Neuf raisons de vivre avec les astres

1/ Le soleil est vénéré partout depuis toujours. Il est à l’origine de toutes nos sources d’énergie - nourriture, bois, gaz, charbon, pétrole... Il nous procure lumière et chaleur au gré du temps et des saisons. Mais, pour des raisons obscures, nous préférons vivre la moitié du temps comme des légumes hors saison, dans un régime des trois fois huit : 8 h de sommeil, 8 h de travail et 8 h de temps libre.

2/ Pour en avoir, des légumes hors saison, nous chauffons des serres en utilisant beaucoup d’énergie - laquelle est « gratuite » seulement à proximité des centrales nucléaires (si, si, on cultive des tomates avec l’eau chaude des usines atomiques !). Et tout le monde sait que les légumes « hors saison » n’ont pas la valeur nutritive des légumes qui mûrissent naturellement. C’est pareil pour notre bien-être : on ne se sent pas bien quand on essaye de vivre en hiver comme si c’était l’été. En plus, tout cela contribue sacrément au réchauffement climatique.

3/ La lune est le deuxième astre important. Moteur des marées, éclairage gratuit la nuit, surtout quand elle est pleine. Mais nos illuminations nocturnes l’effacent totalement, on ne la voit plus, on pense pouvoir l’oublier.

4/ Maria Thun découvrit, dans les années 1960*, que la lune exerce une influence cyclique sur les cultures agricoles dans sa trajectoire à travers les constellations du zodiaque, recherches confirmées par une étude de la Polytechnique de Zürich** : il y a un écart de rendement de 30 % selon que l’on choisit une date de semis favorable ou une date défavorable. Un paysan qui ne regarde pas les cycles lunaires dira à la fin de la saison que c’était une bonne (ou mauvaise) année pour telle ou telle culture. Mais il a peut-être tout simplement semé à la bonne ou à la mauvaise date…

5/ Margaret Mead*** remarqua, à la même époque, que les femmes des îles du Pacifique, tant qu’elles vivaient sans pollution lumineuse, étaient réglées sur la lune : ovulation à la pleine lune, menstruation à la nouvelle lune. Louise Lacey**** découvrit, par la suite, qu’on peut retrouver ce rythme naturel en calfeutrant la chambre pour la rendre totalement obscure, et en y allumant une petite lampe toute la nuit pendant les trois jours autour de la pleine lune. La « Lunaception » fut le choix des femmes qui refusaient intuitivement la pilule hormonale, refus pour lequel on a des arguments solides aujourd’hui - deux générations plus (= trop) tard.

6/ Le zodiaque est formé par douze constellations. Les travaux de Maria Thun ont révélé que la lune favorise le développement des racines quand elle se trouve dans une constellation traditionnellement attribuée à la terre, les fleurs dans une constellation de l’air, les feuilles dans une constellation de l’eau, et les fruits ou graines dans une constellation du feu. Cette surprenante concordance laisse supposer que les Anciens le savaient déjà. Seulement, cet accord existe avec les constellations du zodiaque, et les astrologues ont décidé, vers le IVe siècle, de baser leurs calculs sur les signes. Aujourd’hui, il y a un écart de pratiquement un signe entre les deux. Les astrologues auraient-ils dû choisir le zodiaque sidéral, le zodiaque des constellations ?***** Consulter les astres ne servirait donc à rien ?

7/ Pas forcément : dans une situation difficile, il est toujours utile de prendre une certaine hauteur. Un recadrage astral peut être bénéfique – même si la base n’est pas la bonne. Moi, je préfère les constellations, en premier lieu parce que le Lion, les Gémeaux et les autres sont visibles dans le ciel. Les signes ne le sont pas : ils sont le résultat d’un simple calcul astronomique.

8/ C’est par l’observation concrète de la nouvelle lune que le début du Ramadan est fixé chez les Musulmans, on n’en connaît jamais la date exacte à l’avance. Cette façon de faire peut paraître anachronique aujourd’hui, où de puissants ordinateurs peuvent calculer la position de la lune pour des années à venir. Mais leur façon de faire a une conséquence importante : TOUT LE MONDE observe le ciel, partout dans le monde. Ainsi c’est la lune qui appelle au Ramadan – et non pas un ordinateur anonyme.

9/ Cela m’a inspiré l’hypothèse suivante : l’Astronomie étudie les lois des astres. L’Astrologie définit leur sens. Ce peut être le sens que NOUS leur donnons. Autrement dit : les Anciens ont pu choisir l’horloge cosmique – que tout le monde peut voir dans le ciel chaque nuit – pour rythmer la vie sociale sans téléphone, radio ou internet. L’astrologie comme convention collective, et non pas comme horoscope personnel. Imaginez une population dans laquelle la conscience de tous se concentre en même temps sur les mêmes objectifs. La dynamique collective peut être une force extraordinaire : régler ensemble les conflits en fonction de la position de Mars, les affaires commerciales en fonction de Mercure, organiser une fête à la pleine lune, une retraite à la nouvelle. D’autant plus s’il y a une influence réelle, comme c’est le cas pour les marées, le jardinage ou le cycle féminin. On fait la fête ou on ne la fait pas – plutôt que de consommer des hormones chimiques à longueur d’année…

Bien sûr, nous sommes au-dessus de tout cela. Chez nous, la vie est déterminée dans les moindres détails par :
La science = ce que l’on sait à un moment donné
Le progrès = ce que l’on sait faire à un moment donné
L’inévitable = ce que l’on doit subir à un moment donné sans recours à un détour quelconque par les astres, sans boussole au-dessus de la mêlée.

Mais l’histoire du XXe siècle ne témoigne pas vraiment en faveur de ce système. J’irai même jusqu’à dire :
La vie sans les astres, c’est le désastre ! Cela n’engage que moi… mais je persiste et je signe.

À LIRE : Calendrier Lunaire Perpétuel. Gisbert Bölling - Éditions Mosaïque-Santé - 17,90 €

* Maria Thun : Bio-Dynamie et rythmes cosmiques, 2008. 18 €.
** Dissertation Nr. 5964 de la ETH (Polytechnique) de Zurich, 1977 (en allemand).
*** Margaret Mead : Mœurs et sexualité en Océanie, Pocket 2001. 9,10 €.
**** Louise Lacey : Lunaception, en anglais sur http://www.lunaception.net/, en français par les Éditions Étincelle – Québec 1974. Entre 8 et 15 € d’occasion sur plusieurs sites internet...
***** Maurice Nouvel : Le vrai zodiaque est sidéral, Édition Pardès 1991. 27 €.

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