L’autre connexion...

... une école dans la nature sauvage

Il fallait oser ! Cécile Faulhaber l’a fait : elle a quitté sa vie confortable de Parisienne aisée pour se lancer dans une autre vie, la vraie, celle qui a un sens. Il y a 18 mois sortait L’autre connexion, son film tourné au Canada. Histoire d’un virage pas banal…

Comment passe-t-on de manager d’une start-up florissante à la vie dans les bois et l’apprentissage d’un retour à la nature ? « C’est un accident de la route et la rencontre avec la mort qui a été le déclic, se souvient Cécile Faulhaber. Je me suis rendu compte à quel point ma vie n’avait pas de sens. Je gagnais beaucoup d’argent, certes… mais ressentais un immense vide intérieur ! »
Après de longues études et alors que le monde de la finance s’ouvrait à elle, la jeune femme alors âgée de 37 ans quitte tout cela – question de survie. Il y a ce vide existentiel qui la tarabuste.

Un mois sur le Chemin de Compostelle

C’est alors qu’elle décide de partir marcher. « La Parisienne que j’étais n’y connaissait rien à la nature, mais je me suis lancée seule entre Le Puy et la frontière espagnole, en novembre », raconte la réalisatrice. Et là, le miracle opère. La marche solitaire en pleine nature fut initiatique. Les hasards ont commencé à affluer. « Moi, l’ancienne citadine, je me suis connectée au vent, à la pluie et je suis revenue de Saint-Jean-Pied-de-Port transformée. Grâce à la marche, j’avais redécouvert la lenteur et trouvé le rythme juste. Et surtout, je m’étais reconnectée à la joie ! »

Woofing dans le Cantal

Mais voilà, que faire de tout cela ? Le retour à la ville n’est pas facile. Au grand dam de sa famille et de ses amis, Cécile plie bagages et part faire du woofing dans le Cantal, avant de lancer une épicerie bio dans une ancienne école de village du Forez, quelque part entre Saint-Étienne et Clermont-Ferrand. La rencontre avec ce monde de l’agriculture respectueuse de l’environnement, le contraste saisissant avec sa vie d’avant la mettent dans une colère noire. « Voilà 2 mondes qui sont aux opposés et ne se comprennent pas, constate-t-elle dépitée. Que faire ? »

Forest school

Cette école de la forêt, unique au monde (mais pas pour longtemps), la fascine. Le Français qui l’a mise en place a été formé par Jon Young, un Américain lui-même « mentoré » par un pisteur, Tom Brown, qui avait tout appris d’un Apache, au siècle dernier. Le retour à la nature est la base de cette école bien différente et épanouissante pour les enfants qui la fréquentent. Les familles qui vivent sur Salt Spring Island envoient leurs enfants à l’école Wolf 3 jours par semaine. Le reste du temps, ils peuvent suivre les enseignements classiques du programme avec d'autres éducateurs, en dehors de l'école. Les élèves – âgés de 8 à 15 ans – sont immergés en pleine forêt, encadrés par des enseignants/mentors eux-mêmes formés à ce type d’apprentissage et qui le transmettent à travers leur expérience. Les plus jeunes sont accueillis une demi-journée par semaine avec leurs parents.

Des enfants épanouis, autonomes...

« Là, j’ai vu des enfants de 8 ans plus matures que des Parisiens de 40 ans ! Le cœur, l’esprit : tout est ouvert », constate Cécile, enthousiaste, car elle a enfin trouvé ce qu’elle cherchait désespérément depuis des années. Et ce qui donne un sens à sa vie.
Elle observe ces enfants totalement connectés à la nature sauvage, épanouis, autonomes, empathiques. Et rêve de faire connaître cette approche au monde entier.
De retour en France, la sortie du film L’autre connexion, une école dans la nature sauvage déclenche un raz-de-marée chez les spectateurs soucieux d’apporter autre chose à leur progéniture. Parions que les écoles à ciel ouvert ont un bel avenir devant elles. Et qu’elles ne vont pas tarder à fleurir en France aussi !

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