Les maladies émergentes

Rubrique

Fibromyalgie, fatigue chronique, électrosensibilité, maladies auto-immunes... Non, ce n’est pas « dans la tête » ! Françoise Cambayrac a suivi le chemin proposé par le Dr Melet et en témoigne aujourd’hui, elle donne pas à pas la marche à suivre pour « s’en sortir » enfin. Comment savoir si on est intoxiqué, que faire ? Où trouver des spécialistes pour vous aider ?

PREMIÈRES PISTES AVEC UN RÉGIME...
Mon amie Annie, la seule qui soit au courant de mon état de santé, me rapporte avoir vu une émission de télévision consacrée à ces problèmes, et tente de me communiquer son enthousiasme. Un Docteur y aurait expliqué combien le mercure en bouche est toxique, puissamment toxique ; elle veut absolument me faire partager ses découvertes.
Car Annie est malade, elle aussi, et cela ressemble fort à ce que j’ai : épuisement, migraines, infections diverses, sinusites chroniques. Je l’écoute mollement, je suis tellement échaudée, tellement lasse, tellement épuisée. « Nous sommes empoisonnées », me dit-elle, voilà ce que dit le Dr Melet, empoisonnées par le mercure qu’il y a dans notre bouche. Et elle s’obstine à me convaincre.
Certes, le mot « empoisonnées » est fort, et cela m’impressionne, mais j’ai si peu d’énergie, et surtout, surtout, aucune envie de me faire retirer les plombages. Ah ça non ! Je subis déjà assez de soins dentaires par obligation ; je ne vais pas aller me faire faire, en plus, des travaux non obligatoires dans la bouche. (...)

Bref, Annie n’y arrive pas et laisse tomber (« Je suis indécrottable... »). Elle prend le taureau par les cornes et va voir ce Docteur. Le récit qu’elle me fera plus tard de cette rencontre ne va pas davantage me convaincre. Il y est question de prélèvements d’urines et de selles à envoyer en Allemagne dans des petits flacons, d’analyses de crachat, et de régime SANS pain et SANS laitages. Me décrire les détails de ces opérations coûteuses et compliquées était le meilleur moyen de me faire fuir. Quant à suivre un régime ! Il est hors de question que je renonce à ce à quoi je tiens pardessus tout : mon précieux pain et mes délicieux laitages. Ils sont le sel de ma vie ! (...)

Nous sommes en l’an 2000. Elle aura beau m’expliquer son nouvel état de grâce, son énergie revenue, sa santé complètement transformée, ses recettes originales (sans gluten et sans protéines de lait, c’est-à-dire SANS farine, SANS beurre, SANS fromage), je ne veux pas en entendre parler. Suivre un régime ! Même si j’ai une dizaine de kilos en trop, ce n’est pas la catastrophe (je suis juste enrobée), j’ai déjà tant à faire pour gérer ma fatigue avec un quotidien chargé, que je ne vais pas en plus me compliquer la vie avec un régime. (...) Et puis, je ne vois pas le rapport entre ce régime, les plombages et l’empoisonnement au mercure.

Aujourd’hui, je regrette amèrement mon obstination stupide. J’ai perdu deux ans. Il aura fallu tout ce temps d’efforts de persuasion acharnés de la part de ma meilleure amie Annie pour qu’enfin, je me décide à « au moins essayer ». Il aura fallu que j’aille vraiment très mal, en cette fin d’été 2002, que je sois absolument au bout du rouleau (cela fait neuf ans que je suis malade), pour qu’enfin, sans trop y croire, j’accepte d’essayer ce changement. Après m’avoir noté précisément, et avec beaucoup de gentillesse et de patience, tout ce à quoi j’avais droit, « Tu verras » me dit Annie, « voici quelques recettes, ce n’est pas si compliqué, on s’y habitue vite, je vais t’aider pour ta liste de courses. »

Merci Annie. La transformation se fait en moins d’une semaine. J’émerge dès le cinquième jour : au réveil, ce n’est plus pareil. Le sommeil a été plus calme, et je me sens comme légère et délivrée. Le cerveau est un peu moins embrumé et il me semble bien que j’ai les idées claires. Et… aucune fatigue ne pèse sur ma journée, ni sur les suivantes. C’est vrai, il y a quelque chose de changé. Je mentirais en disant que je suis guérie, loin s’en faut. Mais dès ce jour, et très progressivement, un peu de l’énergie qui m’animait autrefois revient. Je gère mieux mon quotidien, la « grimpette » me semble moins dure et je peux entrevoir à nouveau un avenir. Quelle différence avec la semaine dernière ! Je suis la première surprise, car je n’y croyais pas du tout. J’avais presque accepté ce régime pour prouver que c’était « de la foutaise », mais j’ai dû me rendre à l’évidence : Annie avait raison, complètement raison !

POURQUOI NE SOMMES-NOUS PAS TOUS INTOXIQUÉS ?
Imaginez votre organisme comme un lavabo, dont les robinets munis d’un réservoir seraient vos dents porteuses de mercure. Sur ce lavabo imaginaire, il y a dix robinets au lieu de deux (les Européens ont en moyenne dix amalgames en bouche). Chaque réservoir/ robinet/dent est rempli de mercure et fuit d’une goutte par jour.
Je schématise pour que ce soit facile à comprendre. Nous sommes tous différents génétiquement. Certaines personnes possèdent « le gène du bouchon hermétique » (l’APOE 3 ou 4 ou bien les deux, ou bien deux APOE 4, ce qui est pire) empêchant les gouttes de s’évacuer : le mercure s’accumule. D’autres, plus favorisées par la nature, jouissent d’un lavabo « NON muni de bouchon » ; leur gène APOE 2, encore appelé « gène de longue vie », offre au lent goutte-à-goutte de métaux lourds qui s’échappe du robinet la possibilité de ressortir aussitôt par le trou grand ouvert, et de s’évacuer tranquillement au même rythme qu’à l’arrivée… ces individus chanceux se débarrassent spontanément du poison, au fur et à mesure qu’il se déverse dans l’organisme ; leur système d’élimination fonctionne naturellement, merveilleusement bien, et les poisons s’évacuent par différents vecteurs (cheveux, ongles, émonctoires, etc.). Rien ne s’amasse dans la cuvette, ils ne s’intoxiqueront pas aux métaux lourds. Quelle chance ! Ils sont environ deux tiers de la population.

Ici, le Dr Melet me rappelle qu’il n’est pas favorable au retrait des plombages pour la majorité de la population. Pourquoi diable iraientils ouvrir tout grand ces robinets qui ne coulent qu’au compte-goutte, en faisant remplacer les amalgames ? Les deux tiers ont des capacités d’expulsion des toxiques qui les mettent à l’abri des soucis de santé. Là où, au départ, tout fonctionne à la perfection, ils risqueraient, en faisant ces soins dentaires inutiles, d’inhaler soudain d’énormes quantités de vapeurs toxiques et, pour le coup, de voir leur faculté d’élimination spontanée dépassée, puis saturée par un apport massif subversif. Le trou du lavabo n’y suffirait plus. De graves problèmes de santé pourraient apparaître, ce serait du gâchis ! Et c’est pourtant ce qui arrive souvent (...).

Chez ceux qui ont la chance d’être bien pourvus génétiquement, le mercure, donc, s’évacue au fur et à mesure qu’il pénètre dans l’organisme et ils ne rencontreront pas de problèmes particuliers avec les plombages, alors que les autres en auront.

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