La Maladie d’Alzheimer

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Seulement, à force d’imaginer le pire, on en oublie que le pire n’est pas toujours sûr…

IMAGINEZ…
Imaginez un instant qu’il existe une substance capable d’agir efficacement dès l’apparition de troubles cognitifs légers, permettant ainsi de décaler dans le temps l’éventuel basculement dans la maladie d’Alzheimer ? Le Dr Judes Poirier, professeur à l’Université McGill à Montréal, en rêve à haute voix : « Si on avait un médicament qui nous permettait de repousser de 5 ans l’apparition de la maladie, on pourrait réduire de moitié le nombre de cas d’Alzheimer en une génération ».

Imaginez un instant qu’il existe une substance capable de freiner durablement l’évolution de la maladie et de retarder d’autant le glissement vers la dépendance totale et donc le placement en établissement spécialisé, avec tous les frais que cela implique ? Désolé de mettre l’accent sur l’aspect financier des choses, mais selon les derniers chiffres à disposition, le coût moyen d’une place en Ehpad (Établissement d’hébergement pour personne âgée dépendante) est de 34 704 € par an, soit 2892 € par mois !

Imaginez un instant que ce fol espoir de tenir Alzheimer en respect n’ait rien de chimérique et qu’il existe bel et bien une substance en mesure de relever le challenge ? Cette substance, d’origine alimentaire, porte un nom pas très sexy : « triglycérides à chaîne moyenne ». Pour faire plus court, on dit TCM. L’huile de coco en contient à foison.
À l’image du pétrole brut transformé en carburant pour véhicules, l’organisme convertit ces TCM en carburant de secours pour un cerveau qui, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, doit faire face à une crise énergétique dont les effets sur les neurones sont dévastateurs. L’intérêt thérapeutique des « corps cétoniques » – le carburant de secours en question ! – est devenu à ce point évident qu’ils méritaient qu’on leur consacre un dossier spécial.

UNE MALADIE DE VIEUX…
Commençons par tordre le cou à une idée reçue : non, Alzheimer n’est pas une effroyable maladie de la vieillesse ! Même si elle affecte 5 % de la population après 65 ans et 20 % après 85 ans, elle n’est pas pour autant une conséquence inéluctable du vieillissement. Demandez ce qu’elles en pensent à des personnalités aussi diverses que Philippe Bouvard (85 ans), Valéry Giscard d’Estaing (89 ans), Jean d’Ormesson (90 ans), Michel Galabru (92 ans) ou Edgard Morin (93 ans) qui, malgré leur âge respectable, demeurent toujours aussi vaillantes, intellectuellement parlant. Comme quoi il convient d’établir un distinguo entre vieillissement normal et vieillissement pathologique du cerveau.

… OU LA MALADIE D'UN MONDE VIEILLISSANT ?
Le plus préoccupant, en réalité, c’est l’évolution de la pyramide des âges, marquée par un vieillissement général de la population dans les pays industrialisés. Au cours du XXe siècle, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans a pratiquement triplé et d’ici à 50 ans, les personnes âgées devraient représenter presque 35 % de la population totale ! On peut donc s’attendre à une explosion du nombre de cas d’Alzheimer. Les plus pessimistes prédisent entre 130 et 160 millions de malades à l’horizon 2050 ! Un chiffre colossal, mais qui n’a rien d’irréel quand on sait qu’un nouveau cas d’Alzheimer se déclare actuellement toutes les 7 secondes dans le monde !
Plus contrariant, le Rapport Mondial Alzheimer 2011 souligne que dans les pays riches, seules 20 à 50 % des démences sont détectées et diagnostiquées à un stade précoce. Or, plus tôt le diagnostic est posé, plus grandes sont les chances de pouvoir ralentir leur évolution.

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