Le spina bifida

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Le spina bifida est une malformation de l'arc postérieur des vertèbres et plus précisément un défaut de leur fermeture osseuse. En clair, une malformation située à l’arrière des corps vertébraux et qui expose la moelle épinière et les racines nerveuses qui ne sont donc plus protégées par les vertèbres.

Le spina bifida est relativement fréquent. On en dénombre en effet 350 à 400 nouveaux cas chaque année en France. Il s’agit d’une ouverture dans la partie osseuse postérieure des vertèbres à travers laquelle la moelle et les méninges peuvent faire hernie. On parle aussi de "défaut de fermeture du tube neural", une famille de maladies qui concerne environ une grossesse sur 1000 chaque année. Cette anomalie se produit à la 4ème semaine de vie intra-utérine. La cause précise de ce défaut de fermeture demeure inconnue, même si les chercheurs incriminent une baisse de l’activité d’une enzyme, la MTHFR, dont l’activité dépend de l’acide folique. Une anomalie génétique pourrait donc être un facteur prédisposant au développement d’un spina bifida.

UNE MASSE DEVANT LA COLONNE VERTÉBRALE
Le diagnostic se fait le plus souvent à la naissance. La maladie se manifeste alors par une tuméfaction médiane, assez longue, située au niveau dorsal, lombaire ou lombosacré. Le diagnostic est parfois évoqué dès les échographies prénatales, justifiant alors une interruption de grossesse. Enfin, des lésions cutanées médianes situées dans le dos, devant la colonne vertébrale, doivent être considérées comme des symptômes de spina bifida et nécessitent des investigations dans ce sens. Il s’agit des angiomes, d’une déviation du pli fessier, d’une accumulation de poils ou encore de fibromes.

TRAITEMENT CHIRURGICAL
Du fait du défaut de couverture osseuse de la moelle épinière et des méninges, le risque principal du spina bifida est représenté par les paralysies, l’hydrocéphalie et les complications rénales ou urinaires (problèmes vésicaux). Si le diagnostic peut être évoqué lors de la constatation d’une tuméfaction, c’est bien souvent à la radiographie, au scanner ou à l’IRM que le spina bifida est mis en évidence. Un bilan rénal et urinaire est nécessaire. Chez la femme enceinte, un dosage élevé de l’alfafœto-protéine et de l’acétylcholinestérase dans le liquide amniotique doit mettre la puce à l’oreille. Seule une intervention chirurgicale pour refermer les arcs postérieurs déficients permet de protéger la moelle épinière. Moyennant quoi, 78 % des sujets touchés atteignent l’âge de 18 ans.

LA PRÉVENTION PAR LES VITAMINES
Toutes les études le prouvent, la supplémentation en acide folique, autrement dit en vitamine B9, ou la consommation régulière d’aliments riches en acide folique permettent de diminuer les risques de spina bifida, et ce, avant même la grossesse. Un risque qui apparaît alors diminué de 40 à 72 %. Une recommandation qui vaut d’autant plus qu’il existe des antécédents familiaux de spina bifida. Rien d’étonnant donc si les populations qui consomment peu d’acide folique, contenu par exemple dans les légumes verts (choux, épinards, laitue, haricots verts, petits pois...) ou encore dans le foie de veau ou la viande de bœuf, développent la pathologie. C’est le cas en Irlande où les spina bifida sont très fréquents.

POUR EN SAVOIR PLUS
Fédération Française des Associations du Spina Bifida (FFASB) www.spinabifida.fr

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