Les produits laitiers donnent-t-ils le cancer ?

De plus en plus d’études laissent planer le doute. Les produits laitiers ne seraient décidément pas «nos amis pour la vie», malgré ce qu’essaient toujours de nous faire gober leurs supporters.

Cela devait arriver : l’Institut américain de recherche sur le cancer conseille désormais de «consommer les produits laitiers avec modération». L’Organisation Mondiale de la Santé avait déjà reconnu il y a 2 ans que plus on consommait de produits laitiers dans un pays, plus on y dénombrait de fractures du col du fémur.

1 POT DE YAOURT = 60% DE RISQUES EN PLUS
En effet, pour les (vrais) spécialistes du monde entier, c’est clair: les produits laitiers pourraient bien mener droit au cancer de la prostate, du sein et des ovaires. Si la preuve formelle manque encore, on a largement dépassé le stade du soupçon. Et, surprise, ce sont les yaourts qui sont au centre du collimateur. Certes, ils apportent des probiotiques (bactéries amies) et améliorent l’immunité, ce qui a bien été démontré. Sans doute protègent-ils du cancer du côlon. Hélas, à la dose faramineuse de 3 à 4 pots par jour, comme conseillé par le PNNS (Programme National Nutrition Santé), ces bénéfices ne font pas le poids face aux risques encourus. Rendez-vous compte que pour chaque pot consommé en plus chaque jour, le risque de cancer de la prostate s’élève de 60% (analyse du British Journal of Nutrition, d’après les données de l’étude française SUVIMAX)! Par ailleurs, on a trouvé dans le petit lait (le liquide qui se forme sur le yaourt ou le fromage blanc) des protéines qui accroissent la fabrication d’insuline par le corps. Cette hormone, qui pose problème aux diabétiques, est aussi à manier avec des pincettes pour chacun d’entre nous. En effet, si son rôle principal est de faire pénétrer le sucre dans les cellules, c’est aussi ce qu’on appelle une hormone de «croissance». Sous son égide, tout se met à croître et à se multiplier, aussi bien les cellules saines que les cancéreuses. Méfiance, donc.

CALCIUM ANTI-VITAMINE D
Autre (mauvaise) surprise: le risque de développer un des dits cancers est d’autant plus élevé que les produits laitiers renferment plus de calcium. Pourquoi? Les scientifiques savent que trop de calcium fait chuter le taux de vitamine D, principale arme naturelle anti-cancer dont dispose notre organisme. Si on le prive de ses propres moyens de défense, il finit par moins bien résister au développement des cellules cancéreuses. En outre, les cancers de la prostate, du sein et de l’ovaire sont dits «hormonaux-dépendants», c’est-à-dire sous l’influence des hormones, qu’il s’agisse de celles que nous fabriquons ou de celles que nous absorbons à notre insu. En dehors de cette regrettable affaire «calcium contre vitamine D», le lait et les produits laitiers renfermeraient désormais des taux non négligeables de ces hormones indésirables, ce qui n’était pas le cas il y a encore une cinquantaine d’années. Aujourd’hui, au nom de la productivité, on insémine les vaches laitières pendant qu’elles fournissent leur lait. Or, qui dit fécondation dit taux élevé d’hormones féminines (œstrogènes, progestérone), qui passent malheureusement aussi bien dans le lait (et les produits laitiers) que dans le sang (donc dans la viande). Dans les pays asiatiques où les populations consomment peu, voire pas, de produits laitiers, ces cancers sont très peu répandus. Exactement le contraire des pays anglo-saxons et Scandinaves, où une forte consommation de lait semble aller de pair avec un taux très élevé de cancers hormonaux.

DE LA RAISON…
Si on vous imposait de consommer chaque jour 3 à 4 steaks, accepteriez-vous d’appliquer ces consignes à la lettre sans vous poser la moindre question? Ne vous demanderiez-vous pas pourquoi on ne vous conseille pas d’alterner avec le poisson, les œufs ou les coquillages, qui tous renferment aussi des protéines et des micronutriments (vitamines, minéraux) comparables? C’est exactement ce que Belle-Santé vous invite à faire.
Si le calcium reste un minéral évidemment très utile, une à deux sources par jour suffisent largement, et pas forcément sous forme de produits laitiers. Les eaux minérales calciques, les choux, les sardines (avec arêtes) ou les amandes sont aussi d’excellents fournisseurs de calcium, fort bien assimilé qui plus est. Et si vraiment vous raffolez des produits laitiers, un par jour semble être une dose «sans danger» (mais non obligatoire!) selon Walter Willett. Avec une nette préférence pour les fromages de chèvre et de brebis. Par ailleurs, favorisez la viande de bœuf (et non de vache!) clairement estampillée comme telle.

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