L’harpagophytum naturellement antidouleur

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Arthrose, articulations douloureuses, inflammations... L’harpagophytum serait-il LA solution ?

De la famille du sésame, l’harpagophytum ou « griffe du diable » est une herbacée vivace originaire des régions sud-africaines, venant plus particulièrement de Namibie. La découverte des bienfaits de cette plante remonte à un lointain passé, quand les anciens guérisseurs africains l’utilisaient pour soigner des douleurs, des troubles digestifs, etc. Aujourd’hui, on en sait plus sur cette petite plante rosée à tige rampante et aux crochets acérés (d’où son surnom de « griffe du diable »).

Une plante polyvalente

Tout d’abord, cette plante a un effet anti-inflammatoire permettant aux douleurs articulaires et musculaires d’être fortement diminuées ou stoppées. Mais les vertus de la « griffe du diable » ne s’arrêtent pas là : purification, détoxination, amélioration de la digestion, de la qualité de la peau... Elle est dotée de nombreuses propriétés.

Qu’en pense la science ?

Inscrite dans la pharmacopée européenne, la racine (seule partie réellement utilisée) a été l’objet de nombreuses études cliniques.

Tout a commencé avec le Dr Schmidt, médecin allemand du XXe siècle qui, en 1972, a montré que sur 80 % de ses patients atteints de polyarthrite, la douleur était totalement supprimée et qu’ils retrouvaient une mobilité normale. Dans les années 1980, neuf études (ESCOP ; Chrubasik, 2000) ont été pratiquées sur 2000 patients, atteints, eux, d’arthrose, et ont montré une amélioration conséquente sur les articulations malades. L’analyse de ces travaux a prouvé que cette plante serait plus efficace qu’un placebo pour les douleurs arthrosiques.

Plus récemment encore, en 2008, la EMA (Agence Européenne du Médicament) a reconnu l’efficacité de l’harpagophytum « pour soulager les douleurs articulaires mineures ». De plus, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a admis les effets de l’harpagophytum sur les rhumatismes ainsi que sur l’appétit et les troubles digestifs. En outre, des études pharmacologiques récentes ont montré que ses effets anti-inflammatoires étaient plus puissants que ceux du phénylbutazone ou de l’indométacine, deux médicaments couramment prescrits pour des problèmes dus à des arthrites et à des rhumatismes. Enfin, l’harpagophytum ne présente pas d’effets secondaires, sauf parfois une légère modification du transit passagère. Il est cependant déconseillé aux femmes enceintes de l’utiliser.

Comment l’utiliser ?

On l’emploie sous plusieurs formes mais la gélule reste la plus utilisée et la plus facile à trouver en France. Pour la posologie, reportez-vous aux conseils d’utilisation donnés par le fabricant.
Si vous choisissez la forme « tisane », préparez l’harpagophytum en décoction : pour cela, faites bouillir dans 300 ml d’eau 5 cuillerées à café de racine séchée pendant 5 minutes. Laissez infuser 10 minutes puis filtrez le mélange.

Vous pouvez également prendre l’harpagophytum en teinture-mère, à prendre à raison d’une cuillerée à café dans un demi-verre d’eau, deux à trois fois par jour.
L’harpagophytum entre aussi dans la composition de gels articulaires à utiliser en massages.

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