La préparation d’un élixir-mère pour faire des fleurs de Bach

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J’ai eu la chance de préparer un élixir-mère d’achillée blanche en plein cœur du Vercors. Venez avec nous dans la montagne pour observer les différentes étapes, c’est fascinant !

Mi-juin, nous étions un petit groupe de journalistes, uniquement des femmes, accompagnées d’un autre petit groupe de cueilleurs-préparateurs en fleurs de Bach, elles aussi 100 % féminines. Et nous voici en chasse de l’achillée blanche, petite fleur modeste et discrète, à ras de terre, qu’il convient déjà d’apprendre à reconnaître et approcher au beau milieu de ce foisonnement de vie qu’est le Vercors montagnard. L’achillée blanche est LA plante des femmes par excellence, donc l’univers féminin est complet aujourd’hui ! En florithérapie, c’est la fleur que l’on prend lorsqu’on a besoin de se sentir protégé – des polluants, des mauvaises nouvelles, des ondes, des bruits, de la souffrance d’autrui… Je suis d’autant plus curieuse de rencontrer cette grande dame que je viens d’achever ma formation certifiante de « praticien en fleurs de Bach ». Aussi, toute cette matière théorique que j’ai travaillée ces derniers mois devient concrète, pratique, d’une évidence éblouissante au contact de la nature.

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Nous arrivons d’abord au laboratoire Deva, spécialiste des fleurs de Bach, implanté à Autrans en plein dans le Vercors. Laissons armes et bagages au laboratoire pour filer dans les hauteurs, sur la montagne. Chaussées pour crapahuter dans une montagne vraiment sauvage, où nous ne rencontrerons que quelques vaches visiblement heureuses d’être laissées à pâturer dans cet immense terrain de jeu pour l’été, nous portons tout l’attirail du randonneur de montagne. Ça tape (soleil) et ça souffle (vent), la terre est riche et bosselée, il y a des cours d’eau et des petites cascades… bref, tous les éléments nous accueillent avec de belles démonstrations de puissance. C’est clairement un lieu fort, énergétique, exempt de pollution, où préparer un élixir floral prend tout son sens.

 

La récolte

Comme c’est la saison de l’achillée blanche, voici notre groupe de femmes en chasse pour en prélever quelques dizaines de fleurs (pas plus !) à la montagne. Pas question de les cueillir à la main ni avec des ciseaux classiques ou autre sécateur.

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Nous utilisons deux cristaux, telles des lames de couteau, effectivement très coupants, qui ont l’avantage d'éviter que nos doigts ne touchent les fleurs, pour espérer un maximum de potentiel énergétique au final. Ces cristaux sont adaptés aux frêles achillées ; pour couper des fleurs d’arbres, costaudes bien campées sur leurs rameaux, il existe des ciseaux en céramique. Mais ce n’est pas le propos aujourd’hui.

La solarisation

Chacune d’entre nous rapporte quelques fleurs impeccables, triées sur le volet, et les pose avec précaution (surtout sans les toucher avec les doigts) à la surface d’un bol transparent rempli d’eau de source. Limpide ! Le bol est installé bien à plat, au sol, en plein soleil.

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Commence l’étape de la solarisation : la préparation se charge d’énergie solaire. Il faut donc une belle journée, pas de nuages et encore moins de pluie. La préparation se fait sur place, au beau milieu des achillées. Aucune ombre ne doit planer sur le bol (nuage, arbre, animal, humain…), à aucun moment, afin de ne pas perturber l’alchimie. Le bol reste ainsi quelques heures, veillé par les cueilleurs- préparateurs.
Au fil des heures, des mini-bulles se forment dans le bol, dont l’eau semble frémir. C’est assez troublant à observer. Lorsque nous nous le passons de main en main, toujours face au soleil, on ressent nettement comme une vibration. Certes faible, mais indéniable.

La mise en flacon

On filtre ensuite la préparation, et on la verse dans une bouteille à moitié pleine de cognac, excellent conservateur naturel. D’après les recherches et travaux en cris­tallisation sensible du physicien Joseph Ligné (méthode scientifique au chlorure de cuivre pour déterminer la force vitale d’un aliment, d’une boisson…), c’est en outre l’alcool qui stabilise le mieux et restitue le plus parfaitement les propriétés émotionnelles des fleurs.

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On obtient ainsi un flacon assez grand, rempli d’un mélange de cognac et d’eau « infusée » de fleurs. C’est l’élixir-mère, à partir duquel on pourra préparer plus tard, de retour au laboratoire, de nombreux petits flacons de fleurs de Bach. Nous diluerons de nouveau quelques gouttes de cet élixir dans un flacon déjà plein de cognac. Au final, pour soigner ses émotions, la posologie sera de   3 à 4 gouttes de ce petit flacon final, pures ou diluées dans de l’eau, 3 à 4 fois par jour durant 3 à 4 semaines.

Bilan de la journée

À l’issue de cette journée riche en impressions, où j’ai navigué entre « pieds bien ancrés sur terre » et « énergétique, ressentis, vibrations », ce qui était un grand point d’interrogation au départ (« mais comment sont fabri­quées exactement les fleurs de Bach ? ! ») est devenu une certitude et un apaisement. Oui, ces petits flacons contiennent bien plus qu’un « simple mélange d’eau, de fleurs et d’alcool ». Ils sont porteurs d’une harmonie, d’un génie qui ne saurait être expliqué aujourd’hui de manière « scientifique » et c’est très bien comme ça. C’est de l’énergie pure, la nature dans sa poche. De la magie ! Aux sceptiques qui ricanent que « ça ne fait du bien que parce que c’est de l’alcool », c’est exactement comme si l’on considérait un opéra sublime ou un concerto classique (Mozart, Beethoven…) comme un simple ensemble de notes de musique, de sons. Évidemment non, c’est le supplément d’âme, le génie ayant réuni « tout ça » qui en fait sa valeur, son intérêt, et force l’admiration et le respect et l’émotion de centaines de milliers de personnes, de tous temps et en tous lieux. Les fleurs de Bach, c’est la même chose : au final, une synergie efficace, fruit de l’alchimie entre le travail de la nature, des éléments et de l’humain.

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