Maladie de Lyme

Elle touche aussi les chiens !

Une tique n'a aucun mal à s'accrocher dans les poils du chien qui, contrairement au chat, ne possède pas une langue râpeuse pour l'en débarrasser.

C'est dans l'Est de la France et dans le Limousin que l'on trouve le plus de tiques infectées mais, en réalité, la borréliose, due à une bactérie transmise par la tique, sévit partout sur le territoire. On n'est donc jamais trop prudent !

Infection trompeuse

Entre le moment où une tique est délogée de la fourrure d'un chien et celui où des symptômes apparaissent, il peut se passer des mois. Et parfois, ces symptômes sont tellement peu évocateurs - fatigue, apathie - qu'ils sont mis sur le compte d'une petite baisse de forme. Chez certains chiens, il n'y a même pas de symptôme du tout ! Chez d'autres, au contraire, ce sont les douleurs articulaires et musculaires qui sont au premier plan. Parfois, tout semble rentrer dans l'ordre au bout de quelques jours, ce qui peut rassurer à tort. Cependant, d'autres crises peuvent survenir à nouveau, parfois plus intenses que les premières. En cas d'articulations chaudes et gonflées, le chien a du mal à se déplacer et cela a au moins le mérite de pousser à consulter. Or, si le vétérinaire réalise une ponction articulaire et une recherche d'anticorps sanguins, il a plus de chance de poser le bon diagnostic. C'est important, car il n'y a pas pire que de laisser évoluer une maladie de Lyme à bas bruit sans réagir : elle peut alors toucher différents organes.

Prise en charge la plus précoce possible

Une maladie de Lyme reconnue précocement, se traite à raison de trois ou quatre semaines d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires. C'est le meilleur moyen d'éviter à un chien contaminé de présenter d'autres troubles secondaires plus graves (cardiaques, neurologiques et/ou rénaux), voire mortels, mais le résultat n'est pas sûr à 100 %. De plus, l'antibiothérapie ne permet pas d'éradiquer la bactérie dans l'immédiat. En effet, cette dernière peut persister encore des mois dans l'organisme du chien.

Coup de pouce alimentaire

En parallèle au traitement, l'aider à se requinquer avec une alimentation de bonne qualité est très important. Quand on supplémente un animal en vitamine E, il produit davantage de cellules de défense et davantage d’anticorps : de quoi justifier le fait de lui rajouter une cuillère à café d’huile de colza une ou deux fois par semaine (mais pas plus) dans sa gamelle. Également utiles pour les mêmes raisons : les carottes (pour leur bêta-carotène) et les courgettes (pour leur lutéine). De plus, les fibres des courgettes servent de substrat à la bonne flore intestinale (microbiote), utile à l'immunité. Quant aux omégas 3, ils ont une action anti-inflammatoire : on les trouve surtout dans les poissons gras des mers froides ou dans des huiles de saumon, vendues en animalerie (éviter, en revanche, l'huile de foie de morue pour nos chiens).   

Prévention indispensable

Un chien non mordu par une tique est un chien qui ne risque pas d'attraper la maladie de Lyme ! C'est donc de loin la meilleure solution. On trouve dans le commerce des colliers répulsifs naturels, aux extraits de Margosa. L'huile essentielle (HE) de Géranium Rosat peut aussi être utilisée, par exemple, à raison de 20 gouttes diluées dans 3 cuillères à soupe d'huile d'amande. Appliquer 3 gouttes de ce mélange au niveau du cou, là où le chien ne peut pas se lécher (à réserver aux chiens adultes en bonne santé et aux femelles non gestantes et non allaitantes). Et répéter tous les deux ou trois jours ou avant une sortie à risque. Quant à l'HE de Tea Tree, réputée active quand la tique est sur la peau et particulièrement intéressante chez l'Homme, elle a déjà provoqué des problèmes de santé (fatigue, apathie, etc.), principalement chez des petits chiens et des chats exposés (le Journal of the American Veterinary Medical Association a compilé plus de 440 cas d'intoxication en dix ans). C'est pourquoi l'avis d'un vétérinaire est préférable. Enfin, pour un chien vivant dans une région à haut risque et sortant fréquemment en campagne ou en forêt, la balance bénéfice - risque peut être en faveur du vaccin annuel.

Inspection minutieuse

Il faut vérifier, après chaque sortie dans les herbes hautes ou en forêt, que votre chien n’a pas de tique sur lui. Une inspection rapide ne suffit pas, car la tique s’implante surtout là où la peau est la plus fine : au niveau de la tête, du cou ou entre les doigts. Il faut donc inspecter votre petit compagnon de la truffe aux pattes ! En cas de tique repérée, glissez un crochet prévu à cet effet et tournez jusqu’à ce qu’elle se décroche. Ne l’endormez pas au préalable car elle risquerait de larguer ses sucs salivaires (et leurs microbes) dans le sang du chien.Une fois l’intruse décrochée, noyez-la pour éviter qu’elle ne remette ça deux minutes plus tard, puis désinfectez la peau.

Moins de 48 heures pour réagir !

Lorsque vous débusquez une tique dans sa fourrure, rien ne dit que l'indésirable a commencé son repas sanguin et déjà transmis la fameuse bactérie (ou un parasite responsable d'autres maladies), mais il faut faire vite. En effet, les risques qu'une tique infectée transmette la bactérie au chien sont très accrus après 48 heures.
Il n'y a pas de temps à perdre !

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