Le plâtre en questions

Rubrique

Fracture du poignet, entorse de cheville ou encore immobilisation pour calmer des douleurs, le plâtre est parfois indispensable pour obtenir une consolidation osseuse ou articulaire suffisante. Mais attention : un plâtre peut s'avérer dangereux dans certaines circonstances. Tour d'horizon de la pose et de la surveillance d'un plâtre.

1. LA POSE EST-ELLE DOULOUREUSE ?
Non. Bien au contraire. Le plâtre a un effet antalgique, du fait de la chaleur qu'il dégage et qui calme les douleurs mais aussi et surtout, grâce à l'immobilisation du membre fracturé ou de l'articulation blessée.

2. LA POSE D'UN PLÂTRE EST-ELLE TOUJOURS UNE URGENCE ?
Non. Sauf cas particulier (fracture à risque immédiat de déplacement), il ne faut pas se précipiter sur le plâtre ou la résine. Mieux vaut attendre que le membre gonfle puis dégonfle.

3. LE MÉDECIN M'A PARLÉ D'UNE ATTELLE POSTÉRIEURE. DE QUOI S'AGIT-IL ?
L'attelle postérieure, le plus souvent en plâtre, est une sorte de "gouttière" placée derrière le membre fracturé ou l'articulation blessée, dans l'attente pendant quelques jours du plâtre définitif.

4. J'AI LES ORTEILS QUI GONFLENT. QUE DOIS-JE FAIRE ?
Surélevez la jambe le plus fréquemment possible.

5. DEPUIS QUE J'AI UN PLÂTRE À LA JAMBE, J'AI UNE DOULEUR DANS LE MOLLET. EST-CE GRAVE ?
Il peut s'agir en effet d'une phlébite. Liée à une stagnation du sang veineux, elle-même due à une absence de contraction musculaire, la phlébite est un incident fréquent lors des immobilisations du membre inférieur. Consultez un médecin sans tarder.

6. QUE FAUT-IL FAIRE POUR PRÉVENIR L'APPARITION D'UNE PHLÉBITE ?
Seul un traitement préventif systématique permet d'éviter la phlébite. Il consiste, dès le premier jour et pendant toute la durée de l’immobilisation de la jambe, en l’injection quotidienne d’anticoagulants dérivés de l’héparine. En prévention, bougez fréquemment vos extrémités et contractez vos muscles sous le plâtre.

7. RISQUE-T-ON DE ME BLESSER AVEC LA SCIE LORS DE L'ABLATION DU PLÂTRE ?
Non. Retirer un plâtre n'est ni dangereux ni douloureux, car les scies à plâtre utilisées ne sont pas coupantes…mais vibrantes.

8. FAUT-IL FAIRE SYSTÉMATIQUEMENT DES RADIOGRAPHIES DE CONTRÔLE ?
Tout dépend de la blessure ! Une radiographie de contrôle est parfois nécessaire afin de mettre en évidence le cal de cicatrisation, s'il s'agit d'une fracture bien entendu.
Elle n'a pas d'intérêt en cas de simple entorse.

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Ma bible de la phytothérapie
Venus d’Inde, les remèdes qui guérissent
Les compléments alimentaires à l’épreuve de la science
Quelle contraception choisir ?