottoir mal négocié, chute dans l’escalier, sport… une fracture est toujours possible quand on se tord la cheville.

Petit rappel anatomique, indispensable pour mieux comprendre la physiopathologie de cette fracture très fréquente : la cheville correspond à une « pince osseuse » constituée de l’extrémité inférieure du péroné sur l’extérieur, ou malléole externe, et de l’extrémité inférieure du tibia à l’intérieur, ou malléole interne, ces deux extrémités osseuses reposant sur l’astragale, autrement dit, l’os situé juste au-dessus du calcanéum (os du talon). L’ensemble supporte le poids et chacun des deux os, péroné ou tibia, et il est susceptible de se fracturer au décours d’une entorse de cheville. On parle donc de fracture malléolaire (ou unimalléolaire) lorsque le péroné ou le tibia est fracturé, et de fracture bimalléolaire, en cas de fracture simultanée des deux os malléolaires.
La distinction est importante car elle conditionne le traitement !

Entorse de cheville

Parler de l’entorse de cheville (foulure) est incontournable lorsqu’on aborde la fracture de la cheville. En effet, l’entorse, qui est le mécanisme accidentel le plus fréquemment retrouvé au niveau de la cheville, notamment en sport, est aussi à l’origine de la plupart des fractures. Les causes d’entorse sont nombreuses, comme les sports à déplacement ou pivots rapides (course à pied, judo, hand-ball, football…), les accidents de la route (choc direct avec la pédale de voiture, chute de moto…), les chutes de lieux élevés (défenestration, échelle, arbre…). Enfin, certaines situations exposent tout particulièrement à la fracture, comme l’ostéoporose chez la femme ou la surcharge pondérale qui accentue les forces de pression sur la cheville.

Un craquement… mais pas toujours !

Jusqu’à preuve du contraire, toute entorse de cheville qui s’accompagne d’un craquement, d’une impotence fonctionnelle totale immédiate (impossibilité de mettre le pied à terre et de marcher) et d’une ecchymose (bleu) doit faire craindre une fracture de la cheville. Pour autant, attention à l’absence de perception d’un craquement : lors de l’entorse, la douleur vive et la surprise peuvent l’occulter. Car rien ne ressemble plus à une fracture de la cheville qu’une entorse sérieuse. D’autant que, dans les deux cas, la déformation est caractéristique : la malléole concernée gonfle rapidement et peut se recouvrir d’une ecchymose.
Enfin, lors des accidents très violents, l’un des fragments osseux peut venir perforer la peau, c’est la fracture ouverte, dont le traitement doit s’effectuer en urgence, risque d’infection oblige.

> Glaçage d'abord…

Avant de consulter, et comme lors de toute entorse, il faut « refroidir » l’articulation par l’application de glaçons dans un sac en plastique ou d’alcool à 60° sur une compresse et ce, afin de diminuer l’oedème ou l’hématome. La douleur doit être soulagée par des antalgiques.

> … puis radiographie ensuite

> Plâtre, réduction voire intervention

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