Mangez gras !

C’est bon pour la santé, la ligne et le cerveau

Longtemps condamnées sous prétexte qu’elles étaient mauvaises pour la santé, les graisses, et principalement les graisses saturées, ont petit à petit disparu de l’assiette d’un grand nombre d’entre nous. Elles sont pourtant indispensables à notre organisme et notamment à notre cerveau. Réhabilitons donc les graisses une bonne fois pour toutes !

Ce qu’on appelle aujourd’hui l’hypothèse lipidique est née dans les années 1950, suite aux travaux très controversés d’Ancel Keys, un chercheur américain. Dès la publication de ses études à l’époque, de nombreux scientifiques ont critiqué son travail et sa méthodologie, mais ils n’ont pas été entendus. Pourtant, non seulement le lien entre graisses saturées et maladies cardio-vasculaires n’a jamais été prouvé mais, à ce jour, plus de 90 % des études sérieuses démontrent le contraire.

Nourrie par l’industrie agroalimentaire qui y voyait un marché juteux, l’idée que les graisses saturées étaient à l’origine des maladies cardio-vasculaires a donc été communément admise. Les industriels ont alors développé une large variété de margarines et graisses végétales hydrogénées, dont la nocivité est aujourd’hui démontrée, et les maladies cardio-vasculaires n’ont pas cessé d’augmenter.
Puis, petit à petit, non seulement les graisses saturées, mais les graisses en général ont été bannies des assiettes, principalement de celles des femmes, sous prétexte qu’elles faisaient grossir. C’était le début du développement des produits light, allégés en graisses, mais enrichis en sucre…
Pourtant, au fur et à mesure que les autorités de santé recommandaient la diminution de la consommation de graisses dans l’alimentation et l’augmentation de la part des céréales et des glucides, le pourcentage de maladies chroniques et de personnes en surpoids ne faisait qu’augmenter.
Même si, aujourd’hui encore, de nombreux scientifiques et médecins considèrent toujours les graisses saturées comme l’ennemi à abattre, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’hypothèse lipidique et pour redorer l’image des graisses dans l’alimentation.

La fin d'un mythe

Commençons d’abord par mettre fin à un mythe : en dehors des graisses hydrogénées et transformées par l’industrie agroalimentaire, il n’y a pas de bonnes et de mauvaises graisses.  Elles ont toutes leur utilité. Comme toujours, tout est dans l’équilibre.
Les lipides constituent la structure de nos membranes cellulaires et quasi les 2/3 de notre cerveau. Avec notre système nerveux, le cerveau est l’organe qui a le plus besoin de graisses pour fonctionner. Imaginez alors à quel point une alimentation pauvre en gras met votre organisme à rude épreuve.
Non, les acides gras saturés et le cholestérol ne provoquent pas de maladies cardio-vasculaires. Consommés dans le cadre d’un régime varié, riches en légumes et antioxydants, ils ont tout à fait leur place dans une alimentation saine et équilibrée. Ils sont notamment nécessaires à la santé de nos os, à l’intégrité de nos cellules et à la synthèse de la vitamine D et des hormones.
Non, les graisses ne sont pas non plus la cause de l’épidémie de surpoids. C’est le sucre qui, consommé en excès, se transforme en graisse et se stocke sur nos hanches et notre ventre, pas les acides gras.
Les lipides peuvent représenter jusqu’à 38 % de notre apport énergétique, sans risque pour la santé, ni pour la ligne. Le tout est de bien les choisir. Tentez l’expérience d’augmenter votre consommation de lipides et de diminuer celle de céréales et de glucides, et constatez les bénéfices sur votre santé et sur votre tour de taille.

Les oméga 3

Depuis plusieurs années, les oméga 3 font beaucoup parler d’eux. Ils protègent le cœur, ont un rôle dans la prévention des maladies chroniques et du cancer, ils stabilisent l’humeur, sont anti-inflammatoires, réduisent les allergies et l’asthme, améliorent les fonctions cognitives…
Vous les trouverez essentiellement dans les petits poissons gras comme les sardines et les maquereaux, les graines de lin, le pourpier, les œufs de poules élevées en plein air, les noix de Grenoble et la bonne vieille huile de foie de morue de nos grands-parents.

Les oméga 3 ne sont pas les seules graisses protectrices et bénéfiques à la santé :

⇒ L’huile de coco protégerait notre cerveau du déclin cognitif et aurait des vertus protectrices contre la maladie d’Alzheimer. Elle est composée d’un type d’acides gras appelés « triglycérides à chaînes moyennes » très facilement métabolisés par l’organisme. Elle contient en outre de l’acide laurique, un acide gras antibactérien, antifongique et antiviral, et de l’acide butyrique, carburant des cellules épithéliales du côlon.

L’huile d’olive est riche en polyphénols antioxydants et anticancer. Elle protège le cœur et réduit les risques de maladies cardio-vasculaires. Elle a également une action équilibrante sur le taux de glucose sanguin, ce qui contribuerait à diminuer les risques de diabète. Par ailleurs, un des composés phénoliques de l’huile d’olive, l’oléocanthal, induit la mort des cellules cancéreuses.

Les noix et purée d’oléagineux sont riches en graisse mais, n’ayez crainte, ils ne vous feront pas grossir. Les noix, noisettes, amandes (et les graines) sont très riches en minéraux comme le zinc, le magnésium, le calcium… Les noix du Brésil sont exceptionnellement riches en sélénium, puissamment antioxydant. Les oléagineux contiennent aussi des protéines, des fibres, des antioxydants, des acides gras mono et poly-insaturés, dont les fameux oméga 3.

L'œuf bio est la protéine parfaite. Il contient les 8 acides aminés essentiels en proportion idéale. Le jaune contient également des antioxydants, la lutéine et zéaxanthine, qui préviennent le développement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et ont une action protectrice contre le cancer. L’œuf est riche en choline, un nutriment indispensable au bon fonctionnement du cerveau.

La volaille élevée en plein air est une bonne source de protéines et d’oligo-éléments. Il contient du fer, du zinc, du sélénium, du magnésium, du calcium, du cuivre et du phosphore. Il est également riche en vitamines du groupe B. Le bouillon d’os de poulet est très riche en minéraux et en collagène. Il contient de la glucosamine et de la chondroïtine, excellents pour la santé de vos articulations. Et ce bouillon constitue un véritable pansement pour la muqueuse intestinale dont il soulage l’inflammation et favorise la cicatrisation. Le bouillon d’os de poulet est également un remède éprouvé contre le rhume et les refroidissements.

L’avocat est composé de 15 % de lipides en moyenne, dont 60 % environ d’acide oléique monoinsaturé, 13 % d’acides gras poly-insaturés et 21 % d’acides gras saturés. Il est très riche en minéraux (phosphore, magnésium, calcium, soufre…), en vitamine C, vitamine E et en vitamines du groupe B. L’avocat est un aliment protecteur de la santé cardio-vasculaire et il contient également du glutathion, un antioxydant très puissant.

(1) Référence à l’ouvrage du Dr Michel de Lorgeril : Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament.

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