Le vin

Ami ou ennemi ?
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Hippocrate, père de notre médecine, en parlait ainsi : « Le vin est une chose merveilleusement appropriée à l’homme si, en santé comme en maladie, on l’administre à propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle. »

Depuis, les études et recherches sur le vin se sont multipliées pour arriver à la même conclusion : le vin peut être un atout santé, à condition, bien sûr, d’être de qualité et consommé avec modération. 26 siècles après Hippocrate, les scientifiques confirment ses propos ! Eh oui, le vin peut contribuer à la santé... Mais encore faut-il savoir rester raisonnable et choisir de bon jus fermenté, celui qui n'a pas été chimiquement traité !

Une composition très intéressante

L’analyse chimique du vin révèle la présence de 250 éléments différents au moins.
Certes, le vin comporte de l’alcool, en majorité de l’éthanol, un alcool fabriqué par la fermentation naturelle du raisin et donc facilement digéré (en faible quantité bien sûr), mais aussi du sorbitol, qui stimule la sécrétion de la bile.
Le vin contient aussi des anthocyanes et des flavones: substances auxquelles il doit ses propriétés antiseptiques et bactéricides.
Et ce n’est pas tout : le vin est une intéressante source de minéraux (potassium, sodium, calcium, magnésium, silicium, zinc, fluor, cuivre, manganèse, etc.).
Consommé avec modération, il peut se révéler tonique, équilibrant du système nerveux, il facilite la digestion, accélère l’élimination (diurétique), et améliore le fonctionnement du système cardio-vasculaire.

Le resvératrol

Ce flavonoïde présent dans le vin et libéré lors de la fermentation est un anti-oxydant remarquable. Il augmente le bon cholestérol (HDL). Les vins les plus riches en resvératrol sont ceux élevés dans les régions fraîches et humides, comme la Bourgogne. Plus le vin est jeune, plus il en contient.

Le rouge, plus riche en flavonoïdes

Les flavonoïdes sont les composés du vin que l'on considère comme les plus importants pour la lutte contre les maladies cardio-vasculaires. On les trouve surtout dans la peau du raisin... qui est conservée pour la préparation du vin rouge, et retirée pour celle du vin blanc. Plus le vin est rouge, plus il contient de flavonoïdes!

Le french paradox

Des chercheurs ont établi un lien entre la consommation modérée de vin et la mortalité due à l’hypertension. Ils sont partis d’un constat: pour une tension artérielle similaire, le risque de mortalité par maladie coronarienne est plus important dans le nord de l’Europe et aux États-Unis que dans les pays méditerranéens. Ils ont donc cherché le facteur qui pouvait expliquer cette différence et, tout naturellement, se sont demandé si le vin ne pouvait pas jouer un rôle encore une fois!

Une vaste étude

Le Professeur Serge Renaud est bien connu pour avoir montré l’intérêt des acides gras de l’huile d’olive et l’efficacité du régime crétois pour prévenir les récidives d’infarctus. C’est à lui et à ses collègues de l’Hôpital Emile Roux de Limeil-Brévannes (Val de Marne) que l’on doit l’étude récemment publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition sur le vin. Il s’ agissait d’ analyser des données recueillies auprès de 36 583 hommes suivis pendant 13 à 21 ans. Au départ de l’étude, aucun de ces hommes ne prenait de médicaments contre les facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire et tous avaient un électrocardiogramme normal.
L’analyse des différentes données (évolution de l’état de santé/consommation de vin) montre que les consommateurs modérés de vin (moins de 60g d’alcool par jour), qui ne boivent pas de bière par ailleurs, ont un risque de mortalité diminué de 23% pour ceux qui ont une tension systolique (premier chiffre) de 16 en moyenne, de 27% pour ceux qui ont une tension de 14 et de 37% pour ceux dont la tension est à 12. Les « gros » consommateurs de vin, eux, ne bénéficient pas de ces vertus, annulées sans doute par la trop forte ingestion d’alcool.

Moralité : la modération est vraiment gage de santé.

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