Maladie de Horton

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Une douleur brutale au niveau de la tempe, accentuée lors du passage du peigne ? Il n’en faut pas beaucoup plus pour suspecter une maladie de Horton, autrement dit une inflammation artérielle de l’artère temporale qui risque, si rien n’est fait, d’aboutir à une cécité.

10 à 25 personnes sur 100 000 âgées de plus de 50 ans (pic entre 70 et 80 ans) développent chaque année une maladie de Horton (MH). Une fois sur trois, la maladie de Horton s’associe à une autre pathologie, rhumatologique celle-là, la pseudopolyarthrite rhizomélique, ou PPR.

UNE « VASCULARITE » SPÉCIFIQUE
La MH appartient à la grande famille des vascularites, déjà abordée dans Rebelle-Santé à de multiples reprises. Il s’agit d’une inflammation des artères, ou artérite inflammatoire, dont l’atteinte la plus classique se situe au niveau de l’artère temporale, de la tempe donc, et qui peut toucher plus rarement le coeur, le cerveau, la langue, la mâchoire, les doigts, l’oreille, l’appareil respiratoire ou encore la gorge.

DOULEUR TEMPORALE
La MH se signale par une douleur spontanée de la tempe, augmentée par la palpation ou le passage du peigne. D’autres symptômes sont possibles, comme des céphalées occipitales, un oedème de la face ou de l’oeil et surtout une vision double qui multiplie le risque par 7. 

BIOPSIE…
Lorsque la douleur est présente, ou si votre médecin ne peut palper l’une des deux artères temporales, une biopsie de l’artère concernée s’impose afin d’identifier la MH. Il arrive parfois que la biopsie prélève une zone saine de l’artère alors que le vaisseau est bel et bien pathologique. D’où une certaine prudence dans l’interprétation d’un résultat normal par le médecin et l’importance des signes cliniques et autres examens complémentaires.

… ET VITESSE DE SÉDIMENTATION
En outre, l’inflammation artérielle se manifeste par une augmentation de la vitesse de sédimentation (VS) au-delà de 50, voire 100, à la première heure. De son côté, l’écho-doppler de la région temporale peut contribuer au diagnostic en montrant l’épaississement de la paroi artérielle, conséquence de l’inflammation. Reste l’IRM et autres imageries complémentaires afin de détecter les autres atteintes artérielles au niveau cérébral et oculaire.

CORTICOÏDES EN URGENCE
La MH connaît un traitement radical, la corticothérapie à fortes doses dans un premier temps puis prolongée à doses plus faibles pendant quelques années. Malgré des effets secondaires importants, les corticoïdes vont permettre de sauver l’oeil, voire les deux, lorsque l’atteinte s’avère bilatérale. La surveillance doit être régulière, car les récidives sont toujours possibles.

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