La lucite estivale bénigne

Gare aux premiers rayons de soleil !
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Des petits boutons rouges sur les zones découvertes aux premiers rayons de soleil de l’année ?
Ne cherchez pas très loin : vous souffrez peut-être d’une lucite estivale bénigne.

Environ 10 % de la population adulte, en majorité des femmes (90 % des cas) âgées d’environ 25 à 30 ans, présentent une allergie au soleil. Autrement dit une photodermatose. Rien d’étonnant donc si les premiers rayons de soleil du printemps et d’une façon générale les vacances représentent les périodes propices à cette allergie qu’on appelle « allergie solaire des vacances » ou encore « lucite estivale bénigne » (LEB), possible aussi en hiver (sports d’hiver).

Des vésicules rouges…

La LEB n’est pas très difficile à diagnostiquer. Elle apparaît 2 à 3 jours après une exposition solaire intense (naturelle ou artificielle), voire dans les heures qui suivent, et se manifeste par des petites vésicules rouges sur les zones découvertes – décolleté, épaules, bras, jambes – ou par un aspect granité de la peau. Les démangeaisons sont importantes. Fait important pour le diagnostic, le visage est épargné, contrairement aux autres allergies (voir encadré). Tout rentre dans l’ordre en une dizaine ou une quinzaine de jours.

… chaque année

Si la LEB régresse au cours de l’été, elle va récidiver l’année d’après lors de la première exposition solaire importante et peut même s’aggraver : augmentation de la surface corporelle touchée, pour une intensité solaire moindre et donc, un début plus précoce dans l’année. D’où l’intérêt des mesures de prévention pour en limiter la sévérité.

Des médicaments…

À l’instar des allergies, la LEB peut être améliorée par le traitement médicamenteux qui comporte en prévention des antipaludéens de synthèse, à commencer une semaine avant la première exposition solaire, mais aussi la vitamine A et ses dérivés. Au stade des lésions, les corticoïdes et les antihistaminiques vont calmer l’éruption et les démangeaisons.

… mais surtout des précautions

Sans surprise, l’exposition solaire doit être progressive. À condition d’être bien encadrées par un profes­sionnel, des séances en cabine de bronzage peuvent être recommandées en cas de LEB résistante au traitement et ce, 5 à 7 semaines avant le départ en vacances. Comptez une bonne quinzaine de séances. Au soleil, la peau doit être protégée par des crèmes antisolaires et les parties naturellement découvertes doivent être protégées (manches et pantalons longs, tour de cou, etc.). Enfin, n’hésitez pas à vous mettre à l’ombre lorsque le soleil est particulièrement ardent.

Et l'homéopathie

En prévention, essayez Sulfur 15 CH, 10 granules par semaine, en une prise, pendant le mois qui précède l’exposition. L’homéopathie peut être utile en début d’exposition solaire toujours avec Sulfur 15 CH mais aussi avec Apis mellifica 15 CH, 3 granules matin et soir.

À ne pas confondre avec :

=> L’urticaire au soleil. Elle se manifeste par des lésions accompagnées de démangeaisons importantes, à l’instar du contact avec des orties. À la différence de la LEB, l’urticaire est précoce et débute dès les premières minutes d’exposition, même sous un soleil de faible intensité.

=> La lucite polymorphe (LP). Liée au soleil, cette photodermatose concerne indifféremment l’homme et la femme. Elle se manifeste au niveau du visage, un à deux jours après l’exposition, par des vésicules et des papules accompagnées de démangeaisons. La LP persiste tout au long de l’été, pour récidiver chaque année, voire s’aggraver.

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