Moxibustion

La face méconnue de la médecine traditionnelle chinoise

De nos jours, l’acupuncture fait partie intégrante des techniques de soin à notre disposition en Europe. Nombreux sont celles et ceux d’entre nous qui ont expérimenté avec succès les aiguilles. Mais avez-vous déjà entendu parler des moxas ?

En Chine, acupuncture se dit Zhen Jiu Fa. Zhen signifie aiguille, Jiu signifie feu prolongé et Fa veut dire méthode. L’acupuncture est donc une méthode de soin par les aiguilles et le feu. Nous connaissons bien les aiguilles, mais qu’évoque exactement le terme «feu» ? Le feu fait tout simplement référence à la moxibustion, à savoir l’utilisation de la chaleur sur une zone spécifique du corps pour soigner la maladie. Si cette technique est encore peu connue chez nous, le principe du soin par la chaleur n’a pourtant rien de nouveau. Nous connaissons tous les bouillottes, les cataplasmes, les infra-rouges... Mais plutôt que d’appliquer la chaleur sur une large zone du corps, la moxibustion la concentre sur un point d’acupuncture précis, correspondant à une fonction ou organe du corps, ce qui permet de conjuguer les effets de la chaleur et ceux de l’acupuncture. La technique des aiguilles et la moxibustion se sont développées parallèlement en Chine. Elles sont complémentaires et indissociables. Les aiguilles mettent en mouvement l’énergie qui se trouve à l’intérieur du corps, elles ont des actions sédatives ou toniques. Les moxas, quant à eux,
fournissent de l’énergie de l’extérieur et ont des propriétés chauffantes et asséchantes. Les réactions physiologiques à la chaleur des moxas entraînent en outre une augmentation de l’immunité générale de l’organisme. En médecine chinoise, les maladies chroniques, comme les rhumatismes par exemple, ou provoquées par le froid ou l’humidité sont soignées efficacement par les moxas. En Chine, la moxibustion prédomine donc naturellement dans les régions les plus hautes et les plus froides, d’où elle est d’ailleurs originaire.

Qu’est-ce qu’un moxa ?

Le mot moxibustion vient du terme japonais Mogusa qui signifie «herbe à brûler». Les moxas sont fabriqués à partir de feuilles d’armoise séchées et réduites en poudre, auxquelles sont parfois incorporées d’autres herbes choisies pour leurs propriétés médicinales. L’armoise (Artemisia vulgaris) est aussi appelée «herbe des médecins» par les Chinois. Utilisée sous forme de moxa, elle régularise le cours d’énergie des méridiens, réprime le froid et l’humidité et stimule les fonctions des organes. La moxibustion peut être utilisée seule ou combinée à l’acupuncture. Les moxas se présentent sous forme de cônes ou de rouleaux. Le patient est installé confortablement, de préférence couché, et de telle manière que les points à chauffer soient faciles d’accès pour le praticien. La méthode utilisée est choisie en fonction du patient et de sa pathologie et doit être adaptée à sa sensibilité. L’acupuncteur allume alors le moxa et l’approche du point qu’il souhaite chauffer. Il le laisse ensuite se consumer jusqu’à ce que la chaleur devienne trop forte.
Les cônes peuvent être appliqués soit en contact direct avec la peau, soit posés sur une substance (ail, gingembre, argile, sel...), dont les propriétés se conjuguent à celle de la chaleur.

Tous les détails sur la moxibustion dans l'article de Murielle Toussaint dans Belle-Santé n° 75 (épuisé).

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