La protéinurie

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La recherche de la présence de protéines dans les urines, comme la fameuse albumine, fait partie du bilan de santé habituel. Cet examen permet surtout de dépister une anomalie du fonctionnement rénal.

Vous l’avez déjà certainement vu à l’hôpital ou dans le cabinet du médecin : le praticien plonge parfois une bandelette réactive pendant quelques secondes dans les urines afin de diagnostiquer l’existence d’une protéinurie. Autrement dit la présence, anormale, de protéines dans les urines, dont l’albumine. La bandelette passe alors du jaune au vert. Plus la teinte est verte, plus la protéinurie est importante. Car il n’y a pratiquement pas de protéines dans les urines, à peine 150 mg/24 heures. En cause, leur volume assez important qui ne leur permet pas, à de rares exceptions (petites protéines d’origine plasmatique à l’état de traces), de passer à travers le filtre rénal. En clair, en temps normal, les urines ne contiennent peu ou pas de protéines car les reins les empêchent de passer dans les urines.

BLOCAGE RÉNAL
Le médecin prescrit souvent cet examen afin d’avoir un aperçu du fonctionnement rénal, avant une vaccination par exemple. Selon le type de protéine en cause, la protéinurie peut s’avérer grave en provoquant un encrassement des reins, synonyme de « blocage » et donc d’insuffisance rénale. Abondante, une protéinurie se manifeste par des œdèmes du visage et des jambes. On parle alors de « syndrome néphrotique ».

VALEURS NORMALES
La protéinurie s’effectue par un simple prélèvement d’urines. C’est la quantité de protéines émises par 24 heures (ou par litre) qui importe. Comme on l’a vu, en temps normal et de façon physiologique, les urines contiennent moins de 150 mg de protéines par 24 heures, soit un débit de 0,1 mg par minute. Au-delà de ces chiffres, on peut parler de protéinurie. Elle est qualifiée de faible en deçà de 1 g/24 heures, de moyenne entre 1 et 3 g/24 heures et d’abondante au-delà de 3 g/24 heures.

CAUSES HABITUELLES
Certaines pathologies ou circonstances favorisent l’émission de protéines dans les urines, comme lors de l’effort physique, du coup de chaleur, de la fièvre ou encore lors d’une poussée d’insuffisance cardiaque.

AUTRES CAUSES
- Diabète
- Hypertension artérielle
- Elévation sanguine des protéines
- Cancers
- Leucémies (gammapathies monoclonales)
- Nécrose musculaire (myoglobine) après un effet de garrot prolongé
- Anémie par destruction des globules rouges (hémoglobine).Vous l’avez déjà certainement vu à l’hôpital ou dans le cabinet du médecin : le praticien plonge parfois une bandelette réactive pendant quelques secondes dans les urines afin de diagnostiquer l’existence d’une protéinurie. Autrement dit la présence, anormale, de protéines dans les urines, dont l’albumine. La bandelette passe alors du jaune au vert. Plus la teinte est verte, plus la protéinurie est importante. Car il n’y a pratiquement pas de protéines dans les urines, à peine 150 mg/24 heures. En cause, leur volume assez important qui ne leur permet pas, à de rares exceptions (petites protéines d’origine plasmatique à l’état de traces), de passer à travers le filtre rénal. En clair, en temps normal, les urines ne contiennent peu ou pas de protéines car les reins les empêchent de passer dans les urines.
BLOCAGE RÉNAL
Le médecin prescrit souvent cet examen afin d’avoir un aperçu du fonctionnement rénal, avant une vaccination par exemple. Selon le type de protéine en cause, la protéinurie peut s’avérer grave en provoquant un encrassement des reins, synonyme de « blocage » et donc d’insuffisance rénale. Abondante, une protéinurie se manifeste par des œdèmes du visage et des jambes. On parle alors de « syndrome néphrotique ».
VALEURS NORMALES
La protéinurie s’effectue par un simple prélèvement d’urines. C’est la quantité de protéines émises par 24 heures (ou par litre) qui importe. Comme on l’a vu, en temps normal et de façon physiologique, les urines contiennent moins de 150 mg de protéines par 24 heures, soit un débit de 0,1 mg par minute. Au-delà de ces chiffres, on peut parler de protéinurie. Elle est qualifiée de faible en deçà de 1 g/24 heures, de moyenne entre 1 et 3 g/24 heures et d’abondante au-delà de 3 g/24 heures.
CAUSES HABITUELLES
Certaines pathologies ou circonstances favorisent l’émission de protéines dans les urines, comme lors de l’effort physique, du coup de chaleur, de la fièvre ou encore lors d’une poussée d’insuffisance cardiaque.
ATTEINTE RÉNALE
Une protéinurie permanente correspond le plus souvent à une atteinte du rein et des tissus qui le composent. Selon le taux de protéines émises, il est possible de suspecter la structure rénale exacte concernée. Plus de 3 g/24 h, il peut s’agir des glomérules, ces structures arrondies qui filtrent le plasma pour élaborer l’urine. Moins de 2 g/24 h, ce sont plutôt les tubules rénaux qui conduisent les urines jusqu’aux deux uretères qui sont en cause. De son côté, l’analyse précise de la ou des protéines retrouvées dans les urines, appelée électrophorèse des protéines (souvent mentionnée dans la demande d’analyse) permet de diagnostiquer avec plus de précision la pathologie. Car, dans certains cas, la protéinurie regroupe plusieurs protéines différentes. En cas de protéinurie importante, une biopsie rénale est parfois pratiquée.
PROTÉINES DE BENCE-JONES
Les protéines dites de « Bence-Jones » sont des protéines qui passent facilement à travers le filtre rénal du fait de leur très petite taille. Plus exactement, il s’agit de protéines issues d’immunoglobulines (on parle de «chaînes légères»), autrement dit d’anticorps. On les retrouve notamment dans le myélome (BS n° 112, février 2009).
POSITION DEBOUT
Une protéinurie peut apparaître en position debout et de façon intermittente. C’est la protéinurie dite « orthostatique ». Bénigne, elle survient le plus souvent chez le sujet jeune (10 à 20 ans), longiligne et pourvu d’une forte lordose (concavité marquée au niveau lombaire) sans que l’on sache exactement pourquoi. Pour affirmer le caractère orthostatique de la protéinurie, il suffit de doser les protéines dans les urines du matin (après s’être vidé la vessie à plusieurs reprises dans la nuit). L’analyse montre alors l’absence de protéines. En revanche, dans les urines émises 8 heures après le lever, les protéines sont présentes. La protéinurie orthostatique disparaît à l’âge adulte.
AUTRES CAUSES
- Diabète
- Hypertension artérielle
- Elévation sanguine des protéines
- Cancers
- Leucémies (gammapathies monoclonales)
- Nécrose musculaire (myoglobine) après un effet de garrot prolongé
- Anémie par destruction des globules rouges (hémoglobine).

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