Neuf conseils pour mieux gérer les mauvaises nouvelles

REBELLONS-NOUS ! Pas contre le système en place. Non. Mais contre la facilité avec laquelle nous nous laissons embobiner par leurs mauvaises nouvelles.

  1. Petit Pierre demande à son père : « Papa, comment se fait-il que chaque jour, il y a juste assez de nouvelles pour remplir le journal ? »
    C’est une bonne question, dans les deux sens d’ailleurs : tout rédacteur en chef DOIT remplir son journal, mais il ne peut choisir qu’un nombre limité d’informations.
    Or, avec les moyens de communication qui sont à notre disposition aujourd’hui, il pourrait en publier MILLE FOIS PLUS.
  2. Neuf fois sur dix, les informations sélectionnées sont de mauvaises nouvelles. On n’apprend jamais que 999 avions ont atterri sans problème : non, c’est le crash du millième qui fait les cinq colonnes à la une.
  3. Au journal télévisé, c’est la même chose : 30 minutes de mauvaises nouvelles, et 15 pour nous remonter le moral – la pub. Ces scénarios d’horreur sont frustrants, sèment la peur. Et attention : la peur est la plus mauvaise des conseillères, et elle nous rend malléables. La pub se déverse donc sur des cerveaux humains bien disponibles.
  4. Mais les mauvaises nouvelles répondent aussi à un besoin général : dans notre société sédentaire, sans activité physique notable, la circulation sanguine marche mal. Et quand la circulation marche mal, TOUT marche mal, y compris le travail intellectuel, et même le mental. D’où une frustration permanente. Les mauvaises nouvelles nous fournissent alors une justification extérieure pour notre malaise intérieur... et on ne cherche pas ailleurs.
  5. Il suffirait pourtant, de faire une marche ou du jogging dans le parc juste derrière la maison, et tout rentrerait dans l’ordre : la circulation, la respiration s’améliorent, le cerveau s’aère, les endorphines arrivent : on se sent très bien dans sa peau, encore plus quand il fait beau. Celui qui le fait – le sait. Les autres continuent à se consoler avec du sucre et du chocolat.
    Rappelez-vous : matin et soir, sortez votre chien – MÊME SI VOUS N’EN AVEZ PAS !
  6. Et vous AVEZ le temps pour bouger plus : coupez la télé, et le tour est joué ! En plus, libérés des mauvaises nouvelles, libérés aussi de la douche des pubs, vous aurez beaucoup moins besoin de ces "choconneries" pour les avoir, vos chères endorphines. Nous avons à tout moment le choix entre le soleil et l’écran total.
  7. Pourquoi les médias appartiennent-ils aux marchands d’armes ?
    Parce que, eux aussi ont besoin de vendre leur production. Or, une pub du genre « Achetez nos armes, elles tuent mieux que les autres » serait indécente. Et ce n’est pas le public qui les achète, ce sont les gouvernements. Mais le public doit être d’accord quand on s’en sert. C’est là où les mauvaises nouvelles jouent un rôle important : pendant des semaines, pendant des mois, on fabrique des arguments tranchants pour chauffer des conflits un peu partout dans le monde. Quand la mayonnaise a bien pris quelque part, une guerre éclate, et la croissance repart. C’est du gagnant-gagnant pour beaucoup de monde. Pas pour les victimes, bien entendu. Mais, que voulez vous ?
    En 1968, on disait : « Imaginons qu’ils organisent une guerre – et personne n’y va. »
  8. Dans une démocratie, ils peuvent faire ce qu’ils veulent – tant que la majorité croit que c’est le gouvernent qui gouverne. C’est pour cela qu’on organise des élections en grand spectacle. Coluche avait tout compris : « Le clown que je suis arrêtera de faire de la politique quand les politiciens arrêteront de faire le clown. »
    Et : « On fait des sondages pour que les gens sachent ce qu’ils pensent. »
    Ou encore : « Si les élections pouvaient changer quelque chose, ça fait longtemps qu’on les aurait interdites ! ».
    Parce que ceux qui tirent les ficelles ne se présentent JAMAIS aux élections. Ils nous laissent juste le choix parmi leurs marionnettes. Vous êtes au courant – Roselyne vient maintenant de changer de producteur, tout en gagnant bien plus qu’avant…
  9. La conclusion ? Cherchons des sources d’information fiables et honnêtes – il y en a, rassurez vous. Il suffit de se rappeler qui des médias n’a pas participé au grand spectacle du H1N1. Osons nager contre le courant quand il le faut, parce que, selon un proverbe chinois, il n’y a que les poissons morts qui ne le font jamais.

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