Hyperpilosité féminine : à chaque problème sa solution

Une femme sur 10 se plaint d’être « trop poilue ». Voici des solutions pour se débarrasser, enfin, de ces poils disgracieux.

L’hyperpilosité, ou « trop de poils sur le corps », affecterait environ 10 % des femmes. Déjouez la tyrannie du poil et déclarez-lui la guerre.

Hypertrichose : c’est de famille
Commencez par déterminer la cause de vos souffrances (principalement hypertrichose ou hirsutisme). « L’hypertrichose est une hyperpilosité constitutionnelle, souvent ethnique », analyse le Pr Claire Beylot, dermatologue.

Hirsutisme : un dérèglement hormonal
Tout autre est l’hirsutisme, qui ne concerne que les femmes : des poils bruns ou noirs s’invitent dans les zones « masculines » : visage (moustache, menton, favoris), seins, haut des cuisses, ligne du nombril au pubis... Les femmes croient que le laser du dermatologue va tout régler.
Or, ce n’est un problème ni dermatologique, ni esthétique, mais hormonal.  Pour être sûr du diagnostic, le médecin demande un bilan sanguin et recherche d’autres symptômes : kystes aux ovaires, acné, perte de cheveux, surpoids avec troubles des règles, trahissant le fameux SOPK (syndrome polykystique aux ovaires). En cause, en tout cas en partie, un dérèglement de l’insuline (« l’hormone du sucre »). L’équation est la suivante : abus de sucres à IG élevé (ex. « sucres rapides ») = prise de poids au niveau du ventre + SOPK = déclenchement ou aggravation de l’excès de poils. On ne compte plus le nombre de femmes qui améliorent leur état pileux simplement en perdant 10 % de leur poids.

Poils sur le visage : une souffrance permanente
« En 2011, une femme doit être glabre pour séduire », rappelle le Dr Fabienne Cardinaud. L’hirsutisme facial, ou trop de poils sur le visage, est extrêmement mal vécu. Parmi les conséquences, une perte de confiance en soi, des problèmes sexuels et une altération de la qualité de vie. »

Le parcours classique d’une femme souffrant d’hyperpilosité
La chasse au poil, à la maison et en institut (épilation, rasage, décoloration), c’est bien. Mais les poils repoussent. Pas de miracle, il faut traiter la cause : le dérèglement hormonal.
Premier réflexe : « En cas de surpoids, perdre des kilos diminue la production d’androgènes par les ovaires », explique le Dr Jouanique. Ensuite, la médecine classique propose des médicaments. « Les principaux sont les oestroprogestatifs (la pilule diminue la production d’androgènes) et les antiandrogènes (ils empêchent la testostérone, principale hormone masculine chez la femme, de stimuler la fabrication du poil). »
Or, de nombreuses femmes rejettent ces médicaments qu’elles supportent mal (risque de dépression, baisse de libido, prise de poids, comportement boulimique…) et qui, en outre, sont loin d’être toujours efficaces.

La réponse des médecines douces
Désespérées par leur problème, mais conscientes des risques potentiels des traitements hormonaux aux conséquences parfois importantes et aux résultats incertains, de nombreuses femmes se tournent vers l’hygiène de vie et les médecines douces.

7 pistes à suivre :
1) Si vous êtes en surpoids, perdez des kilos.
2) Suivez une alimentation de type Index glycémique bas (régime IG métabolique), avec des sucres ne malmenant pas votre insuline.
3) Si vous êtes sujet aux fringales, prenez du chrome en supplémentation pour mieux contrôler votre appétit.
4) Suivez une cure de chardon-Marie, plante utile pour le bon fonctionnement du foie, et donc pour le métabolisme des hormones.
5) Toujours parmi les « plantes », l’alfalfa contrecarre l’excès d’hormones masculines et le houblon est, lui aussi, utile en cas d’hirsutisme et de SOPK.
6) Consultez un endocrinologue, si possible homéopathe.
7) Des séances d’acupuncture semblent efficaces, à condition de les suivre sur le long terme (ceci dit, les médicaments « antipoils » sont, eux, à prendre à vie !).
En tout état de cause, il est indispensable de vous faire suivre par un endocrinologue pour vérifier que votre SOPK s’améliore.

Lire l’intégralité de l’article d’Anne Dufour page 100 dans Belle-Santé N° 133.